

Chaque vendredi, découvrez les origines d'un mot rigolo et son équivalent espagnol en partenariat avec l'Alliance Française de Madrid. Cette semaine : Un boucan - Un jaleo
Comme tous les soirs, le buffet a connu un immense succès. Vous êtes toujours surpris, même après plus de 300 croisières, par l'appétit de vos passagers. Le gros temps, les tempêtes ou le roulis, rien se semble leur couper l'appétit. Sur les grands plateaux en argent, il ne reste plus que les décorations élaborées dans des radis et des carottes crues par votre cuisinier chinois. Les statues de cygnes en glace qui servaient il y a peu de présentoirs pour les desserts commencent à fondre irrémédiablement. Le tumulte des conversations s'est tu depuis une dizaine de minutes, les serveurs ont même commencé à dresser les tables pour le petit-déjeuner. Les musiciens de l'orchestre s'apprêtaient à ranger leurs instruments dans leurs étuis quand vous leur avait demandé la faveur d'une dernière valse. Vous avez surpris un clin d'oeil entre le pianiste et le violoniste; votre petit manège ne dupe donc personne. Maintenant que le boucan s'est éloigné, vous pouvez enfin susurrer quelques mots tendres à votre cavalière. Hélas, Poseidon est plus puissant que Cupidon. Un choc brutal suivi d'un craquement assourdissant interrompt votre tête à tête. (A SUIVRE)
Ce mot pourrait venir d'une langue amérindienne (bokaém) signifiant gril de bois sur lequel les Indiens faisaient fumer viandes et poissons. D'autres penchent plutôt pour l'ancien verbe boucaner : imiter le cri du bouc.
Sources :
"A donf" -édition PONS
Dictionnaire étymologique de Jacqueline Picoche (Le Robert)
Dictionnaire des locutions françaises de Julia Sevilla Muñoz (GREDOS).
Centre National de Ressources textuelles et linguistiques (CNRL)
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