Édition internationale

CINE – A l’affiche : Los girasoles ciegos

Écrit par Lepetitjournal Valence
Publié le 1 janvier 1970, mis à jour le 9 janvier 2018

Présenté comme le film de la rentrée « Los girasoles ciegos » (les tournesols aveugles) est sorti le 29 août dernier sur les écrans espagnols

L'affiche du film de José Luis Cuerda ( Affiche Sogecine, Produccions A Modiño)

« Los girasoles ciegos » présente l'histoire de plusieurs destins sous l'époque franquiste: un curé patriote confronté au désir, le quotidien d'une famille dont le père militant républicain doit se cacher de la police franquiste et un jeune couple qui doit fuir les forces franquistes. Tous ces destins s'entrecroisent et se mêlent pour donner au spectateur une vision de ce qu'est une occupation, une dictature, une vie clandestine, comme beaucoup de pays européens ont connus.
La richesse du film réside surtout dans les points de vue qu'il propose, notamment celui du fils du militant républicain, merveilleusement joué par Roger Princep ou celui de sa femme, interprétée par Maribel Verdu. Ils font face tous les deux au monde extérieur et doivent sans cesse tricher pour maintenir le secret et surtout supporter leur père et époux.
Dans différentes scènes le réalisateur José Luis Cuerda, travaille tous les espaces de l'appartement, lieu de vie quotidien mais aussi cachette du républicain pourchassé joué par Javier Camara. Les contre champs entre la porte, symbole du monde extérieur, et le couloir qui termine sur sa cachette entrainent chacun dans l'intimité de cette famille.

Un récit intimiste plus qu'un véritable témoignage sur le franquisme.
Pourtant, un montage fébrile et une fin décevante desservent ce film. On espérait beaucoup de l'adaptation du célèbre best-seller. Son auteur Alberto Méndez a gagné pour ce livre le Prix de la Critique et le Prix National de Littérature. Véritable succès en librairie, les droits de traduction se sont vendus pour l'Allemagne, la France, l'Italie et la Serbie.
Ce récit sur l'époque franquiste, offre en quatre nouvelles, des tranches de vie de cette époque. Le scénario, écrit par José Luis Cuerda et Rafael Azcona, fait lien entre ces quatre histoires. Mais les histoires s'enchaînent mal et le film devient peu à peu bancal, même si le jeu des acteurs provoque des scènes troublantes d'émotions. On assiste donc plutôt à un récit intimiste et émotionnel qu'à un véritable témoignage sur le franquisme, promesse que le film voulait pourtant tenir.
Mathilde Mouchel (www.lepetitjournal.com Valence) Lundi 1er septembre 2008

Pour voir le film à Valence.


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Publié le 1 septembre 2008, mis à jour le 9 janvier 2018
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