

Quitter les dunes dorées de Ksar Ghilane pour plonger dans la mer turquoise de Djerba prend moins de trois heures, et la même durée pour déstresser complètement et retrouver la forme
Plage de djerba - crédit photo : djerbablog
Située au sud de Douz, Ksar Ghilane est une oasis rêvée, aux portes du désert. Sable ocre planté de palmiers, dunes et chameaux, sources chaudes ... un vrai coin de paradis
Ksar Ghilane est la halte idéale si vous venez de Tozeur ou Tunis et que vous avez prévu un circuit vers Tataouine ou de Djerba en direction de Tozeur ou Tamerza.
Une petite visite du village vous fera découvrir l'hospitalité légendaire des gens du sud. Les habitants du village sont tous des enfants du désert. Pour la scolarisation de leurs enfants, ils ont du se sédentariser, mais restent profondément attachés au désert
Ici c'est l'élevage, la culture de dattes et les promenades en dromadaires, qui permettent de vivre. Les chameliers, amoureux du désert et fidèles à leurs traditions, "experts du désert", vous feront découvrir et partager leur mode de vie et leurs valeurs.
Faites une balade chamelière dans le désert, tout près des campements. Si vous partez dans l'après midi, vous reviendrez avec un coucher de soleil inoubliable.
Détendez-vous dans les sources chaudes, pleine forme garantie.
Et pour finir dégustez les spécialités du coin : pain de sable, chorba frik, kefta, mechoui, ragoût de jilbena (petits pois), et ... dromadaire bien sûr !
Ksar Ghilane est accessible en voiture depuis Douz ou Matmata en environ deux heures. Ou en 4x4, ce qui permet aussi d'emprunter les pistes.
Si Djerba nous permet une pause soleil à moins d'une heure de Tunis, elle recèle aussi de nombreux trésors, de ses traditions à ses monument ancestraux, en passant par sa gastronomie riche et variée
Djerba possède des traditions d'une grande richesse : la multitude des bijoux (longtemps le métier de bijoutier fut l'exclusivité des Djerbiens juifs) et des costumes traditionnels, jusqu'aux chapeaux caractéristiques de certains villages comme Guellala et Sedouikech, une gastronomie très variée ou encore la musique sont à l'image de la diversité de la population de l'île.
Djerba et la religion
Les mosquées ibadites ont une architecture particulière et il n'est possible d'accéder au minaret qu'en passant par la salle de prière. Certaines sont souterraines : à quelques kilomètres de Sedouikech, en direction d'El Kantara, se trouve l'une d'entre elles, Jemaâ Louta, qui daterait du XIIe ou du XIIIe siècle et où les Ibadites se réfugiaient pour pratiquer leur culte.
Et bien sûr, on ne peut pas évoquer la religion sans parler de la fameuse Ghriba, vers laquelle de nombreux pèlerins juifs se rendent chaque année. Son architecture et ses mosaïques en font un des joyaux de l'île.
Les forts
Borj El Kastil est l'un des rares forts de l'époque médiévale qui ait été partiellement épargné. Forteresse bâtie au 13e siècle par le conquistador espagnol Roger de Lauria, l'amiral de Pierre III d'Aragon, roi de Sicile ; Lauria occupe Djerba sous les ordres de Pierre d'Aragon en 1284 et y place une forte garnison.
Le Fort Ghazi Mustapha remonte au 15ème siècle et sa construction fut ordonnée par le Sultan Abou Fares EL HAFSI, qui s'était rendu en 1432 à Djerba pour contrer la campagne espagnole menée par le roi aragonais Alphonse V.
Le Bordj El Rouss, ou Tour des Crânes, fut érigé en 1560 sous l'ordre de Dragut Pacha, avec des crânes de soldats espagnols, vaincus lors de leur campagne contre l'île, pour rappeler à ses ennemis chrétiens que leur sort sera semblable à celui des soldats dont les cranes ont servi à la construction de cette tour, si jamais ils envisageaient la reconquête de l'île. Toutefois, la démolition de ce vestige n'a eu lieu qu'en 1848, lorsque la communauté chrétienne de Djerba a demandé au Bey de Tunis de l'autoriser à extraire les os et cranes des soldats chrétiens afin de les enterrer. Et l'ancienne structure a été remplacée par une stèle commémorative
Le site archéologique de Méninx
Fondé par les Phéniciens vers le 10ème siècle av. J.-C., il garde les vestiges de cette cité qui fut, du temps des Romains, la capitale de l'île. L'étendue du site témoigne de la prospérité et de l'importance de cette place forte, véritable carrefour commercial entre l'Afrique, l'Orient et l'Occident pendant de nombreux siècles.
Non loin de l'antique Méninx, se dressent les vestiges de El Kantara (littéralement, "le pont", une chaussée longue de 6 km, que construisirent les Romains pour relier Djerba à la côte. Il n'en reste aujourd'hui que les célèbres ruines. Une route fut construite en 1951 à l'ancien emplacement de l'antique Kantara, pour relier Djerba au littoral.
A visiter également : Zarzis, charmante ville côtière à quelques kilomètres de Djerba.
Gastronomie :
Le fameux riz djerbien, mélangé à des légumes hâchés
Le mesfourf, délicieux couscous roulé au beurre aux fruits secs
Osbane et Mahchi : tripes farcies
Kamounia : abats en sauce au cumin
Couscous au poisson ou aux calmars farcis
Isabelle Enault (www.lepetitjournal.com/tunis.html) jeudi 28 mars 2013
Se rendre à Djerba :
Depuis la Tunisie :
Depuis la France :
Vols réguliers et directs depuis plusieurs villes françaises













