

Sur les 3.000 personnes interrogées par le Tokyo Shimbun, 79,8 % d'entre elles seraient favorables à une sortie progressive du nucléaire, et 16 % seraient contre. 92 % des sondés se disent inquiétés par le nucléaire et la radioactivité sur l'archipel, malgré les annonces rassurantes du gouvernement. Néanmoins, le sondage montre que 53 % des personnes interrogées permettraient le redémarrage des réacteurs à l'arrêt si la demande en énergie est trop importante cet été. Le ministre de l'Industrie, Yukio Edano, a annoncé ce weekend qu'il y aurait surement des pannes de courant et un gros déficit énergétique pendant les pics de chaleur estivale. 52 des 54 réacteurs nucléaires du pays sont actuellement à l'arrêt pour maintenance.
Un lourd passé commun
Ce rejet du nucléaire n'est guère étonnant au vu de ce que le peuple japonais a subi l'année dernière, Fukushima ayant été le plus grave accident nucléaire au monde après celui de Tchernobyl. Mais le lourd passé de l'archipel avec l'énergie nucléaire peut également expliquer le scepticisme et l'inquiétude des nippons. Le Japon a notamment été le premier, et le seul, pays au monde à subir le feu nucléaire, avec les bombes atomiques lâchées sur Hiroshima et Nagasaki par les Américains à la fin de la Seconde Guerre mondiale. Le pays s'est tout de même ouvert à l'énergie nucléaire dans la deuxième moitié du XXe siècle, allant jusqu'à construire plus d'une cinquantaine de centrales dans le pays, dont beaucoup en bord de mer du fait du manque de place sur l'archipel. L'accident de l'année dernière a remis en cause le programme nucléaire japonais, qui prévoyait que la part de cette énergie au Japon passe de 30 % à 50 % dans les années à venir.
D.C (http://www.lepetitjournal.com/tokyo.html avec AFP) mercredi 21 mars 2012









