Depuis le 26 avril 2026, les extraits de cannabis riches en THC ne peuvent être utilisés que pour quatre usages. Le gouvernement resserre le cadre tout en misant sur l’économie de la santé.


La Thaïlande ajuste encore sa politique cannabis. Un nouveau règlement ministériel encadre l’usage de cannabis et de chanvre contenant plus de 0,2 % de THC. Le texte est entré en vigueur le 26 avril, trente jours après sa publication dans la Royal Gazette.
Le cannabis reste classé comme stupéfiant et son usage est limité à quatre cas précis. Les autorités ferment la porte aux usages flous apparus depuis la dépénalisation partielle de 2022.
Quatre possibilités
Le règlement limite l’usage des extraits à quatre cas.
Premier cas, la détention par les autorités dans le cadre des opérations de lutte contre les stupéfiants.
L’usage médical, qui reste le cœur du dispositif.
Troisième cas, la recherche, l’analyse et l’enseignement scientifique.
Quatrième cas, l’usage industriel.
Le texte remplace le cadre de 2021, qui limitait l’usage des produits contenant plus de 0,2 % de THC au seul usage médical.
Accès et contrôles renforcés
L’accès aux licences est verrouillé, les producteurs, importateurs et exportateurs doivent être des entités thaïlandaises. Les entreprises étrangères sont exclues et les agences publiques et la Croix-Rouge thaïlandaise peuvent aussi opérer.
Pour produire à des fins médicales, une licence de fabrication de médicaments ou de produits à base de plantes est requise. Les vendeurs doivent être eux-mêmes producteurs ou importateurs agréés. Les détenteurs doivent justifier d’une activité liée au médical ou à l’industriel.
Chaque opération d’import ou d’export nécessite une autorisation spécifique.
Le règlement impose aussi des contrôles stricts. Chaque lot est analysé avant de quitter le site de production. Le taux de THC est vérifié à chaque fabrication et les produits non conformes sont détruits ou corrigés.
Les sites doivent être identifiés. Les emballages doivent mentionner le producteur et l’adresse et tous les acteurs transmettent un rapport mensuel à l’administration.
Le ministre de la Santé publique Pattana Promphat fixe la ligne : faire du cannabis médical un levier économique, sans perdre le contrôle.












