La police suédoise a mis en place une zone de sécurité dans le quartier diplomatique de Djurgården, à Stockholm. Des contrôles sans suspicion préalable sont désormais autorisés. La mesure, entrée en vigueur le 24 mars, doit durer deux semaines. Une mesure de précaution, dans un contexte mondial de plus en plus tendu.


Depuis le 24 mars, une partie de Djurgården et plus précisément le secteur de Diplomatstaden, est placée sous un régime particulier. La police y a instauré une « zone de sécurité » afin d’effectuer des contrôles d’identité, des fouilles de personnes et de véhicules sans motif individuel. Ce périmètre englobe un quartier stratégique de la capitale où se concentrent plusieurs ambassades, notamment celles des États-Unis, d’Israël, du Royaume-Uni ou encore de la Turquie. Une carte diffusée par les autorités délimite précisément la zone concernée.
Un contexte international sous tension
La décision des autorités intervient dans un contexte qui inquiète. Les autorités estiment que le risque d'attaques contre des cibles diplomatiques a augmenté, alimenté par les tensions qui secouent le monde et plus particulièrement le Moyen-Orient. Ce sentiment d'alerte n'est pas tombé du ciel. Ces derniers temps, plusieurs représentations diplomatiques ont été prises pour cibles en Europe et en Amérique du Nord, que ce soit des attaques abouties ou des tentatives avortées.
Des pouvoirs élargis pour la police
Dans cette zone temporaire, les forces de l'ordre ont les mains un peu plus libres qu'ailleurs. Elles peuvent procéder à des contrôles et des fouilles sans qu’un comportement suspect ne soit nécessairement constaté. Ce dispositif s'appuie sur une loi adoptée en Suède en 2024. Elle permet de délimiter des zones de sécurité pour une période donnée, en général deux semaines, dès lors que les autorités estiment qu'un risque sérieux de violence existe dans le secteur.
Une mesure temporaire mais encadrée
La zone de sécurité instaurée à Djurgården doit rester en place jusqu’au 7 avril, sauf prolongation décidée par les autorités. La police insiste sur le caractère préventif de cette mesure, destinée à dissuader toute tentative d’attaque et à renforcer la sécurité dans un secteur particulièrement exposé.














