Édition internationale

La Suède annonce une stratégie sur 10 ans contre les violences faites aux femmes

Le gouvernement suédois a annoncé fin janvier le lancement d’un nouveau programme national pour lutter contre les violences basées sur le genre. Il s’inscrit dans une stratégie de dix ans à partir de 2026. L’exécutif met l’accent sur les violences domestiques, les crimes graves impliquant des troubles de santé mentale et les violences dites « d’honneur ».

Les bureaux du Premier ministre à gauche et le Parlement suédois à droite.Les bureaux du Premier ministre à gauche et le Parlement suédois à droite.
© Ola Ericson/imagebank.sweden.se
Écrit par Lepetitjournal Stockholm
Publié le 18 février 2026, mis à jour le 6 mars 2026

Le signal est politique. Le gouvernement suédois a présenté un nouveau plan national pour lutter contre les violences faites aux femmes. L’Agence suédoise pour l’égalité des genres coordonnera les actions contre la violence et l’oppression liées à l’« honneur ». Elle travaillera avec les ministères pour suivre et mettre en œuvre les mesures prévues afin de renforcer la cohérence des politiques publiques face à un phénomène toujours persistant.

 

Une stratégie nationale 2026–2036

Le programme envisage une stratégie décennale de 2026–2036. D’après le gouvernement, elle remplacera et regroupera les dispositifs précédents afin d’offrir un cadre plus lisible et plus opérationnel. L’Agence suédoise pour l’égalité des genres précise que cette stratégie sera accompagnée de plans d’action successifs, dont un premier jusqu’en 2028. L’ambition affichée est de mieux articuler prévention, protection des victimes et répression des auteurs.

 

Violence domestique et prévention des crimes graves

La lutte contre les agressions commises par un partenaire ou un ex-partenaire constitue le socle du dispositif. Malgré un arsenal législatif déjà étoffé, les autorités estiment que la réponse institutionnelle doit être renforcée, notamment au niveau local. Le gouvernement entend améliorer la coopération entre la police, les services sociaux et le système de santé. Une attention particulière est portée aux situations qui impliquent des troubles graves de santé mentale. L’exécutif souligne néanmoins qu’il ne s’agit pas de pointer du doigt les personnes qui souffrent de troubles psychiatriques mais de mieux repérer les situations à risque afin d’agir en amont et prévenir les passages à l’acte.

 

Un focus sur les violences dites « d’honneur »

L’introduction d’un septième sous-objectif national marque une étape politique importante. Officialisé à l’automne 2025, il vise explicitement à « prévenir et combattre la violence et l’oppression liées à l’honneur », selon les termes du gouvernement. Ces violences, qui peuvent inclure mariages forcés, menaces, contrôle social strict ou restrictions de liberté feront l’objet de mesures ciblées dans les futurs plans d’action. Les autorités prévoient par ailleurs un renforcement de la prévention en milieu scolaire et une meilleure formation des professionnels susceptibles d’identifier des situations à risque.

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