Pascal Gentil, candidat ASFE aux élections législatives dans la 11ème circonscription

Par Jean-Michel Bardin | Publié le 23/05/2022 à 18:00 | Mis à jour le 03/06/2022 à 02:00
Pascal Gentil - législatives 2022

Pascal Gentil, qui réside à Pékin depuis 10 ans, a été investi par l’ASFE pour être candidat aux prochaines élections législatives (5 et 19 juin 2022) dans la 11ème circonscription des Français de l’étranger, qui couvre l’Asie, l’Océanie et l’Europe orientale. De passage à Singapour, où il a tenu une réunion publique le 13 mai, Lepetitjournal.com l’a interviewé sur son parcours et son programme.

 

Pascal, pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?

Originaire de la région parisienne, j’étais un enfant très actif. A la fin des années 80, à la sortie de l’adolescence, j’ai découvert le taekwondo grâce à un ami, et cela a été le coup de foudre. Je me suis entrainé assidument pour progresser, travaillant dans un restaurant pour pouvoir payer ma licence. Au début des années 90, j’ai participé aux championnats de France et je suis devenu champion de France (18 fois à partir de 1994) et d’Europe (3 fois à partir de 1994). De 1998 à 2009, j’ai été capitaine de l’équipe de France. J’ai participé en 2000 à Sydney à mes premiers Jeux olympiques et ai décroché la première médaille de l’histoire du Taekwondo français.  J’ai renouvelé cette performance aux jeux Olympiques d’Athènes 4 ans plus tard. Qualifié pour les jeux olympiques de Pékin, j’ai dû renoncer quelques semaines avant la compétition à cause d’une blessure. Je suis cependant resté à Pékin pour commenter les jeux, ce qui m’a permis d’y rencontrer mon épouse Héloïse. A partir de là, j’ai mis fin à ma carrière sportive, même si j’ai encore remporté quelques compétitions et continue à soutenir ce sport, notamment comme co-président de la commission des athlètes de la Fédération internationale de taekwondo.

Parallèlement à ma carrière sportive, j’avais monté une petite société, notamment dans le développement des contrats de partenariats avec des entreprises et dans l’organisation de stages d’entrainement. En 2009, je suis entré chez Veolia pour prendre en charge la sécurité et les relations institutionnelles, basé à Pékin. En 2015, j’ai rejoint l’équipe préparant la candidature de Paris pour les jeux Olympiques en 2024 et je suis entré dans le groupe Securitas, toujours dans le domaine de la sécurité. Je suis revenu en Chine en 2018. Aujourd’hui, je m’occupe aussi du projet Peace&Sport au lycée français de Pékin.

J’ai trois enfants, deux filles de 19 ans et 5 ans, un garçon de 3 ans.

 

Qu’est-ce qui vous amène à vous présenter à ces élections législatives ?

Je suis par nature quelqu’un qui ne peut pas rester inactif face aux problèmes que rencontrent les autres. La notoriété que j’ai acquise dans le sport et que j’ai continué à cultiver en participant à des émissions de télévision m’a permis de faire progresser certaines causes qui me tenaient à cœur. En tant que député, je pense pouvoir faire encore plus. J’ai soutenu Nicolas Sarkozy et Emmanuel Macron lors de leurs campagnes pour les élections présidentielles, pour le renouveau de leurs approches.

Durant ma carrière de sportif, j’ai eu la chance de me rendre dans plusieurs pays de notre circonscription, tels que la Nouvelle Zélande, l’Inde, la Corée du Sud, la Thaïlande, le Japon, Singapour, etc. J’ai été littéralement porté par cette circonscription dont je connais les complexités culturelles, linguistiques, politiques, économiques. Je suis très admiratif du courage de mes compatriotes qui s’y installent et que j’ai déjà servi à la fois comme conseiller consulaire pour la 2eme circonscription de Chine du Nord dans le cadre de la liste LREM et au sein d’associations telles que l’Union des Français de l’Etranger, la French Tech, l’ULFM. C’est une source de motivation, de pouvoir, demain, mettre cette connaissance et ces atouts à leur service au sein de la nouvelle Assemblée Nationale.

Par ailleurs, il y a un besoin indéniable de renouvellement, d’ailleurs souligné très justement par le président de la République dans son discours d'investiture d’il y a quelques semaines. Je me présente pour représenter ce nouveau visage de notre circonscription à l’Assemblée, avec de nouvelles méthodes, un nouveau rapport au travail parlementaire qui renoue avec exigence et efficacité renforcées, compétence et passion décuplées. Je suis un sportif de haut niveau et j’ai le sens de l’effort et de la combativité. C’est ce que demandent et ce que méritent nos compatriotes de la 11ème circonscription.

J’ai le plaisir de faire équipe avec Thibaud Sarrazin-Boespflug qui est un vrai patriote, un républicain et un humaniste. Il incarne ce que nous pouvons porter de mieux : les valeurs de solidarité, de bienveillance et de service. Ancien conseiller consulaire élu pour la Chine du sud, Thibaud a permis de belles avancées depuis des années au services des Français de l’étranger, en ayant participé à la création d’une école AEFE, à la création de lieux de rassemblement en cas de crise, à la mise en place de médecin référent, à l'envoi de manière bénévole  de plus de 100 millions de masques en France en provenance de Chine au début de la pandémie ! Il met à la disposition de nos compatriotes son vaste réseau développé depuis des années dans cette partie du monde. Avoir Thibaud comme colistier pour la députation est une chance pour continuer à améliorer les conditions de vie des Français établis hors de France.

 

Quels sont, selon vous, les principaux défis auxquels sont confrontés nos compatriotes dans la 11ème circonscription ?

Dans ma déclaration de candidature, je souligne les défis immenses et uniques auxquels font face les Français de notre circonscription, affectés par la pandémie du Covid 19, la guerre en Ukraine ainsi que les conséquences du réchauffement climatique. Ces phénomènes produisent des conséquences directes dur l’éducation, l’accès aux soins, la sécurité, les droits démocratiques. J’ai une pensée pour nos compatriotes de Shanghai dont beaucoup sont confinés et n’ont pas pu exercer leurs droits de vote lors de l’élection présidentielle. J’ai d’ailleurs saisi et alerté plusieurs autorités de notre pays à haut niveau sur cette situation de détresse. Quant à nos compatriotes résidant en Australie, ils sont par ailleurs aussi affectés et concernés directement par deux défis : la question du réchauffement climatique et les conséquences de la crise politique née de la rupture du contrat du siècle, portant sur les sous-marins. Il faut renouer avec la confiance et l’amitié franco-australienne, et ce sera l’un des chantiers clés au début de ma mandature.

 

Quel est votre programme ?

Être député selon moi, c’est un sacerdoce noble et exigeant. Solliciter le vote des électeurs en ne vantant et ne revendiquant que l’onction d’une couleur politique me semble quelque peu hasardeux. II faut un débat sur la méthode, les moyens, la manière d’être député pour éclairer le choix de nos compatriotes. Or, sur ce point, le silence des autres candidats interroge. N’est pas député qui veut mais qui peut, pendant les cinq prochaines années, défendre chaque jour, chaque minute, ses concitoyens. C’est la raison pour laquelle nous avons besoin d’un nouveau député, frais et déterminé à partir du 20 juin.

On l’a vu depuis cinq ans, il y a une exigence croissante des Français de l’Hexagone et de l’étranger pour une classe politique qui gère leurs attentes avec un haut niveau de professionnalisme, de probité et de persistance. Ce qui se joue dans cette élection à mon sens, c’est aussi cela : faire élire un député qui saura faire preuve de professionnalisme, de probité et de persistance dans l’effort. C’est fondamentalement le projet que je porte, autour d’une vingtaine de propositions structurées autour de cinq axes : l’éducation, la formation et le sport ; la sécurité et les réponses aux crises ; la santé, l’inclusion et la protection sociale ; l’administration, les institutions et la citoyenneté ; l’économie, la fiscalité et le rayonnement de la France.

Au rang des combats majeurs que je compte mener pour nos concitoyens s’ils m’envoient au Palais Bourbon : la fin de l'injustice fiscale que subissent les Français de l’étranger à travers la suppression de la CSG/CRDS ; la création de davantage de passerelles écoles/entreprises afin de proposer des stages, des VIE, des contrats d’apprentissage, voire des embauches aux jeunes Français ; la création d’un Haut-Commissariat aux Français de l’Etranger, directement rattaché au Premier ministre ; le renforcement de l’efficacité du dispositif Ariane et l’accès des Français à la solidarité nationale en cas de crises ; l’accélération de la simplification et la digitalisation du service public, notamment à travers une plateforme dédiée qui centralise les besoins et démarches des Français de l’étranger.

Affilié à l’ASFE, organisation indépendante des partis politiques, mon seul but sera de défendre les intérêts des Français de l’étranger, sans être lié par des consignes de vote.

Ce programme démontre bien que le projet que je mène est un défi de taille qui nécessite que l’on s’engage à fond. C’est pour cela que je le considère comme « le plus beau de mes combats » !

 

Comment comptez-vous vous y prendre concrètement pour mener à bien ce programme ?

Si je suis élu, je continuerai à parcourir cette vaste circonscription, à la rencontre de mes compatriotes, même si c’est aujourd’hui un challenge, lorsqu’on habite en Chine. En effet il n’est pas évident de sortir de ce pays et d’y rentrer en ces temps de Covid : pour chaque retour, il faut compter 21 jours de quarantaine !

Je continuerai aussi à faire le siège des décideurs, comme je l’ai toujours fait jusqu’à présent, jusqu’au président Macron, pour qu’ils entendent les problèmes du terrain et y apportent des solutions concrètes.

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Jean-Michel Bardin

Scientifique de formation, mais curieux de tout. Ingénieur IT de profession, mais artiste de coeur. Citoyen du monde, d'une jeunesse au Maroc à la retraite à Singapour.
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