

Sleeping Beauty, Romeo and Juliet, Peter and Blue's Forest Adventure sont les derniers spectacles présentés par la compagnie singapourienne Singapore Dance Theatre, au sein de laquelle Etienne Ferrère, jeune danseur professionnel français, évolue. Nous l'avons rencontré
La danse, une passion, un art de vivre
De l'Opéra de Paris au Singapore Dance Theatre, Etienne Ferrère vit et respire la danse « J'ai commencé à danser lorsque j'étais enfant dans la banlieue Lyonnaise puis à 12 ans (en 2003), j'ai rejoint l'école de l'Opéra de Paris pour six années. A 18 ans (en 2009), j'ai intégré le Ballet national de l'Opéra de Paris où durant un an, j'ai eu la chance de travailler pour des chorégraphes tels que José Martinez et John Neumeier. J'ai d'ailleurs joué dans des pièces classiques comme La Somnambule par George Balanchine et le Concerto en Ré par Claude Bessy, ainsi que des ?uvres contemporaines comme Yondering de John Neumeiur et la Symphonie en 3 mouvements par Nils Christe. Le fait d'avoir pu faire des tournées avec l'Ecole et le Ballet de l'Opéra de Paris en Europe, au Japon et aux Etats-Unis m'a certainement donné goût au voyage et m'a ouvert à d'autres horizons ». En effet, rien ne le prédestinait à vivre et travailler dans la cité-Etat qu'il découvre lors d'un voyage touristique. Après une première prise de contact puis des auditions en octobre 2010, tout s'enchaine rapidement et il saisit l'occasion qui se présente à lui. Il signe un contrat d'un an renouvelable et intègre en novembre 2010 le Singapore Dance Theatre.
Une intégration réussie
« Notre compagnie est composée de 12 danseurs et 22 danseuses de nationalité différente - chinois, singapouriens, japonais, australiens, coréens, moi-même je suis le seul français- ce qui permet de trouver sa place plus facilement, même s'il est vrai que des groupes existent au sein même de la compagnie du fait de la barrière de la langue et de la différence des cultures. Cependant, il y a un esprit de troupe et l'ambiance est bonne car notre but est de faire partager notre passion au public et de leur offrir le plaisir que nous ressentons à chaque représentation. La danse est un échange, porteuse de message universel où l'émotion, les sentiments sont forts. Cela demande une grande rigueur et un travail assidu au quotidien, un dépassement de soi lors des cours, des entrainements et des spectacles ».
Le studio de danse du Singapore Dance Theatre est situé à Fort Canning Centre, au second étage, dans un cadre vert et très agréable. Toutefois, c'est un open space où les danseurs évoluent sous les ventilateurs. Ce qui implique une bonne hydratation et une pause de 30 minutes toutes les une heure et demi. « Pour l'instant, je ne ressens pas la fatigue en raison du climat mais je sais que des compléments alimentaires, des vitamines sont conseillés surtout en période d'entrainement intensif. La principale difficulté rencontrée pour moi fut la recherche d'un logement en colocation. Le marché immobilier est tendu, les loyers sont plus chers qu'à Paris et l'offre est très limitée ».
Une année 2011 bien chargée en spectacles
Le Singapore Dance Theatre a été fondé en 1988 par Goh Soo Khim qui a professionnalisé cette compagnie de danse en passant de sept à 32 danseurs. Sous la direction de Janek Schergen, directeur artistique, la compagnie réalise cinq à six représentations durant l'année y compris le très populaire Ballet Under The Stars ? ballet classique- dans le parc de Fort Canning qui aura lieu en juillet.
Au mois de juin, le spectacle Masterpiece in Motion à l'Esplanade promet d'être à la hauteur du défi. Trois ballets contemporains qui mettront en vedette Maninyas de Stanton Welch, Fearful Symmetries de Nils Christie, chorégraphe remarquable et un nouveau travail d'Edwaard Liang, une nouveauté pour Etienne qui devra "jongler" avec trois préparations différentes lors d'une seule représentation.
Après une tournée aux Philippines en juillet, la compagnie se concentrera sur le spectacle Passages qui sera présenté en octobre, quatre chorégraphes de Singapour créeront de nouvelles ?uvres afin d'enrichir leur représentation. La saison 2011 se terminera avec une nouvelle production du ballet bien connu Casse-noisette.
Une belle expérience
« Partir à l'étranger permet de faire de belles rencontres, d'avoir plus facilement accès à des opportunités et de découvrir le monde. Quand on est danseur, on commence une carrière professionnelle très tôt (16-18 ans) et du fait de notre jeune âge, l'appréhension à partir, l'inconnu peut faire peur. Mais ce n'est, à mon avis, rien comparé à l'enrichissement personnel et professionnel que l'on obtient en retour. C'est très valorisant et personnellement je suis heureux de ma vie et de mon parcours qui m'a amené jusqu'à Singapour ».
Propos recueillis par Carole Chomat ( www.lepetitjournal.com-Singapour) lundi 30 mai 2011
















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