Depuis 2006, Sing’theatre fait vivre les arts de la scène à Singapour, bien au-delà des salles de spectacle. Fondée par la Française Nathalie Ribette, la compagnie célèbre ses 20 ans, deux décennies d’une aventure humaine qui rappelle que la culture peut aussi réconforter et rapprocher.


Et si une chanson pouvait apporter un peu de réconfort à un patient hospitalisé ? Aider une travailleuse domestique étrangère à se sentir moins seule ? Ou donner à un adulte le courage de monter sur scène pour la première fois ? C’est autour de cette conviction que s’est construite l’histoire de Sing’theatre. Fondée en 2006 par Nathalie Ribette, cette compagnie singapourienne célèbre en 2026 20 années consacrées à rapprocher les arts du spectacle et le public, dans toute sa diversité. « Je voulais créer un théâtre qui parle à tous, pas seulement à la communauté française. Un lieu de rencontre, de musique et d’émotions partagées » nous expliquait Nathalie Ribette dans une interview accordée à la rédaction en octobre 2025. Pari réussi.
Nathalie Ribette, la Française qui fait danser & chanter Singapour avec Sing’Theatre

Quand la musique entre à l’hôpital à Singapour
Parmi les initiatives les plus emblématiques de Sing’theatre figure le MusicFest@SGH, un festival musical organisé au sein du Singapore General Hospital. Lancé en 2013, ce projet est né de la volonté de sortir la musique des salles traditionnelles pour la faire entrer dans les établissements hospitaliers. L’idée peut sembler simple. Il ne s’agit évidemment pas de prétendre que la musique remplace les soins. « Nous avons vite vu à quel point la musique changeait l’atmosphère d’un service », racontait Nathalie Ribette lors de notre rencontre en 2025. « Les gens sourient, discutent, oublient un instant la douleur. Ce sont des instants précieux. »
Le spectacle vivant prend une autre dimension. D’ailleurs cette conception de la culture comme lien humain est au cœur du projet de Nathalie Ribette. « Ce que j’aime le plus ici, c’est la diversité », confiait-elle. « On peut faire chanter ensemble un ingénieur singapourien, une helper philippine et un expatrié français. C’est ça, la magie de Singapour. »

« La culture, c’est ce qui nous relie profondément »
Sing’theatre défend aussi une certaine idée de la place de l’art dans la société. Nathalie Ribette regrette que la culture puisse encore être considérée comme secondaire, voire comme un luxe. Une perception qu’elle cherche à faire évoluer, notamment grâce à la Sing’theatre Academy, qui permet aux enfants comme aux adultes de se former aux arts de la scène et à la comédie musicale. « À Singapour, l’art est parfois vu comme un luxe ou comme quelque chose de secondaire », observait-elle en 2025. « Or la culture, c’est ce qui nous relie profondément. Elle donne du sens à la vie collective. »
Aujourd’hui, Sing’theatre s’organise autour de trois piliers : les productions artistiques, l’éducation et les actions auprès des communautés.

« Je crois que l’art ne change pas le monde. Mais il change les individus. Et ce sont eux qui changent le monde. »

Vingt ans de spectacle, et une aventure qui continue
En 2006, lorsque Nathalie Ribette fonde Sing’theatre, elle prolonge une histoire personnelle déjà marquée par la scène. Après s’être lancée dans la production et la mise en scène de spectacles musicaux à Singapour, elle fait grandir un projet qui dépasse progressivement le cadre des représentations francophones.
Au fil des années, la compagnie a développé ses productions, ses activités pédagogiques et ses initiatives communautaires. Pour son vingtième anniversaire, elle a prévu une célébration qui s’étend sur toute l’année 2026. Avec toujours la même vision : « Je crois que l’art ne change pas le monde. Mais il change les individus. Et ce sont eux qui changent le monde. »
A suivre donc de très très près…
Sur le même sujet































