Singapour va durcir son arsenal juridique face aux dérives de l’intelligence artificielle. À compter du 17 août, la création ou la diffusion d’images intimes générées par IA sans le consentement de la personne concernée constituera une infraction pénale.


Le ministère de l’Intérieur a annoncé l’introduction d’un nouveau délit visant spécifiquement la production de contenus à caractère sexuel, y compris ceux créés artificiellement. Les contrevenants encourront jusqu’à deux ans d’emprisonnement, une amende, ou les deux.
Les sanctions seront encore plus sévères lorsque les contenus concernent des mineurs de moins de 14 ans. Cette réforme répond à la multiplication des cas d’abus en ligne liés aux technologies génératives.
Les autorités singapouriennes souhaitent également faciliter les poursuites contre les individus qui cherchent à gagner la confiance de mineurs, y compris à l’étranger, dans le but de commettre des abus sexuels. Dans ces situations, les peines pourront atteindre jusqu’à sept ans de prison.
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