Édition internationale

Singapour et l’Australie s’accordent pour renforcer leurs échanges énergétiques

Les dirigeants australiens et singapouriens se sont accordés sur une coopération renforcée pour les échanges énergétiques, vendredi 10 avril 2026. L’Australie dépend du Singapour pour les importations de pétrole, et inversement, la cité-État dépend des importations australiennes de gaz naturel liquéfié. La situation au Moyen-Orient inquiète les marchés respectifs.

Lawrence Wong premier ministre singapour, et  Anthony Albanese premier mimnistre australieLawrence Wong premier ministre singapour, et  Anthony Albanese premier mimnistre australie
Le Premier ministre australien Anthony Albanese et le Premier ministre singapourien Lawrence Wong - © X capture d'écran
Écrit par Julie Danel Amanou
Publié le 16 avril 2026, mis à jour le 19 avril 2026

Le Premier ministre australien Anthony Albanese et le Premier ministre singapourien Lawrence Wong se sont entretenus à Singapour, le vendredi 10 avril 2026. L’échange visait à garantir et renforcer la coopération des deux pays sur les flux de carburant raffiné et de gaz naturel liquéfié (GNL). 

 

“C’est une opération gagnant-gagnant”

Les deux dirigeants ont signé un accord non-contraignant confirmant “des efforts maximum pour répondre aux besoins de sécurité énergétique de l'autre”. Les produits pétroliers d’Australie dépendent à 90% des importations, dont environ 26% proviennent de Singapour. Pour l’essence, 54,7% des importations en Australie proviennent également de la cité-État. 

Singapour dépend aussi de l’Australie, 32% de ses besoins en GNL en proviennent. L’Australie est leur principal fournisseur. "Il est d'une importance vitale que nous coordonnions notre réponse à la crise mondiale des carburants et que nous coopérions. C'est une opération gagnant-gagnant", a déclaré Anthony Albanese lors d'une conférence de presse conjointe avec Lawrence Wong.

 

 

Une inquiétude face à la crise énergétique 

Cet accord prend place dans un contexte où la situation au Moyen-Orient et la crise énergétique engendrée inquiètent. En 2024, le Qatar était le 3e pays le plus exportateur de GNL, avant d’être impliqué dans le conflit. Singapour est partiellement exposé aux effets de la guerre sur les exportations qataris. 

 

Guerre au Moyen-Orient : quelles sont les conséquences pour l’Asie du Sud-Est ?
 

Le 17 mars 2026, la Banque centrale australienne était l’une des premières banques à relever son taux directeur de 25 points. L’Australie s’inquiète de son approvisionnement en pétrole, le prix à la pompe ayant connu une grande hausse depuis le début de la guerre. Le pays a fait face à des pénuries dans des stations-services à cause des achats en masse.
 

Commentaires

Votre email ne sera jamais publié sur le site.