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CHRONIQUE – Cachez ce sexe que je ne saurai voir !

Par Lepetitjournal Singapour | Publié le 23/10/2012 à 00:01 | Mis à jour le 21/11/2012 à 14:16

A Singapour, on de badine pas avec la pornographie. Pour preuve la récente polémique autour d'un blog comportant de nombreuses photos et vidéos pour le moins explicites

Vivian Lee, 23 ans et son petit ami Alvin Tan Jye Yee, 24 ans, tous deux Malaisiens, ont causé un récent tsunami sur la toile singapourienne et bien au-delà.
Leur crime : avoir posté des photos et des vidéos érotiques dont une intitulée "jeu de viol" conviant les internautes à laisser leurs commentaires. Depuis sous la pression médiatique et de leur famille, le blog "Sumptuous Erotica" est fermé et le jeune homme étudiant à l'Université Nationale de Singapour (NUS) a été mis à pied, sa bourse d'études suspendue et il risque des sanctions disciplinaires.
Malgré le scandale, le jeune couple ne semble ni gêné, ni inquiet pour la suite et tous deux disent n'éprouver aucun regret affirmant qu'ils n'ont rien fait de mal, relève le journal malaisien The Star et l'AFP.

On ne plaisante pas avec la pornographie
A Singapour, la pornographie est prohibée, la fellation dans un couple ? marié ou non ? était interdite jusqu'en 1995 et les représentations d'ordre sexuel sont très restreintes : Playboy et d'autres magazines adultes sont interdits. Les films qui comportent des scènes de nudité, d'érotisme et de violence sont classés rating R 21. Depuis fin 2011, des assouplissements ont été mis en place : les chaînes des réseaux câblés peuvent proposées des films "réservés aux 21 ans et plus" sur les chaînes payantes et les cinémas situés dans le centre de Singapour, où vivent de nombreux expatriés peuvent diffuser ces films à des horaires précis.

Pourtant après quarante années de carcan, une nouvelle génération cherche donc à rattraper le retard écrivait récemment Courrier International. Une pornographie artisanale émerge. De plus en plus de jeunes femmes poseraient ainsi nues sur la toile ? en se soumettant au classement des internautes. D'autres jeunes filles, plus naïves, se feraient filmer nues par leur petit ami.
En mai dernier, une mère de famille singapourienne a porté plainte suite à la circulation d'une de ses photos sur un site pornographique basé à Los Angeles. Elle ne serait pas la seule victime. Selon le Straits Times, en début d'année, des images d'adolescents américains et néo-zélandais, postés sur Facebook, s'étaient aussi retrouvés sur des sites pornographiques.

Les fournisseurs d'accès mis au pas
En 2011, l'emprisonnement de Jiaming Sim, un producteur de papaye et de pulpe de tomate avait fait grand bruit. Voulant se prémunir de tout "cybersquattage", il avait enregistré son nom de domaine en .xxx pour protéger sa marque. Quatre heures seulement après s'être enregistré, il avait vu débarquer chez lui ?une importante force de police? venue l'interpeller. Il avait été alors arrêté et incarcéré.

L'Etat a placé Internet, dès la fin des années 90, sous le contrôle de l'Autorité audiovisuelle de Singapour (Singapore Broadcasting Authority, SBA) qui contrôle l'accès aux sites et les contenus, et appelle au respect d'une charte définissant une utilisation "responsable" d'Internet. La SBA demande aux opérateurs de bloquer l'accès aux sites proposant des contenus "portant atteinte à la sécurité publique, à la défense nationale, à l'harmonie raciale et religieuse, et à la morale publique". Elle aurait déjà fait bloquer plus de 100 sites jugés pornographiques relève Reporter Sans Frontières.

Cette même autorité a également imposé un code pratique à l'usage des fournisseurs d'accès à Internet (FAI), dont les activités sont soumises à l'obtention d'une licence. Ils doivent par ailleurs installer des systèmes de filtrage au travers desquels doivent passer les connexions Internet locales. Ce filtrage touche certes majoritairement les sites pornographiques, mais s'étend également aux publications politiques...

Carole Chomat (www.lepetitjournal.com-Singapour) Mardi 23 octobre 2012

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