Édition internationale

“Faire découvrir la musique classique autrement”, pari immersif d’aryel à Singapour

Le 29 mai 2026, l’Alliance Française de Singapour accueille un spectacle aussi atypique qu’accessible : une expérience immersive mêlant musique classique revisitée, chant, danse contemporaine et projections visuelles. Rendez-vous pour un spectacle inédit.

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Écrit par Sophie Undorf Bouvier
Publié le 18 mai 2026, mis à jour le 19 mai 2026

À l’origine du projet, aryel, musicien français, installé à Singapour depuis dix ans. Issu du conservatoire de Strasbourg en guitare classique, aryel a ensuite  évolué  dans l’électro pop et la French Touch. Après avoir travaillé sur des plateaux TV, par exemple pour l’émission de Michel Drucker, aryel est passé à la musique fusion et n’a plus jamais arrêté de produire de la musique.

Avec son spectacle “In other words”, il souhaite avant tout créer “un voyage dans un rêve”, ouvert à tous les publics.

 

 

Pour l’édition de Lepetitjournal.com Singapour, il revient sur son parcours et sur cette création pensée aussi bien pour les amateurs de musique que pour les familles curieuses de vivre une expérience différente…

 

Comment est née l’idée de ce spectacle ?

À la base, j’ai toujours eu envie de créer des choses nouvelles. Pendant le Covid, à Singapour, j’étais bloqué ici et j’ai lancé un projet où je composais une chanson par semaine pendant un an. Après ça, j’ai eu envie de faire quelque chose de complètement différent, basé cette fois sur la musique classique.

J’ai commencé à reprendre de grands thèmes classiques pour créer quelque chose de nouveau, mais avec une approche différente, je ne voulais pas faire simplement des chansons pop. Je voulais créer une expérience plus universelle.

 

Je voulais créer une expérience plus universelle.

 

 

Pourquoi la musique classique ?

Parce que ce sont des mélodies que tout le monde connaît déjà, même sans forcément écouter de classique. On les a entendues dans des films, des publicités, partout en fait. Ça permet d’entrer facilement dans l’univers du spectacle. Et puis je voulais aussi montrer qu’on peut découvrir la musique classique autrement, sans le côté parfois intimidant qu’elle peut avoir.

 

Vous décrivez pourtant le projet comme “expérimental” ?

Le concept est expérimental, oui, mais le résultat est très accessible. C’est important pour moi de le préciser. On est dans quelque chose de beau, d’apaisant, presque comme un rêve. Il y a de la danse contemporaine, des images projetées, des musiciens sur scène… mais au final, les gens se laissent porter très naturellement.

 

Il y a de la danse contemporaine, des images projetées, des musiciens sur scène… mais au final, les gens se laissent porter très naturellement.

Quand on a présenté une première version du spectacle à l’Esplanade – Theatres on the Bay l’an dernier, on a vu des familles, des enfants, des personnes âgées… C'était intergénérationnel. Ce qui m’a convaincu que nous étions sur la bonne voie, c’est que les gens restaient jusqu’au bout.

 

Affiche spectacle in other words
L'affiche du spectacle "In other words"

 

Donc c’est un spectacle familial ?


Oui, complètement. Ce n’est pas un spectacle “pour enfants”, mais il est totalement adapté aux enfants.

C’est un moment très doux, immersif, qui peut parler à tout le monde. Les copains de mes enfants viennent voir le spectacle, par exemple. Ça me fait plaisir parce que c’est exactement ce que je voulais : quelque chose d’universel.

 

Une des particularités du spectacle, c’est aussi cette “langue” qu’on ne reconnaît pas vraiment…


Oui, parce que j’utilise la voix comme un instrument. Je ne voulais pas que les gens se concentrent sur les paroles ou cherchent absolument à comprendre un texte. Du coup, les sonorités peuvent rappeler l’italien, le latin ou d’autres langues, mais ce n’est pas une langue précise. C’est volontaire. Ça permet à chacun de projeter ses propres émotions.

 

Ça permet à chacun de projeter ses propres émotions.

 


À Singapour, c’est intéressant parce que les gens viennent de cultures très différentes, et pourtant tout le monde entre dans l’univers du spectacle.

À quoi peut-on s’attendre sur scène ?

Cette nouvelle version sera plus développée que celle présentée l’an dernier. Le spectacle dure environ 1h15 et réunira danse contemporaine, projections visuelles, percussions, violon et musique live.

L’idée, c’est vraiment de plonger le public dans une sorte de rêve éveillé.

 

L’idée, c’est vraiment de plonger le public dans une sorte de rêve éveillé.

 

Qu’aimeriez-vous que le public retienne après le spectacle ?

J’aimerais simplement que les gens passent un beau moment. Que des familles viennent ensemble, découvrent la musique classique différemment et se laissent emporter par l’expérience.
 

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