Dans le cadre de la campagne des élections consulaires, nous donnons la parole aux têtes de liste de Singapour. Thomas Liput se présente pour la liste TRAIT D'UNION POUR LES FRANCAIS DE SINGAPOUR. Entretien.


Pouvez-vous vous présenter en quelques phrases ?
Originaire de Lorraine, je suis installé à Singapour depuis plus de 15 ans, où je vis avec ma femme et nos quatre enfants. J'ai toujours eu cette envie de vivre à l'étranger, de voyager et de découvrir de nouvelles cultures. Singapour représente parfaitement cela : une ville dynamique, ouverte sur le monde, profondément multiculturelle, où des personnes venues de tous horizons vivent, travaillent et construisent ensemble.
Comme beaucoup de Français ici, j'ai construit à Singapour une grande partie de ma vie, tout en restant profondément attaché à la France et à notre communauté française. Très rapidement, j'ai eu envie de m'investir localement, de créer du lien et d'être utile aux Français installés ici.
Depuis mon arrivée, j'ai eu la chance de participer à plusieurs initiatives importantes. J'ai cofondé l'UFE Singapour avec Ariane Nabarro pour renforcer l'entraide et l'accompagnement des Français de Singapour. Je suis également président du Club VIE Singapour depuis 2011. Chaque année, avec Business France, nous organisons le Grand Prix VIE afin de promouvoir ce dispositif extraordinaire auprès des entreprises françaises présentes à Singapour. Je me bats depuis des années pour valoriser le contrat VIE, parce que je suis convaincu, entant qu'ancien VIE, qu'il représente une vraie chance pour les jeunes Français, mais aussi un formidable levier de développement international pour nos entreprises françaises à l'étranger. Beaucoup de jeunes talents français ont pu démarrer leur parcours international ici grâce à ce travail de terrain.
Je suis également Conseiller du Commerce Extérieur de la France depuis trois mandats. J'ai été membre du bureau de la section Singapour, président de la commission attractivité, et je suis aujourd'hui en charge des EFE, les Entreprises Françaises de l'Étranger. Là encore, mon engagement a toujours été le même : mettre en avant un savoir français ici à Singapour.
Enfin, je suis également trésorier du Bastille Day Singapore. Cette année, nous avons créé une association afin de pérenniser cet événement qui est devenu un moment fort pour notre communauté française. C'est un très bel événement populaire qui rassemble les Français, mais aussi de nombreux amis de la France autour de notre fête nationale, pour promouvoir la France, sa culture, ses valeurs et cet esprit de convivialité qui nous rassemble.
Au fond, ce que je veux montrer aujourd'hui, c'est que cet engagement, je le porte déjà depuis des années sur le terrain. Être conseiller des Français de l'étranger serait pour moi la continuité naturelle de ce que je fais déjà au quotidien : écouter, accompagner, fédérer et agir concrètement pour notre communauté.
Tous ces engagements ont renforcé une conviction simple : une communauté forte repose avant tout sur la proximité, l'entraide et l'engagement collectif.
Aujourd'hui, je conduis la liste Trait d'Union Pour les Français de Singapour avec une ambition claire : aller encore plus loin dans cet engagement et défendre concrètement les intérêts des Français de Singapour.

Que représente pour vous la mission principale de conseiller des Français de l'étranger ?
Pour moi, la mission principale d'un conseiller des Français de l'étranger tient en deux mots : être utile. Être utile concrètement, au quotidien, dans les moments simples comme dans les situations plus difficiles. Lorsqu'une famille rencontre un problème administratif, lorsqu'un Français traverse une période compliquée, lorsqu'un nouvel arrivant cherche des repères ou qu'un entrepreneur a besoin d'un relais, il faut pouvoir répondre présent. Le rôle du conseiller, c'est avant tout d'être accessible, à l'écoute et capable d'agir. Derrière chaque dossier, il y a des réalités humaines très concrètes. Il faut savoir écouter, comprendre rapidement les situations et essayer d'apporter des solutions avec pragmatisme et efficacité. Mais c'est aussi un rôle institutionnel important. Les conseillers des Français de l'étranger siègent dans différentes instances locales et participent à des décisions concrètes, notamment sur les aides sociales, les bourses scolaires ou encore le soutien à certains projets associatifs. Et il ne faut pas oublier une dimension essentielle : les conseillers des Français de l'étranger sont également des grands électeurs. Ils participent à l'élection des sénateurs représentant les Français établis hors de France. L
es conseillers élus lors de cette élection auront d'ailleurs une responsabilité immédiate puisqu'ils voteront lors des élections sénatoriales de septembre 2026, qui renouvelleront une partie des sénateurs des Français de l'étranger. Cela donne à cette mission une portée importante, à la fois locale et nationale. Enfin, être conseiller, c'est aussi contribuer à renforcer le lien entre les Français ici à Singapour. Soutenir les associations, accompagner les familles, aider les entrepreneurs et faire vivre une communauté soudée, dynamique et solidaire. Au fond, cette mission consiste simplement à être là quand les Français ont besoin de quelqu'un sur qui compter.

Comment avez-vous constitué votre liste ?
La liste Trait d'Union Pour Les Français de Singapour s'est construite avant tout autour d'une aventure humaine, de valeurs communes et d'un engagement sincère pour notre communauté.
En 2021, j'étais numéro deux sur la liste menée par Laurence Huret, aujourd'hui Conseillère des Français de l'étranger sortante. Aujourd'hui, je prends le relais comme tête de liste et Laurence est numéro deux. Ce passage de relais s'est fait très naturellement, dans un esprit de confiance, de fidélité et de continuité du travail engagé ensemble depuis plusieurs années au service des Français de Singapour.
Je suis très heureux et fier d'être entouré par une équipe aussi solide et profondément humaine.
Autour de nous, des personnes déjà engagées ont souhaité poursuivre cette aventure collective. Laurence Onfroy, entrepreneure engagée et figure reconnue du monde associatif et économique à Singapour, ainsi que Frédéric Moraillon, entrepreneur et acteur engagé de longue date dans la communauté française locale, ont naturellement continué l'aventure à nos côtés.
Nous avons également eu la chance d'être rejoints par Éric Barbier, entrepreneur reconnu dans la FinTech, président de la French Tech Singapour et représentant avec Laurence Huret de David Lisnard – Nouvelle Énergie à Singapour.
À leurs côtés, Olivier Gerardht, investisseur et entrepreneur Tech, représentant Les Républicains à Singapour, apporte également son expérience de l'entrepreneuriat international.
Enfin, Isabelle Le Helloco, très impliquée auprès des familles françaises à travers son engagement dans Accueil Singapour et plusieurs initiatives associatives locales, apporte une vraie sensibilité humaine, culturelle et communautaire à notre équipe.
Mais au fond, ce qui compte le plus pour moi, ce ne sont pas seulement les parcours ou les responsabilités de chacun. Ce sont les personnes.
Je suis entouré de femmes et d'hommes accessibles, bienveillants et profondément attachés à Singapour comme à la communauté française qui y vit. Des personnes qui connaissent les réalités du quotidien, qui comprennent les défis auxquels font face les familles, les entrepreneurs, les jeunes actifs ou les nouveaux arrivants, et qui, très souvent, agissent déjà concrètement pour aider les Français ici.
Notre force, c'est cette proximité et cette complémentarité. Nous sommes une équipe de terrain. Une équipe qui écoute, échange, accompagne et agit avec pragmatisme, sincérité et authenticité.

Pourquoi est-il important pour les Français de l'étranger de prendre part à ces élections consulaires ?
Parce que ces élections concernent directement la vie des Français installés à l'étranger, même si beaucoup ne mesurent pas encore pleinement leur importance.
À Singapour, nous avons une communauté dynamique, exigeante et très engagée. Les sujets qui nous touchent sont concrets : éducation, fiscalité, démarches administratives, accompagnement des familles, soutien aux entrepreneurs ou encore qualité des services consulaires. Les conseillers élus sont là pour porter ces sujets, défendre les intérêts des Français sur le terrain et faire remonter nos réalités auprès des autorités françaises.
Mais il y a aussi un enjeu plus large derrière cette élection.
Les conseillers des Français de l'étranger participent ensuite à l'élection des sénateurs représentant les Français établis hors de France. Les élus de ce scrutin voteront d'ailleurs dès septembre 2026 pour renouveler une partie du Sénat des Français de l'étranger.
C'est particulièrement important dans le contexte actuel. Nous devons avoir des représentants qui défendent clairement les intérêts des Français établis hors de France et qui refusent certaines mesures injustes qui reviennent régulièrement dans le débat public, comme l'idée d'un impôt universel ou le maintien de la CSG-CRDS pour les Français de l'étranger, l'accès à la sante au retour en France.
Les Français de l'étranger ne doivent pas être considérés comme des citoyens à part. Nous sommes une chance pour la France. Nous contribuons à son rayonnement économique, culturel et international. Beaucoup d'entre nous vivent ici sur le long terme, investissent, entreprennent et gardent un lien fort avec notre pays.
Et surtout, voter n'est pas seulement un droit. C'est aussi un devoir citoyen.
Je le répète souvent très simplement : intéressez-vous à la politique, sinon la politique finira par s'intéresser à vous. Les décisions prises à Paris ont des conséquences très concrètes sur notre quotidien à l'étranger. Si nous ne faisons pas entendre notre voix, d'autres décideront à notre place.
Voter, c'est donc choisir des représentants qui comprennent votre réalité et qui défendront vos intérêts avec sérieux, proximité et conviction, ici à Singapour comme au niveau national.

Quel est selon vous le plus grand défi auquel font face les Français de votre circonscription ?
Les défis auxquels font face les Français à Singapour sont multiples, parce qu'au fond, vivre à l'étranger signifie souvent gérer sa vie entre deux pays, deux réalités et parfois deux temporalités. Bien sûr, il y a des enjeux très concrets comme l'accès à une éducation française de qualité, qui reste une priorité absolue pour beaucoup de familles installées ici sur le long terme. Il y a aussi l'accompagnement des nouveaux arrivants, qui doivent rapidement trouver leurs repères, comprendre les démarches locales et reconstruire un réseau. Mais les véritables défis sont souvent beaucoup plus humains et personnels.
Quand on vit à 10 000 kilomètres de la France, certaines situations deviennent beaucoup plus lourdes émotionnellement et administrativement. Beaucoup de Français ici doivent gérer à distance des parents âgés ou malades restés en France, parfois dans l'urgence. D'autres traversent des moments difficiles comme une maladie grave, un décès à Singapour ou en France, avec toute la complexité administrative et humaine que cela implique loin de son pays. Il y a aussi tous les grands moments de la vie : une naissance, un mariage, une séparation, un retour en France après plusieurs années à l'étranger... Des étapes importantes qui nécessitent souvent un accompagnement, des conseils et parfois simplement quelqu'un capable d'aider et d'orienter rapidement. C'est là que le rôle de proximité devient essentiel. Les Français de l'étranger ont besoin de représentants accessibles, présents et capables de comprendre concrètement ce que signifie vivre loin de la France au quotidien. Pas seulement dans les bons moments, mais aussi lorsque la vie devient plus compliquée.
Enfin, il y a un enjeu majeur de cohésion communautaire. Notre diaspora française à Singapour est remarquable par sa diversité et son dynamisme. Nous devons continuer à créer du lien, renforcer l'entraide et faire en sorte que personne ne se sente isolé, qu'il soit nouvel arrivant, parent, entrepreneur, étudiant ou retraité. C'est cette approche profondément humaine que nous voulons porter avec Trait d'Union Pour Les Français de Singapour : une communauté plus proche, plus solidaire et un accompagnement concret des Français à chaque étape de leur vie à l'étranger. Du 22 au 27 mai par internet et le 31 mai à l'urne, il s'agira de choisir une équipe, mais aussi une manière d'agir : dans la continuité, avec exigence, et avec une attention constante portée à vos attentes. Chaque voix comptera. Votre mobilisation sera déterminante. Je vous appelle à soutenir largement notre liste Trait d'Union pour les Français de Singapour






























