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La Chine vole en tête de la recherche spatiale

Lors des « deux sessions » 2026, scientifiques et députés chinois dévoilent des avancées majeures sur les infrastructures scientifiques phares. Télescopes géants et laboratoires souterrains entrent dans une nouvelle ère sous le 15e Plan quinquennal (2026-2030), mêlant recherche fondamentale et applications stratégiques pour dominer l’espace et la physique des particules.

Plus grand téléscope du monde en ChinePlus grand téléscope du monde en Chine
Plus grand téléscope du monde en Chine
Écrit par Juliette Robieux
Publié le 3 avril 2026, mis à jour le 6 avril 2026

 Meridian II : bouclier mondial contre les tempêtes solaires

Lors de la session a été annoncée la validation nationale en mars 2025 du Projet Meridian Phase II. Ce réseau terrestre de surveillance spatiale météorologique est le plus complet au monde, couvrant radars, magnétomètres et spectromètres solaires. L’objectif est d'anticiper les éruptions solaires menaçant satellites et astronautes. Il prévoit une intégration internationale afin de créer un “filet global” de surveillance, aligné sur les missions lunaires habitées et la Station de recherche lunaire internationale. Ce virage stratégique passe d’une recherche isolée à des collaborations, gérés sur tout leur cycle de vie, pour des alertes ultra-précises en temps réel.

 

Des améliorations sur FAST, le radiotélescope géant

Le FAST (« Œil du ciel » de 500 m au Guizhou) est le plus grand radiotélescope à foyer unique au monde, installé à  Pingtang (sud-ouest de la Chine). Construit entre 2011 et 2020 pour 180 Millions de dollars, il a révolutionné l’astronomie radio grâce à ses 4 450 panneaux aluminium pilotés par actionneurs, formant une parabole active déformable en temps réel, une première mondiale. C’est une zone de radio-silence absolue (9 000 habitants déplacés, électronique interdite dans un rayon de 5 km). Ouvert aux chercheurs étrangers depuis 2021, il fait de la Chine n°1 en radioastronomie et recherche d’extraterrestres.

Lors de la session, il a été annoncé la création d’une “Core Array" : 40 antennes de 40 m pour une résolution angulaire passant de 3' à 15'', ce qui permettra de recevoir des données d’autant plus précise.

 

Des avancées scientifiques prévus pour JUNO

JUNO (Jiangmen Underground Neutrino Observatory) est un laboratoire souterrain chinois ultra-sensible, enfoui à 700 m sous terre (Jiangmen, Guangdong) pour bloquer les rayons cosmiques. Lancé en 2015, opérationnel en 2024 sa mission est de mesurer l’oscillation des neutrinos (une particule invisible super légère qui traverse tout). JUNO permet une précision jamais vue pour déterminer les étudier, ce qui a permis à la Chine des mesures plus précises que les scientifiques et Japonaise. JUNO planifie une mise à niveau matérielle majeure du détecteur principal après sa phase initiale (2024-2030), prévue vers 2030+ pour une nouvelle mission scientifique.

 

Ambitions lunaires et excellence technologique

Les infrastructures spatiales doivent se lier aux grands projets nationaux : missions lunaires, manipulation de particules spatiales, observatoires next-gen. Pour la physique des particules, la priorité est « l’excellence post-infrastructure ». Le Plan quinquennal met l’accent sur construction accélérée et optimisation, transformant la Chine en leader mondial. Ces avancées, partagées lors des sessions APN et CCPC, illustrent un écosystème scientifique unifié, prêt à défier les géants occidentaux dans l’espace profond.
 

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