La Chine continue de repousser les limites de l’urbanisme avec l’inauguration d’un escalier roulant géant dans la ville de Wushan, au sud-ouest du pays. Long de près d’un kilomètre, cet ouvrage spectaculaire illustre autant une prouesse technique qu’une nouvelle approche des mobilités urbaines dans les zones montagneuses.
Une infrastructure hors norme
Avec une longueur totale d’environ 900 mètres, ce système d’escaliers mécaniques est aujourd’hui l’un des plus longs au monde. Installé dans une ville escarpée de la municipalité de Chongqing, il relie directement les zones basses et hautes de Wushan, traditionnellement difficiles d’accès.
L’installation ne se limite pas à un seul escalator : elle est composée de plus de vingt segments, incluant escaliers mécaniques, ascenseurs et passerelles. Le trajet complet dure une quinzaine à une vingtaine de minutes.
Au-delà de son aspect spectaculaire, le projet répond à un besoin concret : faciliter les déplacements dans une ville où les dénivelés rendaient les trajets longs et pénibles.
Entre attraction touristique et outil du quotidien
Si la structure, illuminée la nuit, attire déjà touristes et curieux, elle s’inscrit avant tout dans le quotidien des habitants. Des milliers d’utilisateurs l’empruntent chaque jour, pour un coût modique, afin de gagner du temps et éviter des parcours escarpés.
L’infrastructure bénéficie également à certaines activités locales, notamment les travailleurs chargés du transport de marchandises, pour qui elle représente un gain de temps et d’effort considérable.
Une illustration du modèle chinois d’urbanisme
Au-delà de l’anecdote, cet escalier roulant géant reflète une tendance plus large en Chine : la capacité à déployer rapidement des solutions d’infrastructure adaptées à des contraintes géographiques spécifiques.
Plutôt que de recourir systématiquement à des solutions lourdes comme le rail ou le téléphérique, les autorités locales privilégient ici une approche pragmatique, combinant accessibilité, coût et attractivité touristique.
Dans un pays où l’urbanisation reste rapide et souvent contrainte par le relief, ce type de projet pourrait se multiplier, notamment dans les villes de second rang.
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