Édition internationale

CHARLES DELAMALLE - Rencontre avec le Directeur Chine continentale de Sopexa

Écrit par Le Petit Journal Shanghai
Publié le 1 janvier 1970, mis à jour le 5 janvier 2018

Si vous ne connaissez pas le groupe Sopexa, vous avez tous néanmoins pu profiter du fruit de son remarquable travail en Chine, permettant de promouvoir les produits agricoles et alimentaires français en assistant les entreprises du secteur qui prennent le risque économique d'importer et de distribuer ces denrées qui nous sont si précieuses. Lepetit journal.com a rencontré son directeur Chine continentale, Charles Delamalle, qui a accepté de nous en dire plus sur son organisation

Photos courtoisie Sopexa

Un parcours à trois vitesses
Charles Delamalle arrive à Shanghai en 2006 avec un Master en Commerce International et décroche un emploi au rayon vin de Carrefour Gubei comme promoteur pour un importateur. Il y travaille un an et demi pour la modique somme de 2000RMB (environ 200 euros) par mois avant d'être repéré et débauché par les hautes instances de Carrefour Chine qui le place comme acheteur vin et spiritueux. Scénario identique un an plus tard lorsque Charles se voit proposer le poste de Directeur de Sopexa Chine, la Société pour l'Expansion des Ventes des Produits Agricoles et Alimentaires, qu'il dirige aujourd'hui et dont il gère les six bureaux du pays (Pekin, Shanghai, Canton, Wuhan, Xiamen et Hong Kong).

Marketing alimentaire à grande échelle
Les clients de Sopexa sont presque l'ensemble des interprofessions du vin (Bordeaux, Côtes du Rhône, Alsace, etc.), des produits laitiers et des fruits et légumes (en particulier le Kiwi), ce sont également des grandes marques comme Lesieur ou encore le ministere de l'agriculture et de la peche a travers une DSP (Delegation de Service Publique). En effet, Sopexa, entreprise 100% privée depuis 2006. « Le vin représente facilement 80% des activités de Sopexa Chine », nous explique Charles Delamalle, « mais nous ne négligeons pas le reste du secteur alimentaire qui a un énorme potentiel d'avenir. »
Concrètement, le travail de Sopexa consiste à organiser un grand nombre d'événements visant à promouvoir les produits français, qu'il s'agisse de salons professionnels, de dégustations de vin, d'actions de relation publique, de communication en ligne ou encore de formations. Le plus gros événement est sans nul doute le rendez-vous annuel de l'Union des Grands Crus de Bordeaux, une dégustation d'une centaine des plus grands vins bordelais autours d'un millésime unique et qui attire chaque année près de 2000 professionnels dans chacune des villes où elle est organisée.

La situation des produits tricolores
Pour Charles Delamalle, les produits français se portent très bien en Chine en ce début 2012, avec notamment 48% de part de marché pour le vin importé. Ils bénéficient de l'image de marque de la France, associée au haut de gamme et au luxe. Seul hic peut-être au niveau de la viande puisqu'en effet, depuis l'embargo chinois de 2002 faisant suite à la crise de la vache folle, les lois sur l'importation de viande ont été durcies et il est très difficile voire impossible de faire entrer de la viande française sur le territoire chinois. C'est ici l'un des axes sur lequel Sopexa pourra se concentrer à l'avenir : récupérer des parts de marché qui, aujourd'hui, sont détenues en grande partie par l'Australie !
L'Australie, nous précise Charles Delamalle, est à l'heure actuelle le grand concurrent de la France, non seulement pour la viande mais également pour le vin, marché où l'Italie défend elle aussi rudement ses parts de marché. L'autre concurrent est la Nouvelle-Zélande, qui est très bien placée en Chine sur le marché des produits laitiers.
Pour ce qui est de la collaboration entre les autorités chinoises et Sopexa, Charles Delamalle nous explique, « Ce n'est jamais simple, il s'agit d'une négociation permanente à tous les niveaux et surtout au niveau des douanes ! En revanche, de nombreuses interprofessions de vins travaillent en étroite collaboration avec le gouvernement contre la contrefaçon qui, dans des villes comme Chengdu, est un problème majeur. »
Chengdu dans le Sichuan mais aussi Xiamen, Qingdao, Wuhan ou encore Dalian font partie de ces villes où les activités de Sopexa se développent à toute vitesse, derrière les trois grandes que sont Shanghai, Pékin et Canton.

Grégory Perret (www.lepetitjournal.com/Shanghai.html) vendredi 3 février 2012

Le Petit Journal Shanghai
Publié le 3 février 2012, mis à jour le 5 janvier 2018
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