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Par Le Vent de la Chine | Publié le 20/06/2018 à 21:15 | Mis à jour le 20/06/2018 à 21:15
Photo : Crédit photo : Le Vent de la Chine
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À l’ouverture de la Coupe du Monde de football à Moscou (14 juin), la Chine se classait "8ème" … en achats de billets, avec 40.251 tickets acquis par ses fans ! C’est une manière de se consoler de ne pas voir son "Onze national" participer à la fête du ballon rond. La Chine sera aussi présente par ses millions de mascottes made in Zhejiang — leurs copies piratées sont déjà détruites par la police — et surtout par ses sponsors à la FIFA, tels Vivo (400 millions de $ sur 6 ans), Wanda, Hisense ou Mengniu. Tous ces petits faits sont symptômes d’une seule et même réalité : l’Empire du milieu de terrain se languit de trouver la formule pour enfin voir son équipe défendre à la Coupe du Monde sa couleur écarlate aux cinq étoiles !

En un domaine bien différent le 8 juin, Alibaba Cloud lançait en Chine rurale sa dernière technologie révolutionnaire : ET Agricultural Brain. Dans les fermes, elle propose d’installer un réseau de capteurs et de cameras à reconnaissance visuelle pour surveiller le terrain et le climat. Analysées par un logiciel, les données récoltées alertent le paysan sur les tâches à faire en temps réel. Alibaba ne produit rien lui-même, mais vend aux grands groupes et aux coopératives le matériel, incluant une formation d’instructeurs qui relaient ensuite le savoir-faire aux paysans. 

Cette technologie, expérimentée par le groupe porcin Tequ au Sichuan, a permis d’augmenter la taille des portées de chaque truie de 3 porcelets par an. Des progrès obtenus en tatouant sur chaque porcelet un code et en créant sa fiche individuelle. La période de chaleur de la truie est notifiée, tout comme le risque d’écrasement des petits après avoir mis bas — leurs cris sont détectés par un système de reconnaissance vocale qui transmet l’alerte. 

De la même manière, Alibaba a permis à Haisheng, groupe de fruits et légumes, d’économiser 3 millions de $ en un an, en détectant le meilleur moment pour récolter le raisin de table et en prévenant les dégâts d’insectes sur ses pommes.

Ailleurs, à Cha’an (Anhui), ZhongAn Technology (propriété d’Alibaba, Tencent, et les assurances ZhongAn) lançait en juin 2017 le projet GoGo Chicken, basé sur une "blockchain" de données, ouvertes et inviolables. Plus de 100.000 poulets élevés en plein air, portent dès la sortie de l’œuf, une bague à la patte stockant ses données d’élevage (génétique, âge, marche à l’air libre par jour, alimentation, suivi vétérinaire). Consultable via une application mobile par le client final, cette fiche individuelle constitue une irréfutable garantie de qualité par la traçabilité, et renchérit les prix (jusqu’au triple de ceux de la concurrence). Ce système a été classé parmi ceux nationaux de lutte contre la pauvreté.

Depuis décembre 2017, JD.com, en lien avec WalmartIBM et l’université Tsinghua, a lancé une « alliance de sécurité alimentaire par Blockchain », centre de recherche de traçabilité des aliments par cette technique informatique, exploitable dans ses galeries digitales et ses magasins propres (7Fresh). JD devrait lancer une plateforme « blockchain » dédiée au bœuf australien, permettant au client de vérifier ses ascendants génétiques, son alimentation… Blockchain et intelligence artificielle font donc leur arrivée dans l’agriculture chinoise. Ces outils ne sont pas une solution immédiate, ni universelle à la diversité des situations du monde rural. Mais la Chine avance à grands pas !

Dernier domaine : l’environnement. Le ministère envoie 18.000 inspecteurs, répartis en 200 groupes d’intervention dans 6 provinces du bassin du Yangtzé, arpenter durant 10 mois tous les secteurs, de l’énergie aux transports, de la construction à l’agriculture. Des milliers de fermetures sont à attendre, usines obsolètes, PME polluantes… Shanxi et Shaanxi, les provinces traditionnelles à houille, sont spécialement visées. Li Ganjie le ministre de l’Environnement affirme que : « nos inspections font partie d’un mécanisme à long terme pour améliorer la qualité de l’environnement, elles ne sont pas qu’un simple courant d’air ».

 

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