Dans le cadre de la campagne des élections consulaires, nous donnons la parole aux têtes de liste pour la 3e circonscription du Brésil. Edmond Aparicio se présente pour la liste « Une voie de gauche pour les Français de São Paulo et du Sud du Brésil ».


Pouvez-vous vous présenter en quelques phrases ?
Edmond Aparicio, résident au Brésil depuis 2008, ancien journaliste, principal animateur de 2012 à 2018 de l’AFS-SP (Association Française de Solidarité à São Paulo), Conseiller des Français de l’Etranger entre 2014 et 2021. Directeur de la Bienfaisance, association d’entraide pour les français, de 2018 à 2025.
Depuis mon adolescence, au Chili, en France et au Brésil je me bats pour les valeurs universelles qu’incarne la Gauche démocratique et humaniste.
Que représente pour vous la mission principale de conseiller des Français de l'étranger ?
Être en permanence à l’écoute des préoccupations, des difficultés, des souhaits et des projets des compatriotes afin de les relayer auprès du Consulat de São Paulo et des administrations en France. Dans certains cas accompagner des démarches et intervenir pour débloquer des situations. Cela veut dire faire des permanences, être présent aussi dans la vie associative, , se déplacer dans toute la circonscription, être identifié et être disponible. C’est ainsi que j’ai agi entre 2014 et 2021 pendant mon premier mandat.
Ce sont les valeurs fondamentales de la Gauche et nous sommes déterminés à les défendre !
Comment avez-vous constitué votre liste ?
La majorité des colistiers appartient comme moi-même à l’ADFE-Association Démocratique des Français de l’Etranger, plus connue sous le nom de Français du Monde, l’association qui a le plus d’adhérents parmi les Français établis hors de France et 50 ans d’existence. Les valeurs défendues sont les principes démocratiques qui fondent la participation citoyenne et les droits de chacun. L’ensemble des colistiers adhère aux valeurs d’humanisme, de solidarité, de laïcité, de tolérance, de justice, de respect des personnes et de leur dignité dans leurs différences. Ce sont les valeurs fondamentales de la Gauche et nous sommes déterminés à les défendre !
Les Conseillers représentent les Français, sont leur voix auprès des autorités consulaires
Pourquoi est-il important pour les Français de l’étranger de prendre part à ces élections consulaires ?
Parce que, comme tous les élus, qu’ils soient locaux ou nationaux, les Conseillers représentent les Français, sont leur voix auprès des autorités consulaires, participent aux décisions importantes sur l’attribution des bourses scolaires, l’aide sociale, donnent un avis sur les projets présentés par les associations au soutien financier national (STAFE). Les Conseillers sont la voix de leurs compatriotes!
Par ailleurs, les Conseillers sont des grands électeurs et élisent les sénateurs qui représentent les Français de l’Etranger. C’est une participation au processus démocratique français.
Les frais de santé sont très élevés au Brésil
Quel est selon vous le plus grand défi auquel font face les Français de votre circonscription?
J’en citerais 3 :
- La santé. Les frais de santé sont très élevés au Brésil et le système public brésilien (SUS) ne parvient pas à faire face, donc il faut avoir recours à des assurances privées qui coutent très cher et augmentent avec l’âge.
- L’éducation des enfants. Le Lycée International français de São Paulo offre un enseignement de qualité mais tous les Français ne peuvent se permettre d’y inscrire leurs enfants en raison de son coût. Les bourses sont fondamentales pour aider les familles. Par ailleurs tous les Français de la circonscription n’habitent pas à São Paulo et n’ont pas accès à un enseignement en Français.
- pour tous ceux qui habitent dans le Sud du Brésil et qui sont loin du Consulat, du Lycée, des bureaux de vote. Tous les processus de facilitation des démarches via des accès numériques revêtent une grande importance pour eux. Les déplacements consulaires et les visites des Conseillers également.
Pouvez-vous nous détailler les grands axes de votre programme pour ces élections ?
- Education : garantir et sanctuariser les ressources de l’Etat destinées aux frais de scolarité et à l’enseignement du français, maintenir l’effort financier des bourses scolaires, soutenir les initiatives d’enseignement du français et les projets culturels dans les zones éloignées de São Paulo (accompagnement renforcé des élèves inscrits au CNED, mise en place de dispositifs de tutorat…). Relancer le programme FLAM (Francais Langue Maternelle) Se battre sans cesse pour le financement de l’AEFE (Association d’Enseignement du Français à l’Etranger).
De 2014 à 2021 j’ai parcouru les cinq états de notre circonscription pour encourager nos compatriotes à utiliser le programme FLAM pour enseigner le français aux enfants avec l’aide de la AEFE.
J’ai même suivi ces projets auprès de l’administration parisienne.
- Santé : Soutenir le renforcement des moyens de la Caisse des Français de l’Étranger (CFE), Encourager le développement de partenariats solides avec les établissements de santé locaux, publics et privés, Informer et accompagner les Français de la circonscription sur leurs droits en matière de santé, de prévention et de couverture sociale.
- Solidarité : La République ne s’arrête pas aux frontières. Etre à l’écoute et disponible dans des permanences régulières et identifiées. Agir avec les associations et le Consulat pour repérer, accompagner et protéger les Français en situation de précarité, d’isolement ou d’insécurité. Accorder une priorité aux personnes âgées, aux familles en difficulté, aux femmes et aux enfants exposés à la violence ou à l’exclusion. Ne pas oublier nos compatriotes détenus à 9.000 km de leurs proches, cela fait partie du devoir d’humanité. Défendre une présence consulaire humaine, accessible et à l’écoute.
- Développement Durable : Valoriser les projets écoresponsables soutenus par le fonds STAFE et y intégrer un critère environnemental. Mettre en avant les initiatives environnementales de la communauté française.
- Fiscalité : nous demandons la justice fiscale, pas des privilèges : en finir avec le taux minimum d’imposition de 20%. Promouvoir avec l’aide de spécialistes, un guide sur les règles issues de la convention fiscale existant entre la France et le Brésil. Accompagner les nouveaux résidents et les retraités pour leurs premières démarches.







