Dans le cadre de la campagne des élections consulaires, nous donnons la parole aux têtes de liste pour la 3e circonscription du Brésil. Bertrand Dupont se présente pour la liste La France au coeur.


Pouvez-vous vous présenter en quelques phrases ?
Originaire de Bretagne, je réside en Amérique du Sud depuis près de 30 ans, dont 22 à São Paulo. Âgé de 55 ans, je suis père de deux enfants qui achèvent leurs études en France. J’exerce dans le conseil en développement et l’accompagnement d'entreprises.
Je me suis toujours investi dans la vie de notre communauté, notamment en tant que président de l'Union des Français de l'étranger (UFE Brésil) et président de l'Association des Bretons.
Cette volonté de servir m'a conduit à me présenter aux élections consulaires de 2021 afin de renforcer mon engagement au service des autres. Élu Conseiller des Français de l'étranger, j'occupe aujourd'hui la fonction de président du Conseil consulaire.
C'est sans doute cet engagement constant qui a été reconnu par ma nomination au grade de Chevalier dans l'Ordre national du Mérite, distinction qui m'a été remise par le président du Sénat, Gérard Larcher, en mars 2025.
Pour toutes ces raisons, et fort de l'expérience acquise au cours de ces dernières années, que je souhaite poursuivre mon travail de Conseiller des Français de l'étranger avec notre liste La France au Coeur.

Que représente pour vous la mission principale de conseiller des Français de l'étranger ?
Proximité, disponibilité et respect des engagements : tels sont les trois piliers de cette fonction, dont le but est d'aider nos compatriotes et de défendre leurs intérêts, trop souvent malmenés ces dernières années.
Il s'agit avant tout d'une mission locale, au service de tous nos concitoyens, en lien étroit avec les autorités consulaires.
Je crois que nos compatriotes mesurent l'ampleur du travail accompli au cours de ces cinq dernières années et savent que je me suis battu pour eux.
Mais de nombreux sujets requièrent des réseaux d'appui solides, tant en France qu'au Brésil. C'est précisément la raison d'être de notre comité de soutien, présidé par M. Jean Larcher et composé de nombreuses personnalités politiques ainsi que de représentants de la société civile.
Notre liste est soutenue par de nombreux élus de la majorité sénatoriale ce qui renforce le poids de nos actions.

Comment avez-vous constitué votre liste ?
Nous souhaitions une liste à la fois efficace et impliquée, bien au-delà du seul temps de l'élection. Nous avons ainsi constitué une liste plurielle et expérimentée, réunissant Français et Franco-Brésiliens, femmes et hommes engagés depuis des années dans les associations qui animent la vie de nos concitoyens. Elle est le reflet de notre communauté : diversité des âges, des parcours personnels et professionnels, et présence aussi bien à São Paulo que dans le sud du Brésil.
Aidez-nous à vous aider !
Pourquoi est-il important pour les Français de l’étranger de prendre part à ces élections consulaires ?
Nous, Français de l'étranger, bénéficions d'une chance unique au monde : celle d'avoir des élus qui nous représentent à la fois au niveau national — 11 députés et 12 sénateurs — et localement, en la personne des Conseillers des Français de l'étranger, qui exercent cette fonction bénévolement.
On l'oublie souvent, mais la France est l'un des rares pays à consacrer un budget spécifique aux aides sociales, aux bourses scolaires et au financement des associations pour ses compatriotes établis à l'étranger. Ces acquis sont précieux — et il faut se battre pour les préserver. C'est tout le sens de notre action, au Brésil comme en France.
Mais pour peser davantage, le taux de participation est fondamental. On ne peut se satisfaire des 15 % de votants enregistrés lors des élections de 2021, à l'heure où le vote en ligne est accessible à tous.
J'appelle donc nos compatriotes, quelle que soit leur sensibilité politique, à voter aux élections consulaires. Aidez-nous à vous aider !
Quel est selon vous le plus grand défi auquel font face les Français de votre circonscription ?
Les besoins de nos compatriotes établis hors de France sont nombreux et complexes. Qu'il s'agisse de l'action sociale, des retraites, de l'éducation, des démarches administratives, de l'intégration des nouveaux arrivants, de l'accès aux soins, de la sécurité ou encore du soutien à la création d'entreprise, les attentes sont immenses.
Beaucoup a néanmoins été accompli ces dernières années. Le déploiement de France Consulaire et de l'identité numérique constituent de véritables avancées. Notre consulat est très efficace et je tiens à remercier toutes les équipes qui font un travail formidable.
Sur le dossier des retraites, les choses progressent concrètement. J'ai personnellement résolu 174 dossiers en souffrance et, grâce à mon action, un groupe de travail réunissant l'INSS, la CNAV et nos autorités consulaires se tient désormais tous les trois mois. Nous avons également obtenu la création d'un poste d'attaché social basé à Brasilia — ce qui, dans ce contexte budgétaire contraint, n'a pas été sans difficulté.
Je me suis également fermement opposé à la réforme de l'Agence pour l'enseignement français à l'étranger (AEFE), dont les modalités provoquent une hausse inacceptable des frais de scolarité. J'ai appelé à sa suspension immédiate et continuerai à me battre sur ce sujet.
Parmi d'autres enjeux, je tiens à rappeler la menace que représentait le projet d’ « impôt sur la nationalité », soutenu par la gauche, LFI et le RN. En octobre 2025, ce texte a failli être adopté à l'Assemblée nationale. C'est grâce à la mobilisation des députés LR qu'il a été rejeté à une voix près.
Enfin, rappelons que les élus consulaires sont également grands électeurs : ils participeront à l'élection de vos 12 sénateurs représentant les Français de l'étranger, ainsi que des membres de l'Assemblée des Français de l'étranger. Pour peser dans ces scrutins, il est impératif d'appartenir à des groupes parlementaires représentatifs. Je vous invite à consulter notre comité de soutien sur notre site — il témoigne de notre capacité à agir.
Nous voulons continuer et amplifier l'action que nous menons depuis cinq ans
Quelles sont les grandes lignes de votre programme ?
Nous voulons continuer et amplifier l'action que nous menons depuis cinq ans et qui, je le crois, est reconnue par tous.
Notre équipe n'a pas vocation à n'exister que le temps d'une élection : elle est au travail depuis longtemps, au service de l'ensemble de nos compatriotes, à qui nous rendrons des comptes régulièrement, comme nous l'avons toujours fait.
Notre programme s'articule autour de deux volets : l'un local, l'autre plus global.
Sur notre circonscription, il repose sur trois piliers
1. Action sociale et entraide
- Rassembler et coordonner les initiatives de solidarité en faveur de nos compatriotes en recherche d'emploi ou en grande difficulté ;
- Soutenir l'attribution de subventions aux associations françaises ;
- Accompagner nos concitoyens dans leurs démarches administratives et de protection sociale ;
- Défendre leurs droits aux équivalences de retraite, y compris les pensions de réversion, entre l'INSS et les caisses de retraite françaises ;
- Intervenir auprès de nos parlementaires pour soutenir les dossiers d'urgence ;
- Développer un dispositif d'aides pérenne pour les entrepreneurs individuels et micro-entrepreneurs — chantier sur lequel nous sommes déjà engagés ;
- Promouvoir le label *Entreprise Française à l'Étranger* (EFE) ;
- Soutenir la proposition de loi pour la création d'un fonds d'urgence pour les Français de l'étranger, adoptée au Sénat en octobre 2025 avec un budget d'un million d'euros — initiative de nos sénateurs LR Christophe Frassa et Ronan Le Gleut ;
- Organiser des conférences avec des intervenants spécialisés pour informer et aider nos compatriotes à mieux se protéger.
Deuxième pilier, les affaires consulaires :
- OEuvrer pour la simplification et la dématérialisation des démarches, afin de faciliter l'accès aux services pour nos concitoyens éloignés ou à mobilité réduite ;
- Défendre les intérêts de nos compatriotes auprès de l'Ambassade de France et du Consulat ;
- Accompagner les procédures de visas, mariages, naissances, décès et autres formalités ;
- Soutenir nos concitoyens lors de leur installation au Brésil comme lors de leur retour en France ;
- Communiquer régulièrement sur les actions menées par nos élus ;
- Faciliter la participation à la vie publique française : inscriptions électorales, registre consulaire, etc. ;
- Assurer des permanences régulières de nos conseillers élus et de leurs représentants pour vous accueillir et être à l'écoute de vos préoccupations, dans chacun des cinq États composant notre circonscription.
3ème pilier : l'enseignement et les bourses :
- Participer activement aux commissions des bourses scolaires pour une attribution juste et équilibrée au bénéfice de toutes les familles françaises dans le besoin ;
- Soutenir la création d'offres de formation françaises dans les différents États de la circonscription, en facilitant notamment l'accès au dispositif FLAM ;
- Animer la concertation entre les parents et les représentants de l'Éducation nationale française, en participant activement aux conseils d'établissement du Lycée International Français de São Paulo ;
- Accompagner l'accès aux études supérieures en France ;
- Nous battre contre la réforme de l'AEFE et ses conséquences sur les frais de scolarité.
4ème pilier . Défense des intérêts des Français de l'étranger — volet global
Au-delà de notre circonscription, nous entendons, avec notre comité de soutien, peser dans les débats nationaux pour défendre les intérêts de nos compatriotes établis hors de France.
Depuis huit ans, nous avons perdu des postes de professeurs titulaires ainsi que des effectifs dans nos ambassades et consulats, qui ont eux-mêmes subi de lourdes coupes budgétaires. Les Français de l'étranger sont trop souvent traités comme une variable d'ajustement — alors qu'ils constituent une diaspora indispensable au rayonnement de la France.
Les Français de l'étranger sont une chance pour notre pays, non des exilés fiscaux. Nous nous opposerons à toute tentative d'instauration d'un impôt fondé sur la nationalité.
Ce ne sont là que quelques exemples parmi tant d'autres. Les défis sont immenses — et nous sommes prêts à les relever. Nous l'avons déjà prouvé au cours de ces cinq dernières années.
Notre bilan complet et notre programme détaillé sont disponibles sur notre site : www.lafranceaucoeur.org
Je vous invite à nous soutenir en votant, fin mai, pour « La France au Coeur – L'expérience au service de nos compatriotes »







