Bertrand Dupont: candidat dans la 2e circonscription des Français de l’étranger

Par Vincent Bosson | Publié le 24/05/2022 à 10:00 | Mis à jour le 25/05/2022 à 10:43
Photo : Bertrand Dupont et Martiquet Frédérique / Divulgation
Bertrand Dupont et Martiquet Frédérique

Bertrand Dupont, candidat Les Républicains, UDI et Les Centristes aux élections législatives pour la 2e circonscription des Français établis hors de France, a accepté de répondre à nos questions :

 

Bertrand Dupont, pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?

Engagé depuis plus de 26 ans aux cotés des Français d’Amérique Latine et des Caraïbes, j'ai vécu plus de 8 ans en Argentine et réside depuis 18 ans à São Paulo, au Brésil. Entrepreneur et père de 2 enfants franco-argentins, je suis investi depuis de nombreuses années dans le tissu associatif. Je suis président de l’Union des Français de l’étranger – UFE Brésil et de l’Association des Bretons de São Paulo. En mai 2021 j'ai été élu Conseiller des Français de l’étranger pour la 3ème circonscription des Français du Brésil sur la liste « La France au Cœur ». je suis candidat de l’Union de la Droite, du Centre et des Indépendants aux élections législatives pour la 2ème circonscription des Français de l’étranger – Amérique Latine et Caraïbes.

 

Pourquoi avez-vous souhaité vous présenter aux prochaines élections législatives ?

L’action politique est le prolongement de mon engagement associatif au travers duquel j’ai aidé nombre de nos compatriotes depuis de nombreuses années sur notre circonscription. J’ai été élu aux élections des Conseillers des Français de l’étranger 2021 pour donner plus de poids à mes actions en faveur de mes concitoyens. C’est à la demande de ces derniers ainsi que de plusieurs conseillers élus sur notre continent que j’ai décidé d’amplifier cet engagement constant en présentant ma candidature pour devenir leur député dans la 2ème circonscription des Français de l’étranger.

 

Quel est votre rapport avec cette circonscription ?

Contrairement à la majorité des candidats à cette élection, je réside depuis plus de 26 ans dans notre circonscription. Mes enfants sont nés en Argentine. J’aime ce continent, j’y réside depuis plus de la moitié de ma vie. Dans ces deux pays j’ai toujours aidé mes compatriotes et fait partie de différentes associations. Je participe également à l’animation de la vie de nos communautés.

 

En quoi votre parcours est-il marqué par les préoccupations des Français de l'étranger ?

Nos compatriotes attendent des solutions, de la proximité, ils attendent qu’un député les défende enfin.

Ils ne veulent plus de candidats de circonstance parachutés comme c’est le cas par exemple de la candidate qui vient d’être investie par LREM/Ensembles ou le candidat LFI/NUPES. Avoir vécu, il y a plus de 18 ans, dans un pays de la circonscription, ne donne ni légitimité ni ne permet la connaissance profonde des problématiques. Y revenir 4 mois avant de se présenter avant une élection encore moins.

Où étaient-ils ces 5 dernières années ? Réponse, en France pour le candidat LFI et en Suisse pour la candidate LREM !

Qu’ont-ils fait pour aider nos compatriotes d’Amérique Latine et des Caraïbes pendant la pandémie ? Réponse, rien !

Je ne me présente pas par ambition mais pour obtenir enfin des solutions !

Trop de nos concitoyens se sont abstenus lors de l’élection présidentielle, ou ont voté blanc ou ont voté « utile ». L’élection législative est une autre élection. Les Français d’Amérique Latine et des Caraïbes ont l’opportunité de voter pour un député qui est l’un des leurs, un député qui les rassemble et les défendra au-delà des considérations partisanes.

Le vote du mois de juin et la possibilité de voter par internet sont l’occasion de faire entendre leur voix et de faire un vrai vote d’adhésion.

 

Comment voyez-vous le mandat de député ?

Je veux être dans l’action, l’écoute et la proximité. Je serai présent tant à l’Assemblée nationale que sur la circonscription. Je serai donc dans la démarche inverse de la députée sortante, élue LREM, qui n’a pas défendu les intérêts de nos compatriotes, et qui a abandonné notre circonscription et l’assemblée pour se présenter aux élections municipales du XIXème arrondissement de Paris.

D’ailleurs chez LREM/Renaissance, les investitures se répètent et se ressemblent, puisque leur candidate a quitté la République Dominicaine il y a plus de 18 ans et abandonne, elle aussi, la circonscription où elle a été élue Conseillère, il y a moins d’un an, en SUISSE ! Comment faire confiance à une nouvelle parachutée !

Voulons-nous une Paula Forteza 2 ?

Nos compatriotes veulent un député proche de leurs préoccupations, de terrain, un député qui ait fait ses preuves. Un député qui les défende, un député qui les rassemble.

Je veux également être en appui de l’action des 50 Conseillers et Délégués des Français de l’étranger élus en Amérique Latine et Caraïbes. Ils effectuent un travail de proximité remarquable et ont besoin d’un député disponible et compétent pour les aider dans leurs actions quotidiennes en faveur de nos compatriotes. Je souhaite également être le relai de l’Assemblée des Français de l’étranger à l’Assemblée nationale.

Sur un point de vue national je serai, comme toujours, dans un esprit constructif. J’appuierai le gouvernement quand les lois iront dans le bon sens et aurai une action législative afin de faire avancer les choses et améliorer la vie des Français de l’étranger.

Enfin, je trouve fondamental qu’un député des Français de l’étranger puisse travailler en synergie avec ses collègues, de quelque bord politique que ce soit, mais également avec le Sénat où nous sommes majoritaires. C’est pourquoi l’un de mes collaborateurs sera commun avec un Sénateur des Français de l’étranger.

 

Quels sont, selon vous, les défis qui attendent les Français de votre circonscription ?

Ils sont immenses surtout après 5 ans d’abandon, de réductions de nos droits et budgets. Rappelons que lors du dernier mandat plus de 311 postes de fonctionnaires ont été supprimés tout comme 512 postes de professeurs titulaires et de résidents. Le budget 2022 des bourses a encore été réduit de € 10 Millions alors que le nombre d’élèves dans le réseau AEFE augmente.  La liste est longue !

Nous avons même été interdit de retour en France à cause des motifs impérieux. Il a fallu l’action auprès du Conseil d’État de l’UFE, dont je suis le président au Brésil, pour obliger le gouvernement à respecter la constitution et permettre le retour de nos concitoyens dans leur pays.

Il est chaque fois plus difficile de joindre nos consulats qui doivent redevenir nos véritables mairies avec des moyens renforcés. Digitaliser les formalités c’est bien mais pas en supprimant un service de proximité.

J’ai un programme complet, détaillé et réaliste, basé sur mon expérience du terrain et la connaissance des préoccupations de nos compatriotes. Ce programme est transpartisan et n’a comme objectif que l’intérêt commun. Il est disponible sur mon site.

Il traite les problématiques liées à l’éducation, aux services consulaires, aux retraites (dont celles de réversion), aux aides sociales, à la lutte contre les violences intra-familiales, aux entrepreneurs Français de l’étranger, à la fiscalité, à la place et moyens dont devraient disposés nos élus locaux, au rayonnement de la France et évidemment à la protection de l’environnement.

 

Comment est organisée votre campagne et qui sont vos soutiens ?

C’est avant tout une campagne de terrain, d’écoute et de proximité. Je suis le seul candidat à avoir visité un très grand nombre de pays de notre circonscription et ce depuis plus de 3 mois. Ces visites ne sont pas basées sur le nombre d’électeurs mais sur ma volonté d’écoute et de compréhension des spécificités ainsi que des besoins locaux. C’est ainsi que je suis allé à Haïti et au Venezuela par exemple. Dans le cas de Haïti j’ai d’ailleurs déjà alerté les médias sur la problématique scandaleuse du lycée Français de Port au Prince. Ces derniers mois nous avons traité différents dossiers de retraites qui étaient à l’arrêt dans différents pays de la circonscription.

Cette campagne est complétée par des actions de mailing et des Webinaires.

J’ai la chance de pouvoir compter sur une équipe fantastique et mobilisée guidée par l’intérêt commun et le service aux autres. Elle est composée d’élus de notre circonscription, de tous bords politiques ou indépendants, mais également de membres de la société civile, de membres d’associations ainsi que d’élus en France.

Comme je l’ai expliqué, cette campagne s’inscrit dans la continuité d’actions entreprises depuis des années. C’est ainsi que nous travaillons, par exemple, sur des solutions en termes de protection santé et financement des entrepreneurs qui sont très avancées.

C’est dans cette continuité que c’est inscrit le choix de ma suppléante Frédérique Martiquet. Elle aussi est investie auprès de ses compatriotes depuis de nombreuses années. Elle travaille pour une agence du gouvernement français dans l’appui aux entrepreneurs dans l’industrie, les infrastructures et les CleanTech, mais est également vice-présidente de l’association des parents d’élèves du lycée Français de Bogotá et îlotière. Mère de 2 enfants, elle est une femme engagée au service de ses concitoyens.

Je suis un candidat de terrain. Je n’ai pas attendu la veille des élections pour agir !

 

Quels sont les axes de travail que vous souhaitez mener à bien si vous êtes élu ?

Je ne serai pas un député « aux ordres » du pouvoir ou des intérêts de la politique politicienne. Ce fut le cas de la majorité présidentielle ces 5 dernières années et on en voit le résultat. Ne faisons pas de nouveau le mauvais choix.

La gestion verticale du pouvoir doit cesser ! Nos concitoyens doivent être entendus et respectés. Les réformes doivent être faites.

Je souhaite avoir une action constructive afin de défendre l’intérêt de nos compatriotes ainsi que préserver les valeurs de la France, celles de « Liberté, Égalité et Fraternité », ainsi que défendre notre mode de vie et la laïcité. Il faut lutter contre le radicalisme, redonner à notre école, à notre système de santé et à notre justice les moyens de leurs actions et bien sûr lutter contre le réchauffement climatique.

Je défendrai sans relâche le projet que je propose à mes compatriotes ainsi que les propositions adoptées par le Sénat, rejetées à plusieurs reprises par la majorité LREM, visant à supprimer la CSG RDS pour les FDE hors Europe et la création du Fonds d’urgence pour les Français de l’étranger.

Je suis connu pour ma force de travail, ma ténacité, mon empathie, le respect de mes engagements et ma proximité. Ces valeurs guideront mon action de député au service de la France et de tous les Français d’Amérique Latine et des Caraïbes.

 

Pour plus d'informations: le site du candidat Bertrand Dupont

Vincent Bosson

Vincent Bosson

Formé en science de l’éducation et en sociologie, Vincent Bosson est photojournaliste installé à São Paulo, correspondant de lepetitjournal.com pour ses éditions au Brésil (Rio de Janeiro et São Paulo).
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