C’est à l’occasion de sa venue au Chili, à Santiago, le 30 mars à l’Institut de France pour une rencontre littéraire sur son roman Hotel Roma, que nous avons rencontré Pierre Adrian. À 34 ans, le jeune écrivain peut vivre aujourd’hui de sa plume et nous partager son amour de la littérature.


Une rencontre avec les étudiants de l'Université de Santiago
C’est à l’Institut de France, le lundi 31 mars, que les étudiants de l’université de Santiago ont pu rencontrer le jeune écrivain de 34 ans, Pierre Adrian. Lors de cette rencontre, il a pu présenter son roman biographique Hotel Roma, paru en 2024 aux éditions Gallimard, et en 2025 traduit en espagnol par Tusquets Editores. Mais tout commence pour lui, à la fin de ses études d’histoire et de journalisme. Alternant piges au sein de la presse et écriture de ses romans, aujourd’hui il vit à 90% de sa plume. Il publie un premier livre, La Piste Pasolini, en 2015, qui est rapidement salué par la critique et est récompensé en 2016 par le prix des Deux-Magots et le prix François-Mauriac de l’Académie française. Et les prix littéraires ne cessent de tomber au fil des productions du tout jeune écrivain. Son deuxième livre, Des âmes simples, est récompensé du prix Roger-Nimier, en 2017, la même année que sa parution. En 2022, c’est au tour de son roman, Que reviennent ceux qui vont loin, qui reçoit le prix Jean-René Huguenin. Aujourd’hui, cela fait 5 ans, que Pierre Adrian a déposé ses valises dans les vestiges de la capitale romaine.
Mais pour cette rencontre, il n’a pas eu besoin de parler italien. Pour sa première fois en Amérique du Sud, il atterrit à Santiago du Chili. Malgré le fait que le jeune écrivain ne parle pas d’un mot l’espagnol, il a tout de même réussi à tenir son jeune auditoire en haleine. L’objectif de cette rencontre était double : parler de son livre Hotel Roma, mais également sensibiliser à la littérature. Sa proximité générationnelle avec les étudiants permet une meilleure projection des jeunes dans le métier d’écrivain : l’écriture est possible. Mais pour commencer à écrire, il faut d’abord lire. « Ce qu’ils ont fait, tu peux le faire. Écrit des livres, tu les liras ensuite », cette citation de Jules Renard extraite de son livre Poils de carotte, résonne tout particulièrement dans la démarche littéraire de Pierre Adrian. Il a d’abord vécu dans l’admiration des écrivains des livres qu’il lisait, avant de se lancer lui-même dans le grand bain de l’encre et de la plume. Comme il l’explique, « on écrit d’abord en lisant les autres ».

« Le Chili est un pays de poètes et de volcans »
En préparant sa venue au Chili, Pierre Adrian s’est mis à la page en ajoutant à sa bibliothèque de nombreux écrivains de cette terre aux multiples paysages. De Roberto Bolano à Gabriela Mistral, en passant par Pablo Neruda et Enrique Lihn, le français s’est essayé à la littérature chilienne. Mais ce dont il a raffolé avant tout, ce sont les poèmes qui bercent ce pays latino. Comme le dit si justement le professeur qui l’accompagne durant la rencontre avec les étudiants de l’Université de Santiago : « Le Chili est un pays de poètes et de volcans ». C’est donc en quittant ses ruines romaines, avec sa valise remplie de poèmes qu’il est venu découvrir le Chili et ses nombreuses facettes.
Cette année, aux éditions Actes Sud, l’écrivain signe un roman biographique qui revient sur les pas de l’Américain Jack Kerouac venu dans le Finistère à la recherche de ses origines bretonnes. Le Rêve inachevé de Jack Kerouac est né dans un premier temps, d’une documentation et d’une recherche sérieuse agrémenté d’un voyage suivant l’itinéraire vieux de 60 ans de Jack Kerouac. Le jeune écrivain est obsédé par les traces du passé et par ce que les gens peuvent laisser derrière eux. Ce roman est aussi un voyage spirituel et littéraire sur les traces d’un écrivain qu’il aime et qu’il admire. À l’heure d'aujourd'hui, il vient tout juste de rendre les épreuves de son dernier roman qui paraîtra en août. Le Pays des étés, un roman qui s’articule autour de la vente d’une maison de famille en Bretagne avec toutes les conséquences qu’elle comporte, est à retrouver à la rentrée littéraire.
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