Édition internationale

L’acteur Pedro PASCAL attaque la marque de spiritueux chilien Pedro Piscal

L’acteur chileno-américain José Pedro Balmaceda Pascal, plus connu sous le nom de Pedro Pascal, a lancé une bataille juridique pouvant aller jusqu’à la Cour Suprême du Chili contre le producteur de spiritueux David Herrera pour avoir baptisé son pisco, eau-de-vie de vin : Pedro Piscal.

main qui renverse spiritueux dans des verres main qui renverse spiritueux dans des verres
Écrit par Justine Bosco
Publié le 23 avril 2026

 

 

La marque de spiritueux chilienne Pedro Piscal naît de l’assemblage du nom de cépage, Pedro Jiménez, qui permet de produire le pisco et de la contraction du fameux cocktail chilien piscola, un mélange de pisco et de coca-cola, devenant Piscal. C’est en 2023 que David Herrera dépose le nom de sa nouvelle entreprise de pisco auprès de l’Institut de la Propriété Intellectuelle, et ce sans encombre quelconque. Vendant son élixir chilien à 40° dans les 14€ environ, David Herrera ne se douta pas recevoir par la suite plusieurs emails d’avocats de la star chilienne ayant posé ses valises à Los Angeles en Californie. 

 

Ce dernier dénonce des pratiques commerciales trompeuses où le nom de cette marque, aux sonorités hollywoodiennes, est « incontestablement inducteur à l'erreur ou à la confusion » pour le consommateur qui pourrait croire que c’est l’acteur de Narcos qui se cacherait derrière cet alcool local, d’après les propos recueillis par El Pais. Étant déjà l’égérie de la bière Corona et du vin chilien Casillero del Diablo, Pedro Pascal et ses avocats voient une forme de concurrence à leurs partenaires et cette marque “peut être nuisible” à l’image de l’acteur chileno-américain. 


 

Un bras de fer juridique

David Herrera se défend en expliquant au Guardian : « Nous n’utilisons ni le visage ni l’image de cet homme. Nous vendons simplement un bon produit. ». L’étiquette de l’alcool du Jaguar de l’Amérique du Sud affiche, en effet, un homme et un chien avec en fond la Vallée de l’Elqui, là où est produit le pisco. Le caviste chilien réclame, avec ses avocats, une vidéo via Zoom de l’acteur présentant ses preuves contre eux afin qu’il soit responsable de ses affirmations. L’avocat du producteur explique, d’après El Pais : « Ce précédent est pertinent pour renforcer le fait qu'au Chili, les règles de libre concurrence et de protection des marques sont appliquées sans distinction d'identité des parties ». Ce contentieux pourrait durer jusqu’à deux ans et potentiellement être porté devant la Cour Suprême du Chili à Santiago, la capitale. 

 

Le cabinet d’avocat, défendant le caviste, a déjà fait face à ce genre d’affaires et les a remportées haut la main. Ils ont accompagné en 2020, la boulangerie Superpan face à la maison d’édition américaine DC Comics, concernant le personnage de Superman. L'entreprise de lavage de voiture se nommant StarWash, aussi suivi par le même cabinet d’avocats, a réussi à conserver son nom de marque malgré les attaques de Lucasfilm. On peut aussi rappeler les problèmes rencontrés par la marque Harry Plotter, une société d’impression et de publicité, face à Warner Bros pour ses consonances avec la célèbre fiction Harry Potter.


 

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