Ils viennent de France, d’Algérie, de Suisse, d’Espagne ou encore du Mexique. Tous sont étudiants en échange à Pékin, à la Beijing Foreign Studies University. Entre découvertes, échanges et curiosité, ils nous racontent leur premier mois dans la capitale chinoise.


Je voulais comprendre la pensée chinoise
Pourquoi avoir choisi la Chine comme destination d’échange ?
Juliette (étudiante à Sciences Po Bordeaux) : Cela fait deux ans que j'apprends le chinois en cours du soir, à côté de mes études. Mes professeures, qui étaient chinoises, m'ont beaucoup initiée à la culture chinoise et m'ont appris beaucoup de choses. Cela m'a vraiment donné envie d'aller approfondir cet apprentissage.
Lucia (étudiante suisse en anthropologie sociale à Fribourg) : Je suis venue il y a deux ans pour rendre visite à un ami qui était ici, en échange à Pékin. Nous avons visité la ville ainsi qu’une partie de la Chine, et j’ai beaucoup aimé. Quand l’occasion s’est présentée, je me suis dit que je voulais y retourner.
Ali (étudiant à Sciences Po Bordeaux) : Je suis passionné de relations internationales et de géopolitique. J'ai pensé, en faisant mon choix, que la Chine devenait de plus en plus une plaque tournante de la stabilisation internationale : elle participe beaucoup aux financements et aux investissements dans le Sud global. J'ai de la famille en Algérie et j'y ai vécu. J'ai vu l'arrivée massive d'investisseurs et de travailleurs chinois, ainsi que la montée en puissance du pays sur le continent africain.
Emilio (étudiant mexicain en philosophie) : J'ai décidé d'étudier à la BFSU parce que je voulais comprendre les valeurs fondamentales de la pensée et de la philosophie chinoises. Mon objectif final est de comprendre la Chine à un niveau plus abstrait, en m'ouvrant à de nouvelles perspectives de vie. De la même manière qu'en Occident nous devons comprendre Platon, Aristote ou la Bible, nous devons aussi comprendre Confucius, Lao Tseu et le bouddhisme Mahayana, pour mieux nous comprendre nous-mêmes.
La Chine est un choix de mobilité pertinent
Quelle image aviez-vous de la Chine avant de venir ?
Juliette : En réalité, c'était un mélange de positif et de négatif. C'était positif parce que je savais que la Chine était très technologique et très avancée, et que le coût de la vie n’allait pas être très élevé. Au quotidien, cela allait être un avantage.
Celia (étudiante espagnole en relations internationales) : Avant d'arriver, mes attentes étaient de découvrir une ville très différente de celles que je connaissais en Occident, que ce soit par son histoire ou ses traditions.
Ali : La Chine cherche à être bien vue dans les institutions supranationales : elle participe beaucoup aux organes de l'ONU et prend notamment une place importante dans des organisations comme l'OMS. Je pense aussi qu'elle a beaucoup à offrir et qu'elle est, pour l'instant, moins rayonnante au niveau culturel que les États-Unis. Je voulais donc découvrir cette culture.
Amy (étudiante à la Sorbonne) : Je n’avais pas d’attentes particulières. Je ne connaissais pas spécialement ce pays. Mais, en lien avec mes études en relations internationales, je me suis dit que c’était un choix pertinent d’aller en Chine dans le cadre de ma mobilité.
Dépasser la barrière de la langue
Comment s'est passé ce premier mois ?
Sara (étudiante espagnole en relations internationales) : J’ai été très surprise par ce premier mois, que ce soit par la culture ou par la manière dont sont organisées les démarches et la communication avec les étudiants étrangers. Cette façon de faire est très différente de mes habitudes espagnoles, ce qui est assez dépaysant.
Amy : Ce sont de belles découvertes pour le moment. Pékin est une très belle ville et chaque quartier est très différent. C'est ce que j'aime : c'est une ville immense, mais il y a beaucoup d'atmosphères différentes selon les endroits. C'est ce qui m'a vraiment surprise, dans le bon sens. On peut avoir des choses très modernes et des choses très anciennes en même temps.
Émilie (étudiante à Sciences Po Paris) : Pékin est une ville très riche, et on a déjà eu l'occasion de visiter beaucoup de lieux historiques. Cela m'a particulièrement plu. Un autre aspect positif, c'est qu'ils sont très patients avec nous. Tout le monde prend le temps d'aller au-delà de la barrière de la langue, alors que cela peut être difficile pour tout le monde.
Emilio : Mon premier mois en Chine a été plein de découvertes, de surprises et de difficultés. Cela peut être effrayant d'interagir avec une culture totalement différente au début, mais cela en vaut certainement la peine. Les Chinois sont très accueillants, pragmatiques et amicaux. La culture est également très belle et incroyable.
J'aimerais en apprendre d'avantage sur la Chine
Qu'attendez-vous de la suite ?
Celia : Dans le futur, j’aimerais mieux connaître les perspectives de la population chinoise sur le reste du monde. Je veux également en apprendre davantage sur la politique étrangère du pays, comme c’est le cas dans le cadre de mes cours.
Lucia : J'aimerais bien faire la connaissance de personnes chinoises. Une fois qu'on a engagé la discussion avec elles, je trouve qu'elles sont assez curieuses. J'aimerais aussi visiter davantage la ville et mieux connaître son histoire. Sinon, j'aimerais bien faire un cours de cuisine. J'ai vraiment hâte, parce que cela me manque de cuisiner et que j’ai envie de découvrir les spécialités chinoises.
Emilio : J'aimerais continuer à comprendre la Chine à la fois comme culture et comme pays, à la fois ancien et contemporain, avec une perspective globale. Et j'espère que ce sera le début d'un parcours professionnel durable en Chine.
Ali : J’espère apprendre comment les Chinois pensent leur culture et leur place dans le monde actuel. Et, évidemment, continuer à découvrir les spécialités culinaires du pays.
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