TEST: 3277

Mois de la Femme : rendez-vous avec la pétillante Chloe Brunold

Par Portraits de Femmes - avec le soutien de Rue du Paradis | Publié le 07/03/2019 à 20:26 | Mis à jour le 03/09/2019 à 19:58
Photo : Chloe Brunold
Chloe Brunold

Chloe Brunold a reçu Le Petit Journal dans son show-room de SoHo. Ce qui frappe quand Chloe ouvre la porte, outre l’aspect cosy et agréable des lieux, c’est le sourire et l’énergie que dégage la jeune femme. Chloe fait partie de ces femmes qui, le sourire vissé aux lèvres, sont pleines de peps et d’attention pour l’autre.

Chloe est entrée sur le marché du travail alors qu’elle était toute jeune. Elle avait la responsabilité d’un restaurant à Ménilmontant. En quelques mois, elle a transformé un restaurant alors peu fréquenté en un lieu très animé avec une clientèle fidèle. Elle le précise « nous sommes passés de 4 à 60 couverts par service ». Un succès qu’elle doit certainement à sa personnalité si enjouée, mais aussi à son investissement personnel. Puis, elle est débauchée par un de ses clients et la voilà commerciale chez Darty où elle explose les ventes. 

Mais elle a envie de quelque chose d’autre, quelque chose de nouveau. Et voilà Chloe qui part dans le Connecticut comme fille au pair. Nous sommes en 2008. Après une année passée dans une famille adorable avec qui elle est toujours en contact, elle revient à Paris. Elle a une petite vingtaine d’année et elle se sent prête à faire des études. Elle commence avec un BTS dans le domaine commercial. Elle qui n’avait jamais aimé l’école se prend de passion pour les études. « Je n’allais pas m’arrêter en si bon chemin » dit-elle, son éternel sourire aux lèvres. Elle poursuit en école de commerce Négocia avec un Master en alternance. C’est là que la jeune Chloe fait son entrée dans le monde des tailleurs pour hommes. Ces 5 années d’alternance lui permettent d’apprendre le métier et de participer à l’ouverture de deux nouvelles boutiques à Paris. Elle travaille chez Samson.

La fin du Master approche et elle doit valider ses études par un stage qu’elle trouve dans une banque en Suisse. Mais chez Samson, on la convainc de partir à New York effectuer son stage chez un autre tailleur pour homme.

Attirée par cette ville qu’elle adore, la voilà de retour aux USA. Elle ne quittera finalement plus New York, puisque lors de son stage, elle y rencontre son futur partenaire, à la ville comme à la scène. 

Ensemble, avec Charles, son mari, ils créent Monsieur Brunold. Ils proposent des chemises, des vestes et des manteaux haut de gamme, fabriqués en Europe, à une clientèle new-yorkaise qu’ils ne cessent de développer. D’une boutique à SoHo, ils décident ensemble de prendre un show-room, beaucoup plus confidentiel et qui correspond plus à leur image et à ce qu’attendent leurs clients. Chloe et Charles Brunold visitent leur usine de fabrication en Roumanie, tenue par un français, une fois par an. Chloe est fière de le dire « Dans cette usine, il y a une crèche, ce qui permet aux mamans de travailler plus sereinement ». Si Chloe habille les hommes, elle s’inquiète du bien-être des femmes qui participent à la confection des articles haut de gamme que leurs clients attendent environ 6 semaines.

Dans ce monde très masculin, elle doit s’imposer et toujours prouver ses compétences. Mais sa clientèle est vite conquise tant par sa bonne humeur, son empathie que par sa maîtrise de ce métier qu’elle adore.

Elle reconnaît qu’à Paris, elle n’aurait jamais pu avoir les responsabilités qu’elle a aujourd’hui. « Ici, on peut être ce que l’on veut, sans le regard de l’autre » commente-t-elle. Habiller des hommes à Paris l’a souvent mise dans ces situations désagréables où certains hommes ont eu des attitudes déplacées. De ce côté de l’Atlantique, Chloe n’a jamais connu ces moments détestables.

Dans cette ville des possibles et de la tolérance qu’elle adore, Chloe le reconnaît, la vie est agréable, dynamique et sereine à la fois. Et dans la vie de Chloe, il n’y a pas que Monsieur Brunold, le show-room et Monsieur Brunold, sa moitié, il y a aussi la mini Gnocchi, sa petite teckel à qui elle voue un amour démesurée. D’ailleurs, Chloe aime tellement les chiens qu’elle dédie une partie de son temps libre à faire du bénévolat dans des centres de la ville pour chiens abandonnés. Parce que donner de son temps, de soi est important pour la jeune femme. La pétillante Chloe le dit « rien n’est impossible à New York. What goes around, comes back around ».

 

Un grand merci Chloe pour ta bonne humeur, mais aussi pour faire partie de nos 31 femmes de mars.

 

 

Pour en savoir plus sur Monsieur Brunold :

https://www.monsieurbrunold.com

 

Article rédigé par Rachel Scharly, rédactrice en chef de l’édition New York du Petit Journal.

 

 

 

1 Commentaire (s) Réagir
Commentaire avatar

Laurene Hamilton ven 08/03/2019 - 00:53

Mini Gniocchi c'est pas mal du tout comme nom ;-)!

Répondre

Soutenez la rédaction New York !

En contribuant, vous participez à garantir sa qualité et son indépendance.

Je soutiens !

Merci !

De la part de toutes les équipes de Lepetitjournal.com

À lire sur votre édition locale