Édition internationale

« La sécurité est la priorité » le quotidien des Français sous tension à Minneapolis

Depuis le début de l'année 2026, Minneapolis est secouée par des manifestations et des violences liées aux opérations de la police de l’immigration (ICE). Après la mort de deux citoyens américains, les affrontements pèsent sur la vie de la ville. Les Français installés sur place suivent la situation de près et nous racontent leur quotidien.

minneapolis vague de manifestants protestants dans les ruesminneapolis vague de manifestants protestants dans les rues
©E4C
Écrit par Lepetitjournal.com International
Publié le 27 janvier 2026, mis à jour le 28 janvier 2026

 

 

 

Minneapolis, la plus grande ville du Minnesota, est devenue le théâtre de confrontations entre les manifestants et les agents fédéraux. Le 7 janvier, Renee Good, une Américaine de 37 ans, a été tuée par des agents de l’ICE. Quelques semaines plus tard, le 24 janvier, Alex Pretti, infirmier de 37 ans et père de famille est abattu lors d’une manifestation contre la police de l’immigration. Les manifestations à Minneapolis ont lieu principalement en réaction aux violences des agents de l’ICE et aux décès récents de citoyens américains. Les habitants protestent contre des abus et une répression excessive envoyés par l’administration de Donald Trump pour contrôler l’immigration. 

 

« Je comprends complètement le combat et les soutient. »

 

Le quotidien des expatriés à Minneapolis bouleversé

Des manifestations ont lieu régulièrement dans le centre-ville et aux abords des bâtiments de l’ICE, et jusqu'à l’aéroport international de Minneapolis. Des milliers de personnes y participent, malgré les températures glaciales. Certaines zones restent sensibles, la police locale recommande d’éviter ces secteurs, notamment le soir. Monique, une Française âgée 34 ans installée depuis sept ans à Minneapolis, nous raconte : « Je n’ai pas participé aux manifestations (...), mais je comprends complètement le combat et les soutient. On a besoin de justice et de protection dans cette ville ».

 

 

 

 

Elle explique se sentir concernée par la situation, même si elle n’est pas physiquement impliquée dans les manifestations, mais que cela l’impacte quotidiennement « Depuis ces manifestations, je fais attention à chaque sortie. Je prends ma voiture plutôt que le bus, j’évite le centre-ville. La ville est tendue, mais on sent aussi de la solidarité entre voisins. ». La sécurité n’est pas seulement physique : le stress lié à la violence, aux tensions politiques et à l’incertitude juridique pèse sur les expatriés. La jeune femme raconte avoir vu l’ICE patrouiller près de son quartier : « Ils sont venus en force à quelques rues de chez moi. J’ai entendu les sirènes et vu des agents habillés en noir cagoulés. Cela fait un peu peur, mais je sais que rester chez moi est la meilleure chose à faire. ».

Malgré tout, elle ne pense pas quitter la ville « Minneapolis reste ma ville, j’y ai des amis et un travail que j’aime. Mais je surveille la situation et je suis prête à partir si elle devient incontrôlable. La sécurité est devenue une priorité ».

 

La ville de Minneapolis reprend son souffle

Malgré ces tensions, la vie continue. Les commerces et les écoles restent ouverts, mais certains lieux publics sont temporairement fermés lors des manifestations. Le maire de Minneapolis et le gouverneur du Minnesota discutent d’un retrait progressif de la police de l’immigration et appellent à ce que les enquêtes sur les décès soient menées par les autorités locales plutôt que fédérales. Le début du retrait est prévu pour le mardi 27 janvier. Ce retrait est perçu comme une réponse en signe d’apaisement face aux manifestations. 

L’ex-président américain Joe Biden a vivement condamné les événements, dénonçant une violence qui “viole les valeurs les plus fondamentales” des États-Unis. Suites à des images relayées dans les médias, notamment commentées par l’animateur Jimmy Kimmel lors de son émission, déclarant « Les autorités refusent d’admettre qu’il s’agissait d’une erreur. ».

 

 

Certaines zones restent sensibles, le ministère des Affaires étrangères recommande aux Français de rester informés, d’éviter le centre-ville et tout rassemblement, et de limiter leurs déplacements si nécessaire. Les coordonnées d’urgence ont été transmises aux Français inscrits au registre consulaire.


 

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