Dans le cadre de la campagne des élections consulaires 2026, nous donnons la parole aux têtes de liste pour la 3e circonscription des Français établis hors de France en Allemagne. Thomas Grenot se présente pour la liste Union des Français d’Allemagne du Sud - Alliance de Droite, du Centre et des Independants.


Pouvez-vous vous présenter en quelques phrases ?
Je m’appelle Thomas Grenot. Je suis âgé de 49 ans et originaire d’Annecy, en Haute-Savoie. Marié, je suis père de deux enfants franco-allemands.
Installé en Allemagne depuis juin 2004 pour des raisons professionnelles, j’ai vécu dix ans à Munich avant de m’établir à Nuremberg en 2014, où nous résidons aujourd’hui en famille.
J’exerce actuellement deux activités en tant qu’indépendant. D’une part, je suis conseiller financier et j’accompagne les Français et francophones installés en Allemagne dans la gestion et l’optimisation de leurs finances. D’autre part, je suis agent commercial pour des salons professionnels français en Allemagne et en Autriche, avec pour mission de promouvoir ces événements et d’y attirer des entreprises allemandes et autrichiennes.
Par ailleurs, je me suis engagé activement dans la vie associative et institutionnelle française à l’étranger. J’ai notamment été vice-président de l’UFE Bavière ainsi que de l’Union des Français de Franconie. J’ai également exercé un mandat de conseiller consulaire de 2014 à 2021.
Que représente pour vous la mission principale de conseiller des Français de l'étranger ?
Être conseiller des Français de l’étranger, ce n’est pas une fonction symbolique : c’est un mandat de terrain, au service direct de nos compatriotes.
Pour moi, la mission principale est claire : défendre concrètement les intérêts des Français établis en Bade Wurtemberg et en Bavière, souvent confrontés à des réalités spécifiques que l’on mesure mal depuis Paris. Cela suppose d’être présent, accessible, et surtout à l’écoute — pas seulement en période électorale, mais en permanence.
C’est aussi savoir se battre pour faire bouger les lignes : améliorer l’accès aux services publics, soutenir nos écoles, protéger les plus fragiles et simplifier des démarches trop souvent complexes. Un conseiller efficace ne se contente pas de relayer, il agit, il propose, et il obtient des résultats.
Enfin, c’est porter une voix : celle de Français engagés, mobiles, ouverts sur le monde, mais qui attendent d’être pleinement considérés par la République.
En résumé, c’est un rôle d’action, d’exigence et de responsabilité.
Comment avez-vous constitué votre liste ?
Avec Dominique Mier-Garrigou, nous avons fait le choix d’une démarche à la fois politique et de terrain, en constituant une liste cohérente, engagée et tournée vers l’action. Nous avons rassemblé des femmes et des hommes issus de la droite et du centre, encartés ou non, qui partagent des convictions fortes : le sens des responsabilités, l’attachement à la France et la volonté de défendre concrètement les intérêts des Français établis en Allemagne.
Au-delà des sensibilités politiques, c’est une équipe unie par une même exigence d’efficacité et de proximité que nous avons construite. Tous nos colistiers sont profondément ancrés dans la vie franco-allemande de leur région. Ils sont engagés au quotidien dans les associations, les réseaux économiques, les établissements scolaires ou encore les initiatives citoyennes. Cette connaissance fine du terrain nous permet de porter des propositions réalistes, adaptées aux besoins concrets de nos compatriotes.
Notre démarche est claire : dépasser les logiques partisanes stériles pour privilégier une action utile, pragmatique et visible. Nous voulons une représentation qui ne soit pas simplement symbolique, mais réellement au service des Français de l’étranger, capable de faire remonter leurs préoccupations et d’obtenir des résultats.
Stratégiquement, notre liste incarne une droite et un centre responsables, ouverts et ancrés dans la réalité des expatriés. Nous assumons de proposer une alternative crédible, fondée sur l’expérience, la compétence et la capacité à fédérer. Dans un contexte où les attentes sont fortes — notamment sur les questions d’éducation, de pouvoir d’achat, d’accompagnement administratif et de sécurité — nous voulons être une équipe qui agit, qui propose et qui obtient.
C’est cette combinaison d’engagement local, de cohérence politique et d’ambition collective qui a guidé la constitution de notre liste.
Pourquoi est-il important pour les Français de l’étranger de prendre part à ces élections consulaires ?
Participer aux élections consulaires est essentiel pour les Français de l’étranger, car ces élections sont souvent les plus proches de leur réalité quotidienne. Les conseillers des Français de l’étranger jouent un rôle direct dans la vie des expatriés : ils sont leurs relais auprès des consulats, défendent leurs intérêts et portent leurs préoccupations, qu’il s’agisse d’éducation, de protection sociale, de fiscalité ou encore de sécurité.
Voter, c’est donc s’assurer que sa voix est entendue et que ses besoins spécifiques sont représentés. C’est aussi renforcer la légitimité de ces élus, qui agissent concrètement pour améliorer les services publics à l’étranger.
Enfin, dans un contexte où l’éloignement peut parfois donner le sentiment d’être déconnecté de la vie démocratique française, participer à ces élections est une manière forte de rester acteur de la citoyenneté et de maintenir un lien vivant avec la République.
Quel est selon vous le plus grand défi auquel font face les Français de votre circonscription ?
Le principal défi auquel font face les Français établis en Bade-Wurtemberg et en Bavière est sans doute celui de la conciliation entre intégration locale et maintien du lien avec la France.
D’un côté, ces régions allemandes offrent un environnement économique dynamique, avec de nombreuses opportunités professionnelles, ce qui attire beaucoup de Français. Mais cette intégration suppose de surmonter plusieurs obstacles concrets : la maîtrise de la langue allemande, la compréhension des systèmes administratifs et fiscaux, ou encore l’accès au logement et aux services.
D’un autre côté, il est essentiel pour ces Français de préserver leurs droits et leur identité française. Cela passe notamment par l’accès à l’éducation française pour leurs enfants, la continuité des droits sociaux, ou encore la simplification des démarches administratives à distance.
Enfin, un enjeu croissant est celui de la représentation et de la visibilité : beaucoup de Français expriment le besoin d’être mieux informés, accompagnés, et entendus dans leurs spécificités de vie transfrontalière.
Répondre à ces défis implique donc de renforcer les dispositifs d’accompagnement, de fluidifier les démarches entre les deux pays, et de soutenir activement les structures qui font vivre la communauté française localement.
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