Édition internationale

Audrey Leclerc pour la liste Engagement écologiste et citoyen en Allemagne du Sud

Dans le cadre de la campagne des élections consulaires 2026, nous donnons la parole aux têtes de liste pour la 3e circonscription des Français établis hors de France en Allemagne. Audrey Leclerc se présente pour la liste Engagement écologiste et citoyen en Allemagne du Sud — ECAS Liste soutenue par les Ecologistes (EELV) et BUndnis 90/Die Grünen.

Audrey LeclercAudrey Leclerc
Écrit par Lepetitjournal Munich
Publié le 7 mai 2026, mis à jour le 8 mai 2026

Pouvez-vous vous présenter en quelques phrases ? 

Nous sommes des militant·es de Bavière et du Bade-Wurtemberg, issu·es des mondes politique et associatif, pour qui les urgences écologiques, sociales et démocratiques sont des priorités. Écologistes engagé·es (BUND, SoLawi, Fresque du Climat…), chez EELV ou Bündnis 90/Die Grünen, nous travaillons de manière participative et collaborative, toutes générations confondues.

Fondé fin 2020, notre collectif Engagement écologiste et citoyen en Allemagne du Sud (ECAS) promeut l’engagement citoyen, défend le réseau culturel, l’enseignement du français et le tissu associatif des Français·es en Allemagne du Sud. Nous menons des actions concrètes, impulsons des synergies associatives, et avons déjà présenté une liste aux élections consulaires de 2021. Face à la montée de l’extrême droite, nous sommes inquiets et déterminés à nous mobiliser également contre toutes les formations politiques qui facilitent sa progression. C’est une responsabilité historique : il faut se souvenir du passé pour agir aujourd’hui.

Je suis honorée de représenter ce collectif pour les élections consulaires de 2026. Expatriée en Allemagne depuis près de 12 ans, maman d’une petite fille franco-allemande, j’ai un parcours marqué par l’engagement écologiste et social, de la recherche macro-économique à la coordination de projets européens. Élue conseillère des Français·es de l’étranger en 2021, je m’investis pour des services consulaires de proximité, une démocratie participative et l’accompagnement des Français·es, notamment sur les enjeux d’éducation bilingue et d’intégration professionnelle.

 

Que représente pour vous la mission principale de conseiller des Français de l'étranger ?

La mission principale d’une conseillère des Français·es de l’étranger, c’est d’abord et avant tout d’aller à la rencontre des citoyen·nes, de se déplacer sur le terrain et de faire du lien. Ce rôle, souvent méconnu, est celui d’un·e facilitateur·rice : créer des synergies entre les acteurs locaux, faciliter l’accès aux subventions pour concrétiser des projets, et surtout, être à l’écoute de ce qui se vit sur le terrain pour nourrir le travail parlementaire (les conseillères et conseillers élisent les sénatrices et sénateurs des Français·es de l’étranger).

C’est exactement ce que nous avons fait ces cinq dernières années, avec mon collègue Frédéric Zucco et avec le collectif ECAS. À chaque déplacement dans la circonscription, nous avons systématiquement rencontré les associations, les institutions françaises et franco-allemandes présentes, et organisé des événements avec le collectif : conférences sur la sobriété énergétique, Fresques du Climat, activités pour enfants dans les instituts français ou franco-allemands. Notre objectif ? Être au plus près des réalités locales, relayer les besoins et les initiatives, et surtout, permettre à chacun·e de s’emparer des enjeux qui nous concernent toutes et tous. 

 

Comment avez-vous constitué votre liste ? 

Nous avons constitué notre liste tout naturellement avec les membres du collectif volontaires. Chaque personne de la liste est active sur le terrain et souhaite contribuer à porter nos valeurs. Nous sommes répartis sur toute la circonscription dans de petites villes comme dans les plus grandes! Nous souhaitons représenter la diversité des Français·es d’Allemagne du sud et porter une attention particulière aux initiatives créés en dehors des grands centres urbains qui concentrent les institutions françaises et franco-allemandes. 

 

Pourquoi est-il important pour les Français de l’étranger de prendre part à ces élections consulaires ?

Les élections consulaires sont un moment clé pour les Français·es de l’étranger. Sur le terrain, il est crucial d’avoir des conseiller·ères légitimé·es par un vote fort pour défendre au mieux les intérêts des Français·es en Allemagne du Sud. Une bonne représentation démocratique nous permet d’agir avec plus de poids, de porter leurs préoccupations et de concrétiser des projets associatifs. Au niveau national, les conseiller·ères des Français·es de l’étranger forment le collège électoral qui élit les sénateur·rices des Français·es de l’étranger. Ces élu·es participent directement à l’élaboration des lois. Face à la montée des forces réactionnaires, chaque bulletin de vote compte pour contrer leur influence et défendre les valeurs d’écologie, de justice sociale et de démocratie. Les élu·es écologistes ont prouvé leur engagement : ces dernières années, nous avons tenu nos promesses en élisant deux jeunes sénatrices, qui luttent pour nos idées et transforment le visage de l’institution, Mélanie Vogel et Mathilde Ollivier. Votre vote a donc un impact direct, à la fois local et national. 

 

Quel est selon vous le plus grand défi auquel font face les Français de votre circonscription ?

Les Français·es de l’étranger font face à de nombreux défis communs, comme celui par exemple de l’égalité des droits pour la retraite, l’accès à l’information dans leur pays d’accueil (divorce, précarité, victimes de violences, etc.), ou encore l’intégration des femmes sur le marché du travail. Mais si nous devions en retenir un, ce serait le maintien d’un service public consulaire de qualité. 

S’inscrire au registre des Français·es de l’étranger est un geste simple et important. Pourtant, beaucoup l’ignorent : le niveau des services publics consulaires dépend directement du nombre de Français·es inscrit·es et de l’activité consulaire des postes comme par exemple, le nombre de papiers d’identités délivrés. En Bade-Wurtemberg, beaucoup font leurs démarches en zone frontalière et ne voient pas l’intérêt de s’inscrire. Pourtant, cela a un impact direct sur les ressources consulaires allouées : tournées consulaires, bureaux de vote, moyens humains… Tout est calculé en fonction des chiffres officiels.

Or, aujourd’hui, ces chiffres ne reflètent pas la réalité du terrain, ni en Allemagne du Sud ni dans les autres circonscriptions. Ces dernières années, aucune campagne de promotion du registre n’a été lancée politiquement. L’administration fait ce qu’elle peut, mais il manque une impulsion forte du gouvernement sur le sujet! Avec l’ECAS, nous avons distribué à des événements français et franco-allemands un flyer spécifique sur la question mais l’engagement citoyen ne peut pas combler ce travail essentiel pour les Français·es de l’étranger. 

 

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