Édition internationale

Munich Security Conference 2026 : ce qu’il faut retenir

La 62e édition de la Conférence de Munich sur la sécurité s’est tenue du 13 au 15 février 2026 à Munich. Comme chaque année, des chefs d’État, ministres, diplomates et experts du monde entier se sont réunis pour discuter des grands enjeux internationaux. Dans un contexte marqué par les tensions géopolitiques et les crises régionales, plusieurs thèmes forts se sont dégagés.

drapeaux de l'Union Européenne drapeaux de l'Union Européenne
© Lukas S - Unsplash
Écrit par Diego Renart
Publié le 16 février 2026, mis à jour le 17 février 2026

Qui était présent ?  

La conférence a rassemblé des dirigeants et responsables politiques. Parmi eux, Emmanuel Macron, Olaf Scholz, chancelier allemand, et Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, ont pris part aux débats. Du côté américain, le secrétaire d’État Marco Rubio a représenté Washington. Jens Stoltenberg, secrétaire général de l’OTAN, et Wolfgang Ischinger, président de la conférence, ont également joué un rôle central. 

 

L’Ukraine reste une priorité 

La guerre en Ukraine a occupé une place centrale dans les discussions. Les pays européens et nord-américains ont réaffirmé leur soutien à Kiev, tout en reconnaissant que le conflit s’inscrivait dans la durée. La question du financement, de la production d’armements et des garanties de sécurité à long terme a été largement débattue. Pour de nombreux responsables, la guerre a redéfini durablement la sécurité en Europe. 

Emmanuel Macron a rappelé :

 

« L’Europe doit s’assurer que l’Ukraine est en mesure de continuer à résister à l’agression. » 

 

Il a également insisté sur la nécessité de maintenir la pression sur la Russie : 

 

« La réponse ne peut pas être de céder aux demandes de la Russie, mais d’augmenter la pression. » 

 

L’Europe veut renforcer sa défense 

La question de la sécurité européenne a été largement abordée. Si les États-Unis restaient un allié clé, plusieurs dirigeants européens ont insisté sur la nécessité de renforcer les capacités de défense du continent. L’idée d’une Europe plus autonome sur le plan stratégique a progressé, notamment face aux incertitudes politiques et aux nouvelles menaces. 

 

Les tensions entre les États-Unis et la Chine 

La rivalité entre Washington et Pékin a également été au cœur des échanges. Technologies, commerce et intelligence artificielle : les deux puissances étaient en compétition sur de nombreux terrains. Mais plusieurs intervenants ont souligné qu’un découplage total serait difficile, voire dangereux, pour l’économie mondiale. L’objectif évoqué était plutôt de réduire certaines dépendances stratégiques sans rompre totalement les liens. 

 

Le « Sud global » plus présent 

Cette année, les pays d’Afrique, d’Asie et d’Amérique latine ont été particulièrement audibles. Leurs priorités n’étaient pas toujours les mêmes que celles des pays occidentaux : dette, sécurité alimentaire, énergie ou climat figuraient en tête de leurs préoccupations. Plusieurs dirigeants ont demandé une réforme des grandes institutions internationales afin qu’elles reflètent mieux l’équilibre actuel du monde. 

 

La sécurité qui dépasse le cadre militaire 

La conférence a montré que la sécurité ne se limitait plus aux questions militaires. Les cyberattaques, les risques liés à l’intelligence artificielle, le changement climatique, la santé publique ou encore la sécurité énergétique étaient désormais considérés comme des enjeux stratégiques majeurs. Les Européens ont insisté sur la diversification énergétique et la transition vers des sources plus durables. L’accent a aussi été mis sur la sécurité humaine, la protection des populations et le développement durable comme éléments clés de la stabilité du continent. 

 

Les jeunes et les experts au cœur des débats 

La conférence n’a pas seulement rassemblé des chefs d’État et des ministres. Des chercheurs, des spécialistes de la cybersécurité, des universitaires et des jeunes leaders y ont participé. Ils ont apporté de nouvelles idées et des analyses sur des sujets comme la défense, la technologie ou le climat. 

Cette édition 2026 n’a pas été marquée par une annonce spectaculaire. Mais elle a confirmé les grandes tendances de l’année : un monde plus fragmenté, des alliances à consolider et l’importance pour l’Europe et ses partenaires de rester unis face aux défis de sécurité. 

 

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