La retraite est une notion complexe, d’autant plus lorsque l’on vit et travaille à l’étranger, que l’on soit détaché ou en contrat local. En effet, l’expatriation nécessite de connaître le système de retraite de chaque pays dans lequel on a vécu (sachant que chaque système comporte son lot de complexité), mais aussi de comprendre les interactions entre les différents pays, car des conventions permettant la prise en compte des activités réalisées à l’étranger existent entre certains pays. Expat Retraite Consulting, société de conseil experte en matière de retraite pour les expatriés, vous apporte dans cet article les informations de base à connaître à ce sujet.


Comment fonctionnent les systèmes de retraite Français, Canadien et Québécois ?
Le système de retraite français obligatoire repose sur deux étages.
Le premier est la retraite de base, constituée de plusieurs régimes, selon votre statut : la Carsat, la MSA, les différents régimes spéciaux tels que le régime des fonctionnaires ou la SNCF, et bien d’autres encore. Tous ces régimes ont des modes de calcul et de prise en compte des trimestres différents, ce qui complexifie la compréhension. À savoir que l’âge légal de départ à la retraite en France se situe actuellement entre 62 et 64 ans selon l’année de naissance.
Le deuxième étage repose sur la retraite complémentaire, elle aussi obligatoire, et qui repose sur un système de points. Il existe plusieurs régimes de retraite complémentaires, les principaux étant l’AGIRC-ARRCO, l’IRCANTEC et la Retraite Additionnelle de la Fonction Publique.
Au Canada, le système de retraite repose sur plusieurs piliers.
Tout d’abord, on retrouve les régimes publics contributifs. Le principal est le Régime de pensions du Canada (RPC / CPP), qui couvre l’ensemble du pays à l’exception du Québec. Les travailleurs québécois cotisent quant à eux au Régime de rentes du Québec (RRQ), dont le fonctionnement est très proche.
Ces régimes versent une pension calculée en fonction des revenus ayant donné lieu à cotisations tout au long de la carrière. L’âge normal de perception est fixé à 65 ans, mais il est possible de commencer à percevoir sa retraite dès 60 ans avec une réduction permanente du montant, ou de la différer jusqu’à 70 ans (72 ans pour le RRQ), afin d’obtenir une pension plus élevée.
À ces régimes contributifs s’ajoute la Pension de la Sécurité de la Vieillesse (SV / OAS), financée par l’impôt et accessible à partir de 65 ans sous conditions de résidence au Canada. Pour les retraités disposant de faibles revenus, cette prestation peut être complétée par le Supplément de revenu garanti (SRG / GIS).
Comme dans de nombreux pays, il est également conseillé de préparer sa retraite au moyen de dispositifs privés. Les employeurs peuvent proposer des régimes de retraite d’entreprise, tandis que les particuliers peuvent épargner via des Régimes enregistrés d’épargne-retraite (REER / RRSP) ou d’autres produits financiers destinés à compléter leurs revenus futurs. Le montant final dépendra alors des cotisations versées et des performances des placements réalisés.
Qu’est-ce qu’une convention internationale en matière de retraite ?
C’est un accord entre deux ou plusieurs pays permettant la prise en compte de l’activité dans un pays dans le calcul de la retraite de l’autre pays.
Tout d’abord, il faut savoir que, d’une manière générale, chaque pays, chaque régime auquel on va cotiser tout au long de notre carrière va verser sa propre retraite. Il existe des conventions internationales entre la France et certains pays, qui vont permettre de prendre en compte, pour une partie du calcul, les périodes d’activités à l’étranger. Cette prise en compte est très variable selon les pays.
Parmi ces conventions, on peut citer évidemment les règlements européens, mais aussi les accords conclus avec le Canada et le Québec, les États-Unis, de nombreux pays d’Afrique et d’Asie, ou encore le Royaume-Uni, qui bénéficie des accords de coopération signés depuis le Brexit.
Par ailleurs, il faut également savoir que le calcul de la retraite française, déjà complexe de base, l’est davantage pour un expatrié, avec différentes variables qui sont plus ou moins impactées par les cotisations à l’étranger.
France, Canada et Québec : des accords qui facilitent l'ouverture des droits
Les accords de sécurité sociale conclus entre la France, le Canada et le Québec permettent de coordonner les carrières réalisées dans les différents territoires. Concrètement, lorsqu'un assuré a cotisé en France puis au Canada ou au Québec, les périodes d'assurance peuvent être totalisées afin de satisfaire les conditions d'ouverture des droits à retraite et, notamment, d'obtenir le taux plein du régime français lorsque la durée d'assurance requise n'est pas atteinte avec les seules périodes françaises.
Cette totalisation n'entraîne pas le versement d'une retraite unique. Chaque pays ou régime conserve la charge de verser la pension correspondant aux périodes effectivement cotisées sous sa législation. Les accords permettent donc principalement d'éviter qu'une carrière internationale ne pénalise l'assuré lors de la liquidation de ses droits.
Par ailleurs, les accords conclus avec le Canada permettent, dans certaines situations, de totaliser des périodes accomplies dans un État tiers lié aux deux pays par une convention de sécurité sociale. Cette disposition, atypique comparée à d’autres accords, peut s'avérer particulièrement avantageuse pour les expatriés ayant effectué une carrière dans plusieurs pays.
La réforme des retraites en France, quelles conséquences ?
La réforme adoptée en France en septembre 2023 a pour principaux effets le décalage progressif de l’âge de départ à la retraite de 62 à 64 ans, mais aussi l’allongement de la durée d’assurance requise pour une retraite à taux plein, à savoir 172 trimestres (ou 43 ans de cotisations). De nouveaux dispositifs ou des ajustements viennent également s’ajouter pour les travailleurs porteurs d’un handicap, pour les départs en carrière longue, etc.
En revanche, il n’y a aucune nouvelle mesure particulière aux expatriés. À savoir qu’il est toujours tout à fait possible de continuer à travailler à l’étranger tout en percevant sa retraite française, car malgré le recul de l’âge de départ à la retraite, ce dernier reste globalement plus avantageux que dans de nombreux autres pays.
Expat Retraite Consulting vous aide à comprendre et approfondir tous ces éléments, car de nombreuses questions peuvent se poser selon votre situation.
Quelles sont les options pour optimiser vos futures retraites ?
Il est primordial de préparer à tout âge son futur afin d’anticiper les leviers que vous pouvez actionner pour optimiser vos futures retraites :
- Cotiser à la Caisse des Français de l’Étranger ? C’est un dispositif permettant de continuer à cotiser pour votre retraite française tout en étant expatrié : l’intérêt varie énormément selon votre situation.
- Racheter des trimestres en France ? Le prix d’achat d’un trimestre peut être élevé, et il faut étudier l’impact qu’aura un ou plusieurs trimestres sur votre retraite.
- Vous êtes proche de l’âge de la retraite : il faut connaître les différents âges de départ selon les pays dans lesquels vous avez travaillé, et analyser les possibilités de différer votre point de départ à la retraite française afin d’obtenir un meilleur taux de retraite (taux plein fixé à 50 % du Revenu Annuel Moyen), de bénéficier d’une éventuelle surcote, d’étudier les possibilités de cumul entre retraite et activité, etc.
- Il est également possible, selon les pays, d’effectuer des cotisations volontaires ou des rachats de cotisations afin d’augmenter sa future pension.
Vous l’aurez compris : l’anticipation est le maître mot lorsque l’on parle de retraite pour les expatriés.
Expat Retraite Consulting vous apporte son expertise afin d’étudier avec vous toutes ces possibilités, dans l’objectif final de vous accompagner dans l’optimisation de vos retraites.
Pour plus d’informations, rendez-vous sur notre site web.
N’hésitez pas à nous contacter :
Tel : +44 7599 265952
Mail : expatretraiteconsulting@gmail.com










