Dans le cadre de la campagne des élections consulaires, nous donnons la parole aux têtes de liste de la circonscription d’Australie, Fidji et Papouasie-Nouvelle-Guinée. Elise Léger se présente pour la liste "Proximité, Solidarité, Actions".


Pouvez-vous vous présenter en quelques phrases ?
Je m’appelle Élise Léger. Je suis Conseillère des Français de l’étranger pour l’Australie, les Fidji et la Papouasie-Nouvelle-Guinée depuis 2021, et Conseillère à l’Assemblée des Français de l’étranger pour l’Asie-Océanie. Je vis à Sydney depuis 2015, je suis mariée à un Franco-Australien et maman d’un petit garçon de 2 ans. Avant même mon mandat, j’étais déjà engagée dans la communauté française, notamment à travers le tissu associatif et l’accompagnement des Français installés en Australie.
Depuis cinq ans, j’ai exercé ce mandat comme je pense qu’il doit l’être : avec sérieux, présence, transparence et utilité. J’ai organisé des permanences mensuelles, en ligne et en présentiel, publié de nombreux articles d’information, animé de multiples webinaires, répondu à des situations individuelles, participé aux conseils consulaires et porté la voix des Français de notre circonscription à l’Assemblée des Français de l’étranger à Paris.
Je me représente aujourd’hui avec une conviction simple : un mandat ne se résume pas à un titre, à une affiliation ou à des intentions. Il doit se mesurer à des actes.
Un mandat ne se résume pas à un titre, à une affiliation ou à des intentions. Il doit se mesurer à des actes.
Que représente pour vous la mission principale de conseiller des Français de l’étranger ?
Pour moi, la mission principale d’un conseiller des Français de l’étranger, c’est d’être utile.
Ce mandat est un mandat de proximité, d’écoute et de suivi. Il ne consiste pas seulement à être présent lors de réunions ou à faire remonter des préoccupations de manière générale. Il s’agit d’agir concrètement, informer, d’orienter, d’accompagner, de rendre les démarches plus compréhensibles, de faire le lien avec les bons interlocuteurs, et surtout de ne pas laisser les Français seuls face à des situations parfois complexes. Un conseiller des Français de l’étranger n’est pas un parlementaire, il ne vote pas la loi.
Ce mandat est un mandat de proximité, d’écoute et de suivi.
Il faut donc être honnête sur le rôle réel du mandat. Mais ce rôle peut être très concret lorsqu’il est exercé pleinement : dans les conseils consulaires, dans l’accompagnement des familles, dans les questions de bourses scolaires, de protection sociale, de retraite, d’état civil, de fiscalité, de retour en France, ou encore dans les situations d’isolement, de séparation ou de difficulté.
Depuis 2021, j’ai fait le choix d’un mandat accessible et vérifiable : permanences mensuelles, déplacements, lettres d’information, articles pratiques, webinaires, groupes de parole, présence dans les instances et sur le terrain. Tout le monde n’est pas proche d’une grande ville ou se déplacer facilement. J’ai toujours favorisé les rendez-vous en ligne pour être accessible à tous.
Pour moi, la proximité ne dépend pas d’un code postal. Elle dépend de
l’accessibilité, de la régularité et du suivi.
Pour moi, la proximité ne dépend pas d’un code postal. Elle dépend de l’accessibilité, de la régularité et du suivi.
Comment avez-vous constitué votre liste ?
J’ai constitué ma liste autour d’un critère essentiel : l’engagement réel.
Je ne cherchais pas seulement des profils professionnels variés, même si notre équipe rassemble bien des personnes aux parcours très complémentaires. Ce qui m’importait avant tout, c’était de réunir des femmes et des hommes qui ont déjà donné du temps à la communauté, bénévolement, dans des associations, des structures d’entraide, des initiatives locales ou des projets éducatifs, culturels et solidaires.
Ce qui m’importait avant tout, c’était de réunir des femmes et des hommes qui ont déjà donné du temps à la communauté
Le mandat de conseiller des Français de l’étranger est un mandat bénévole. Il me semble donc important que les candidats aient déjà cette culture du service, de l’engagement gratuit et de l’action collective. On ne découvre pas l’utilité publique le jour où l’on devient candidat.
Notre liste, Proximité, Solidarité, Actions, est construite pour représenter la diversité de notre circonscription, avec des relais dans plusieurs États et territoires, mais aussi avec une cohérence de valeurs : proximité, indépendance, rigueur, entraide et action concrète.
J’ai voulu une équipe capable de travailler, pas seulement de figurer. Une équipe qui comprend les réalités locales, qui connaît les associations, qui sait écouter, orienter et agir. Une équipe qui ne dépend pas d’une écurie politique, mais d’un engagement clair envers les Français d’Australie, des Fidji et de Papouasie-Nouvelle-Guinée.
Pourquoi est-il important pour les Français de l’étranger de prendre part à ces élections consulaires ?
Parce que ces élections déterminent qui vous représentera concrètement pendant les six prochaines années.
Les conseillers des Français de l’étranger participent aux conseils consulaires, notamment sur les bourses scolaires, l’aide sociale, le tissu associatif, la sécurité, l’inscription sur les listes électorales ou encore les sujets qui touchent directement la vie quotidienne des Français établis hors de France. Ce sont aussi eux qui élisent les sénateurs des Français établis hors de France. Leur rôle a donc des conséquences locales, mais aussi nationales.
Voter, ce n’est pas seulement choisir une étiquette, un réseau ou une promesse. C’est choisir une méthode, une disponibilité, une capacité de travail et une conception du mandat.
Voter, ce n’est pas seulement choisir une étiquette, un réseau ou une promesse. C’est choisir une méthode, une disponibilité, une capacité de travail et une conception du mandat.
Je crois profondément que les électeurs doivent regarder les bilans avant les slogans. Quand on est sortant, il faut pouvoir dire clairement ce que l’on a fait. Quand on est aspirant, il faut pouvoir montrer ce que l’on a déjà apporté à la communauté. Les électeurs ne devraient pas avoir à donner un blanc-seing sur des intentions.
Dans une circonscription aussi immense que la nôtre, chaque voix compte. Et chaque voix permet de dire quel type de représentation nous voulons : une représentation distante et symbolique, ou une représentation présente, utile, transparente et active.
Quel est selon vous le plus grand défi auquel font face les Français de votre circonscription ?
Le plus grand défi, c’est l’éloignement sous toutes ses formes.
Il y a évidemment l’éloignement géographique : notre circonscription couvre l’Australie, les Fidji et la Papouasie-Nouvelle-Guinée, avec des Français parfois installés à plusieurs heures, voire plusieurs milliers de kilomètres, d’un consulat ou d’un relais institutionnel.
Mais il y a aussi l’éloignement administratif, informationnel et parfois humain.
Beaucoup de Français ne savent pas toujours à qui s’adresser, quels sont leurs droits, quelles démarches effectuer, comment anticiper un retour en France, demander une bourse scolaire, comprendre leur retraite, gérer une séparation, une succession, une difficulté familiale ou une situation d’urgence.
C’est précisément pour répondre à cela que j’ai développé, depuis 2021, un travail régulier d’information et d’accompagnement : articles pratiques, newsletters, permanences, webinaires, déplacements, groupes de parole et échanges directs avec les Français de la circonscription.
Pour moi, maintenir le lien avec la France est important, bien sûr. Mais ce lien ne doit pas rester abstrait. Il doit se traduire par des réponses, des outils, une présence et un suivi. Le véritable défi, ce n’est pas seulement de dire aux Français qu’ils comptent.
Pour moi, maintenir le lien avec la France est important, bien sûr. Mais ce lien ne doit pas rester abstrait.
C’est de leur prouver, concrètement, qu’ils ne sont pas seuls et qu’ils sont le soutien et l’écoute de leur élu local, le Conseiller des Français de l’étranger.












