Dans le cadre de la campagne des élections consulaires, nous donnons la parole aux têtes de liste de la circonscription la circonscription d’Australie, Fidji et Papouasie-Nouvelle-Guinée. Valérie Villière se présente pour la liste " ASFE - Défendre et accompagner les Français d'Australie, PNG et Fidji".


Pouvez-vous vous présenter en quelques phrases ?
Vétérinaire de formation, je travaille depuis de nombreuses années comme haute fonctionnaire au sein de l’administration australienne. Depuis 2021, j’exerce mon premier mandat de conseillère des Français de l’étranger — un mandat mené dans un contexte difficile, mais qui m’a convaincue qu’il restait beaucoup à construire.
Je me représente aujourd’hui en tête de liste aux côtés d’Olivier Vojetta, entrepreneur, écrivain et figure engagée de la scène franco-australienne. Ensemble, nous portons une liste de onze candidats répartis sur l’ensemble de la circonscription — Australie, PNG,et Fidji — comme en 2021 et durant mon premier mandat, avec le soutien de l’ASFE, l’Alliance Solidaire des Français de l’Étranger.

Que représente pour vous la mission principale de conseiller des Français de l’étranger ?
Être conseillère, c’est être une ambassadrice permanente de proximité : représenter mes compatriotes, être à l’écoute de leurs préoccupations et les remonter à l’échelle locale ou nationale, faire le lien entre tous les acteurs de l’écosystème local et national — consulat, associations, chambres de commerce, institutions, Sénat — et veiller à ce que chaque décision publique tienne réellement compte de leur réalité quotidienne.
Ce rôle, je l’ai vécu de l’intérieur pendant ces cinq dernières années : soutien aux plus vulnérables, accès aux bourses scolaires, accompagnement en situation d’isolement, d’incarcération ou de violences domestiques, travail sur des avancées structurantes comme la création du Consulat Général à Melbourne. Une mission concrète, pas honorifique.
Comment avez-vous constitué votre liste ?
Le critère premier était l’engagement sincère — pas la notoriété, pas l’affiliation politique. J’ai voulu une liste à l’image de la diversité de notre communauté : onze candidats aux profils variés et complémentaires, issus du monde de la santé, de l’éducation, du business et de la culture, répartis sur l’ensemble du territoire australien avec une présence en PNG.

J’ai également voulu une liste qui s’inscrit dans la durée. Olivier Vojetta, second sur ma liste partage les mêmes valeurs et vision que moi. Ce fut un choix facile pour ce mandat et le futur. Mon expérience du mandat sortant et de l’administration publique australienne, combinée à l’ancrage entrepreneurial, culturel et associatif d’Olivier dans la communauté franco-australienne — c’est cette complémentarité qui est au cœur de notre liste.
Comme toute bonne entrepreneure, j’ai tenu à m’assurer que cette liste continue après ces élections et ait un futur pour ces prochaines six années et au-delà – viser fort et loin, c’est ma devise.
Viser fort et loin, c’est ma devise.
Pourquoi est-il important pour les Français de l’étranger de prendre part à ces élections consulaires ?
Parce que les conseillers élus ne font pas de la politique — ils règlent des problèmes locaux et concrets : fiscalité, retraite, santé, bourses, accès à l’éducation française, emploi. Ce sont des sujets qui touchent directement le quotidien de chaque Français(e) installé(e) ici.
Parce que les conseillers élus ne font pas de la politique — ils règlent des problèmes locaux et concrets
Ne pas voter, c’est laisser à d’autres le soin de décider à votre place. Et dans une circonscription aussi vaste que la nôtre — de Sydney à Broome et Port Moresby, de Melbourne à Darwin et Suva — chaque voix compte réellement. Notre liste, soutenue par l’ASFE, s’appuie sur trois sénateurs à Paris pour les Français de l’étranger : ce que vous décidez ici à des répercussions jusqu’au Sénat. Pourquoi ? Parce que seulement les conseillers peuvent voter pour vos Sénateurs de Français de l’Étranger ; Il y a 12 Sénateurs pour vous soutenir.
Ne pas voter, c’est laisser à d’autres le soin de décider à votre place. Et dans une circonscription aussi vaste que la nôtre — de Sydney à Broome et Port Moresby, de Melbourne à Darwin et Suva — chaque voix compte réellement.
Depuis 2014, l’ASFE s’est agrandie grâce à sa renommée et ses services aux Français de l’étranger. Pourquoi ? Car elle est restée fidèle à elle-même et a continué à rassembler des personnes qui croient en ses valeurs. Le réseau ASFE est fort de plus de 70 conseiller(e)s autour du monde ; peut-être même plus de 100 après ces élections (donc un quart du contingent conseillers des Français). J’ai rejoint l’ASFE en 2021 car elle me permet de rester politiquement indépendante (un critère non contournable quand on est dans la fonction publique australienne) et elle m’offre un réseau de collègues dans le monde qui peuvent m’assister quand nécessaire. Une indépendance politique forte d’un grand réseau et un quart de sénateurs à nos services : un modèle unique pour les Français de l’étranger.
En tant que vétérinaire, je vous donne un conseil : comme aux courses, misez sur le cheval qui s’est montré capable de courir la distance et appartient à une écurie stable et renommée. Pas un cheval sans écurie ou un qui change d’écurie entre chaque course.
ASFE · Alliance Solidaire des Français de l'Étranger
Quel est selon vous le plus grand défi auquel font face les Français de votre circonscription ?
L’éloignement — géographique, administratif, informationnel. Notre circonscription est l’une des plus vastes du monde, et trop de Français ne connaissent pas leurs droits, leurs recours ou les ressources disponibles, ou n’arrivent pas à y avoir accès. Ils n’ont donc pas tort de se sentir loin de tout — parfois ils le sont vraiment.
C’est pourquoi l’une de mes premières priorités sera d’organiser des permanences dans chaque État et pays représentés, et de rendre l’information vraiment accessible — sur la fiscalité, la retraite, la santé, les bourses — pour que personne ne soit laissé à l’écart simplement parce qu’il ou elle vit loin.












