Dans le cadre de la campagne des élections consulaires, nous donnons la parole aux têtes de liste de la circonscription la circonscription d’Australie, Fidji et Papouasie-Nouvelle-Guinée. Charly Strasbach se présente pour la liste "Agir Ensemble pour les Français d'Australie, des Fidji et de Papouasie-Nouvelle-Guinée".


Pouvez-vous vous présenter en quelques phrases ?
Je m'appelle Charly Strasbach, Franco-Australien de 36 ans, installé à Sydney depuis dix ans. Ingénieur de formation, je travaille dans le secteur de l'assurance en Australie. Depuis 2017, je m'engage au service des Français de la circonscription : d'abord comme suppléant de la députée Anne Genetet, puis depuis 2022 comme son collaborateur parlementaire, en charge des dossiers Asie, Océanie et Europe orientale. C'est ce contact quotidien avec les réalités des Français (démarches bloquées, questions consulaires, situations d'urgence) qui m'a convaincu de me porter candidat avec mon équipe sous la bannière Agir Ensemble pour les Français d'Australie, des Fidji et de Papouasie-Nouvelle-Guinée.
Que représente pour vous la mission principale de conseiller des Français de l'étranger ?
Être le lien entre les Français et leurs institutions à deux niveaux. Localement, être disponible, accessible, et accompagner chaque Français dans ses démarches du quotidien : s'inscrire au registre consulaire, comprendre une procédure d’état civil, trouver le bon interlocuteur... Nous avons d'ailleurs déjà mis en place un canal WhatsApp direct pour répondre à toute question, avant même d'être élus. Au niveau supérieur, faire remonter les difficultés concrètes aux ambassades, au consulat, et aux parlementaires, pour que les problèmes de terrain débouchent sur de vraies solutions. C'est un rôle consultatif, pas législatif : ce qui compte, c'est l'influence, le réseau, et la capacité à obtenir des résultats.
C'est un rôle consultatif, pas législatif : ce qui compte, c'est l'influence, le réseau, et la capacité à obtenir des résultats.
Comment avez-vous constitué votre liste ?
Avec une exigence : refléter la réalité de notre circonscription. Onze candidats, répartis de Perth à Brisbane en passant par Melbourne et Sydney, avec des relais aux Fidji et en Papouasie-Nouvelle-Guinée. Les profils sont volontairement variés : ingénieurs, cadres bancaires, entrepreneurs, consultants, professionnels du marketing. Tous ont en commun un engagement associatif concret : au sein des Associations Accueil, de l'UFE, de la Chambre de Commerce (FACCI), de l'Alliance Française, ou auprès de jeunes professionnels français. Chacun est déjà ancré dans sa communauté locale depuis des années.

Pourquoi est-il important pour les Français de l'étranger de prendre part à ces élections consulaires ?
Parce que ces élections désignent les personnes qui seront concrètement là pour vous, sur le terrain, en Australie, aux Fidji, en Papouasie. Les conseillers des Français de l'étranger sont vos interlocuteurs de proximité, ceux qui peuvent faire remonter vos difficultés au bon niveau et vous orienter quand vous êtes bloqués. Voter, c'est choisir qui sera ce relais. Et pourtant, lors des dernières élections de 2021, seuls 18 % des Français de notre circonscription ont voté. C'est peu, et c'est dommage, car voter, c'est simplement dire : je veux être représenté par quelqu'un qui me ressemble, qui connaît ma réalité, et qui sera là quand j'en aurai besoin.
Voter, c'est simplement dire : je veux être représenté par quelqu'un qui me ressemble, qui connaît ma réalité, et qui sera là quand j'en aurai besoin.
Quel est selon vous le plus grand défi auquel font face les Français de votre circonscription ?
Le décrochage progressif du lien avec la France, pour les expatriés de longue durée. Il y a quelques semaines, sur le marché français de l'Entertainment Quarter à Sydney, une dame franco-australienne, installée ici depuis de nombreuses années, m'a confié qu'elle ne se sentait plus légitime de voter aux élections françaises. Cette phrase m'a marqué. Car c'est précisément pour elle que le rôle de conseiller des Français de l'étranger existe : rappeler à chaque compatriote, qu'il soit arrivé il y a six mois ou vingt ans, qu'il reste pleinement français, pleinement représenté, et que quelqu'un est là pour l'aider. Maintenir ce lien vivant, c'est notre défi.
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