Yennayer, aussi appelé Id Yennayer, marque le Nouvel An amazigh. Profondément ancré dans les traditions agricoles et familiales, il symbolise le renouveau, l’abondance et la transmission culturelle. Longtemps célébré de manière informelle, Yennayer a franchi une étape historique au Maroc avec sa reconnaissance officielle comme jour férié national.


Pourquoi le 14 janvier ?
La date de Yennayer varie selon les régions et les traditions familiales. Le calendrier amazigh, souvent rapproché du calendrier julien, explique ces décalages. Si le 14 janvier a été retenu comme date officielle du jour férié au Maroc, la majorité des familles amazighes célèbrent Yennayer le 13 janvier, conformément aux usages populaires.
Les origines de Yennayer
Yennayer est lié au cycle des saisons et aux pratiques de l’agriculture. Les historiens évoquent deux origines principales : pour certains, il s’agit d’une célébration agricole marquant le début de « l’année de la terre » ; pour d’autres, il commémore la victoire du roi amazigh Sheshonq sur le pharaon Ramsès II vers 950 av. J.-C. Dans tous les cas, cette fête incarne un moment de passage et d’espoir pour l’année à venir.
Comment fête-t-on Yennayer au Maroc ?
Les célébrations varient selon les régions, mais le repas traditionnel occupe une place centrale. Des plats à base de céréales comme l’ourkimn, le berkouks ou la tagoula symbolisent la fertilité et l’abondance. Certains rituels, comme glisser un noyau de datte dans la tagoula, visent à attirer chance et bénédiction pour l’année nouvelle.
Aujourd’hui, le menu évolue : tajine, couscous ou même pastilla s’invitent parfois à table, sans pour autant effacer la dimension symbolique de la fête.
Sur le même sujet













