

Des scientifiques viennent de nous révéler qu'un ver de moins d'un pouce de long pourrait être la clé pour débarrasser la terre des déchets en plastique. Des chercheurs ont en effet découvert récemment que les vers de cire (galleria mellonella) pourraient décomposer le polyéthylène, un plastique très résistant à la biodégradation, utilisé notamment pour la fabrication des sacs en plastique.

Les recherches indiquent que la découverte pourrait être cruciale pour réduire les déchets enfouis et pour dépolluer les océans, deux problèmes croissant, et bien connus aux Philippines aujourd’hui. La prochaine étape consiste à identifier l'enzyme que les vers utilisent pour décomposer le matériau afin que les scientifiques puissent le reproduire à une échelle industrielle.
Des plastiques ultrarésistants, et envahissants

La production de plastique a augmenté de façon exponentielle au cours des 50 dernières années. Par conséquent, de nouvelles solutions pour dégrader ce plastique sont nécessaires.
La capacité des larves de la pyrale de cire à biodégrader le polyéthylène, rapidement et efficacement, répond de manière presque inespérée à cette nouvelle nécessité.
Une découverte révolutionnaire

L'équipe a constaté que 100 chenilles de galleria mellonella avaient consommé 92 milligrammes de plastique en une demi-journée, soit un peu plus de 3% d'un sac à provisions. Mais les chenilles avaient-elles vraiment digéré le polyéthylène ? Ou étaient-elles simplement en train de traverser le plastique ?
"Une fois que nous avons vu les trous, nous avons décidé de poursuivre l'enquête", précise Federica Bertocchini. Les tests de laboratoire ont détecté la présence d'éthylène glycol dans les tripes des vers de cire, confirmant que les vers à dents étaient effectivement en train de digérer le polyéthylène.
Ces vers produisent donc des enzymes qu’il s’agit maintenant d’isoler pour pouvoir les produire en quantité industrielle afin de développer une façon rapide de décomposer le polyéthylène.
Parfois, même un parasite destructeur peut donc finalement s’avérer être une aubaine pour l’environnement…
Un nouveau regard sur l’avenir de notre planète

Mais cette découverte ne doit en aucun cas nous déresponsabiliser : aucun rejet de polyéthylène dans la nature n’est justifiable, même si nous envisageons aujourd’hui des solutions pour le biodégrader. Les tortues des fonds marins philippins qui ingurgitent des sacs plastiques (les confondant avec des méduses) et meurent d’occlusion intestinale ne pourront en effet en aucun cas être sauvé par ces vers.
Johanna BECK (TS – LFM) (www.lepetitjournal.com/manille) mardi 30 mai 2017
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