Édition internationale

TRANSPORT – Manille à vélo… yes, we can !

Écrit par Lepetitjournal.com aux Philippines
Publié le 1 janvier 1970, mis à jour le 4 juillet 2016

A l'heure où une majorité des capitales européennes proposent progressivement des alternatives au "tout automobile"  avec l'installation de "système de vélos en libre service", Manille reste au quotidien engorgée par un flot presque incessant de voitures. Circuler à vélo dans la capitale philippine représente-t-il une utopie ? Quelques cyclistes convaincus tentent de nous convaincre du contraire.


Des cyclistes militants

Dans le chaos du trafic de Manille, une poignée de cyclistes tentent en effet d'imposer le vélo comme alternative à la voiture : reportage d'AFP-TV.



Témoignage d'une expatriée téméraire

"Après un an à Manille et l'expérience du trafic terrible de cette ville, j'ai décidé d'enfourcher mon vélo afin de tenter l'aventure ! Après quelques semaines d'hésitations et d'angoisse face à ce défi, un beau jour, je me suis décidée à monter sur mon destrier afin de me rendre à la fondation Virlanie où je suis volontaire. Equipée de mon casque, sac à dos avec bouteille d'eau, lunettes de soleil et surtout mes jambes et mes poumons, je me suis lancée au milieu du balai infernal des voitures, comme si je partais réaliser un exploit ! J'ai vite découvert que je n'étais pas la seule à utiliser cette option mais je n'ai rencontré aucun autre étranger. Cela me vaut d'ailleurs de nombreux regards curieux aux feux rouges.

Beaucoup de gens me posent la question de savoir si c'est dangereux de faire du vélo à Manille. Les intersections constituent le plus grand danger mais celles que je traverse sont assez bien sécurisées par les feux rouges. Malgré tout, il faut être vigilant et se souvenir que dans le trafic de Manille, c'est la loi du plus fort et les quelques coups de klaxons des voitures me le rappellent ! Bien sûr, il faut éviter les artères les plus chargées et bien étudier son trajet avant de partir !

Il faut avouer que la respiration représente un point noir : les voitures et surtout les jeepneys très polluants peuvent être éprouvants pour la respiration des cyclistes. Il faut à tout prix éviter de rester derrière un jeepney et ne pas hésiter à porter un masque qui filtre la pollution.

Autre aspect à considérer : la chaleur. Privilégier les déplacements à vélo tôt le matin ou en fin de journée. Les rares fois où j'ai circulé vers midi ont été assez éprouvantes du fait du soleil et de la chaleur. Je prends d'ailleurs toujours un t-shirt de rechange dans mon sac et surtout une bouteille d'eau.

Ne pas oublier donc, quand on part à vélo : un casque, un masque de protection, des lunettes de soleil, une bouteille d'eau, un t-shirt de rechange… sa vigilance, sa patience, et sa bonne humeur…. !!!


Malgré tous ces inconvénients, je prends beaucoup de plaisir à circuler à vélo ! On ne peut pas dire que la promenade soit reposante mais il est vrai que le sentiment de liberté que j'en retire  est assez jouissif. Dépasser les voitures à l'arrêt procure aussi un sentiment d'efficacité très satisfaisant. Découvrir Manille autrement, se perdre parfois dans les rues,  se sentir plus proches des gens, faire partie intégrante de cette fourmilière, s'avère enfin une expérience très enrichissante.

A Virlanie, mes collègues philippines m'appellent « the biker » et sont toujours très étonnées de me voir arrivée mon casque à la main !
-    Are you biking by yourself ?  
-    Of course, I can do it ! "

Adélaïde LEFEVRE

François COUDRAY (www.lepetitjournal.com/manille) mardi 12 juillet 2016

Première publication mardi 12 janvier 2016

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Publié le 11 juillet 2016, mis à jour le 4 juillet 2016
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