Dans le cadre de la campagne des élections consulaires, nous donnons la parole aux têtes de liste des Philippines. Christophe Lejeune, se présente pour la liste UNION POUR LES FRANCAIS DES PHILIPPINES — LA FRANCE AU COEUR


Pouvez-vous vous présenter en quelques phrases ?
Installé aux Philippines depuis près de trente ans, j’y ai construit ma vie familiale, professionnelle et mon engagement au service de la communauté française. Père de deux enfants franco-philippins, tous deux passés par le Lycée Français de Manille et aujourd’hui étudiants en France, je connais les réalités concrètes des familles françaises installées dans l’archipel. Je dirige une entreprise implantée aux Philippines depuis de nombreuses années, avec des équipes locales, une activité industrielle et une présence sur l’ensemble du territoire.
Cette expérience de terrain m’a permis de comprendre les défis auxquels font face nos compatriotes : éloignement, démarches administratives, scolarité, santé, sécurité ou encore développement économique. Mon engagement associatif et institutionnel s’est construit progressivement : Chambre de Commerce, Conseillers du Commerce Extérieur de la France, présidence de l’UFE Philippines depuis 2016, élu des Français de l’étranger depuis 2014 et membre de l’Assemblée des Français de l’étranger depuis 2023 (commission du développement durable et du commerce extérieur).
Avec notre équipe de l’Union Pour les Français des Philippines, nous avons organisé de nombreuses actions concrètes pour faire vivre notre communauté : accueil des nouveaux arrivants, conférences sécurité, événements culturels, actions solidaires et galas caritatifs au profit d’associations locales avec l’UFE venant en aide aux jeunes en difficulté, aux enfants des rues ou aux femmes victimes de violences. Aujourd’hui, mon engagement reste simple : être un élu utile, accessible et expérimenté, capable de défendre efficacement les intérêts des Français des Philippines, aussi bien auprès des services consulaires qu’à Paris.

Que représente pour vous la mission principale de conseiller des Français de l'étranger ?
Être Conseiller des Français de l’étranger, c’est avant tout être un élu de proximité. Notre rôle est d’écouter, d’accompagner et de faire le lien entre les Français établis hors de France et l’administration. e compare souvent cette mission à celle des élus municipaux en France : être présent, comprendre les difficultés du quotidien et aider concrètement les personnes lorsqu’elles en ont besoin. Derrière chaque dossier, il y a des situations humaines très différentes : familles, retraités, entrepreneurs, étudiants ou compatriotes parfois isolés.
Depuis plusieurs années, j’accompagne des Français sur des sujets très concrets : bourses scolaires, aides sociales, couverture santé via la CFE, difficultés administratives ou situations d’urgence. Ce travail demande de l’écoute, de la disponibilité et surtout une bonne connaissance des dispositifs existants pour pouvoir orienter efficacement nos compatriotes. Le rôle des conseillers est clairement défini par le décret 2014-144 du 18 Février 2014 : nous sommes des élus consultatifs, proches du terrain, sans pouvoir diplomatique, chargés de défendre les intérêts des Français de l’étranger dans le respect des institutions françaises et de notre pays de résidence. C’est un mandat qui demande du sérieux, de l’expérience et une présence constante auprès de la communauté.

Comment avez-vous constitué votre liste ?
Nous avons voulu construire une liste ouverte, rassembleuse et profondément ancrée dans la réalité des Français des Philippines. Notre équipe réunit des profils complémentaires : entrepreneurs, membres du tissu associatif, Français installés depuis longtemps dans l’archipel mais aussi représentants des nouvelles générations arrivées plus récemment. Cette diversité est essentielle, car les attentes ne sont pas les mêmes selon les parcours de vie et les régions des Philippines. Nous partageons surtout une même vision : privilégier le travail de terrain, l’expérience et le dialogue plutôt que les divisions politiques. Notre priorité est d’être utiles aux Français, avec sérieux, disponibilité et esprit d’équipe. L’expérience compte également beaucoup dans notre circonscription, où les réalités locales, administratives et culturelles demandent une bonne connaissance du terrain et des interlocuteurs institutionnels.

Pourquoi est-il important pour les Français de l’étranger de prendre part à ces élections consulaires ?
Ces élections ont un impact direct sur la vie quotidienne des Français de l’étranger, même si beaucoup l’ignorent encore. Les conseillers interviennent sur des sujets essentiels : bourses scolaires, aides sociales, protection consulaire, santé, sécurité, soutien aux familles ou accompagnement des entrepreneurs. Plus les élus sont présents, expérimentés et engagés, plus notre communauté est entendue auprès des autorités françaises. L’abstention reste un vrai défi, en France comme à l’étranger. Les Français votent lorsqu’ils voient que leurs élus sont accessibles, concrets et efficaces.
C’est donc à nous d’aller davantage vers eux, d’expliquer notre rôle et de montrer l’utilité réelle de ce mandat. Le vote électronique constitue une avancée importante pour permettre à chacun de participer facilement depuis tout l’archipel. Mais il faut continuer à améliorer sa simplicité et sa fiabilité. Voter, c’est aussi faire entendre la voix des Français des Philippines à Paris comme à Manille. Plus la participation sera forte, plus notre communauté sera respectée et prise en compte.

Quel est selon vous le plus grand défi auquel font face les Français de votre circonscription ?
Le principal défi est sans doute l’éloignement géographique. Les Philippines sont un archipel immense de plus de 7 000 îles, avec des situations très différentes selon les régions et les profils de vie. Certains Français vivent à Manille, d’autres dans des provinces parfois très isolées. Certains sont entrepreneurs, d’autres retraités, jeunes actifs ou familles avec enfants. Cette diversité impose une approche de terrain et une présence régulière au plus près de nos compatriotes. Notre priorité est donc claire : renforcer la proximité et maintenir le lien avec tous les Français de l’archipel, y compris hors de Manille. Cela passe par plusieurs actions concrètes : faciliter l’accès aux droits, sécuriser les bourses scolaires du Lycée Français de Manille, améliorer l’accès au CNED pour les familles éloignées, défendre les dispositifs de la CFE et des aides sociales, ou encore poursuivre la modernisation numérique des démarches administratives.
Mais la dématérialisation ne doit jamais créer de nouvelles exclusions. Beaucoup de Français ont encore besoin d’un accompagnement humain, notamment pour les démarches d’état civil, de passeports ou les certificats de vie. Enfin, il est essentiel de soutenir nos entrepreneurs, nos associations et toutes celles et ceux qui font vivre la présence française aux Philippines. Ils participent pleinement au rayonnement de notre communauté et au lien entre la France et les Philippines. Après près de trente ans passés aux Philippines, mon engagement reste intact : défendre avec sérieux, proximité et expérience les intérêts des Français de notre circonscription.






