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PORTRAIT – Les rencontres du Lepetitjournal : Catherine Meunier

Par Lepetitjournal Lisbonne | Publié le 19/12/2016 à 23:02 | Mis à jour le 07/01/2018 à 02:35

Lepetitjournal.com/Lisbonne offre régulièrement à ses lecteurs, le portrait de compatriotes français et francophones qui ont décidé de venir s'installer au Portugal, un peu partout dans le pays. L'objectif est de mieux connaître leurs motivations et leurs envies en venant vivre au Portugal, mieux connaître leur mode de vie sur place. Nous avons rencontré Catherine Meunier, 69 ans, ancienne directrice d'un cabinet de gestion dans le sud de la France, qui s'est installée au Portugal avec son mari le 22 juillet 2016. Une expatriation très récente !

Coup de c?ur
Le choix de s'expatrier avait tout d'évident pour Catherine et son mari. Après être venu trois fois au Portugal pour jauger le pays. Ils ont décidé de faire le grand saut le 22 juillet dernier en venant s'installer dans un appartement à Parede, entre Lisbonne et Cascais, face à la mer. Ils ont quitté Montpellier pour venir s'installer dans la capitale portugaise. La première chose qui l'a marqué en arrivant au Portugal est l'amabilité des personnes qu'elle a rencontrées. Suite à une mésaventure dans la location de leur premier logement, le couple a rencontré une avocate qui s'est empressée de les tirer d'affaire. Elle leur a ensuite prêté son appartement pour que Catherine et son mari puissent sereinement chercher un logement à leur convenance.

Le rejet français
Si le c?ur a ses raisons que la raison ne connaît pas, ce coup de c?ur lui, est motivé également par un rejet de la France actuelle. Entre climat politique post-attentat du 13 novembre délétère et la perte de repères, Catherine et son mari ont préféré quitter le pays. Catherine croit en l'ordre, elle est patriote et nous parle ouvertement de son patriotisme : elle entonne facilement la Marseillaise et le Chant des Partisans. Ici elle retrouve ce sentiment d'un peuple uni, d'une patrie ; sentiment qu'elle ne retrouve plus en France aujourd'hui. A ce sujet, elle nous confie une anecdote : tout juste arrivée au Portugal, elle se promène dans les rues de Lisbonne et assiste à la relève de la garde, les passants s'arrêtent, observent et chantent l'hymne national portugais, A Portuguesa.

L'expatriation choisie
Ce n'est pas la première fois que Catherine et son mari habitent à l'étranger. Après avoir habité successivement aux Etats-Unis, au Royaume-Uni et au Maghreb, ils quittent une nouvelle fois la France, mais cette fois-ci définitivement pour venir s'installer au Portugal. Loin des expatriations professionnelles, celle-ci correspond à un choix du couple. Venir vivre aux abords de la capitale portugaise et profiter de leur retraite. Aujourd'hui locataires, ils cherchent à devenir propriétaires. Pour Catherine et son mari, l'expatriation ne signifie pas se couper définitivement et totalement de son pays. Leur famille vie toujours en France, Catherine s'informe toujours de l'actualité à travers divers quotidiens généralistes ou économiques.

Sécurité, propreté, efficacité
Même si elle se défend de toute comparaison avec la France, Catherine dresse néanmoins un parallèle entre les deux pays sur certains points qui la ravissent ici. La première de ces comparaisons est la propreté générale des endroits qu'elle fréquente. Elle se réjouit que la plage en face de son appartement soit constamment propre, "nettoyée par des étudiants". Le sentiment d'être en sécurité au Portugal est apparu également comme une évidence. Ici, elle ne ressent pas de risque pour se promener dans la rue à l'heure qu'elle souhaite, à Montpellier, c'était selon elle "impossible". Enfin elle loue un peuple portugais dynamique et qui a le sens du sacrifice notamment lorsqu'elle évoque les lourds "sacrifices" auxquels les fonctionnaires portugais ont consenti.

S'intégrer : une priorité
"Pour s'intégrer il faut apprendre la langue du pays où l'on vit" affirme Catherine. C'est pourquoi elle va bientôt commencer à suivre des cours de portugais. Elle cherche avant tout à s'intégrer dans la société portugaise, faire des activités que font les Portugais, "des cours de danse" par exemple. Cette étape est selon elle indispensable et correspond à l'idée qu'elle se fait de l'expatriation.

Installés depuis maintenant quatre mois au Portugal, Catherine et son mari ne regrettent pour l'instant pas du tout leur choix. La réalité dépasse même les attentes qu'ils avaient en décidant de s'installer ici. C'est une histoire d'expatriation heureuse qui n'en est qu'à ses débuts !

Guillaume Bermond (www.lepetitjournal.com/lisbonne.html) mardi 20 décembre 2016

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