Le 3 juin 2026 le Portugal a été élu comme membre non permanent au Conseil de sécurité de l'ONU : une victoire diplomatique qui place Lisbonne au cœur de la gouvernance mondiale.


134 voix pour Lisbonne
Le 3 juin, l'Assemblée générale des Nations Unies a élu cinq nouveaux membres non permanents du Conseil de sécurité : l'Autriche, le Kirghizistan, le Portugal, Trinité-et-Tobago et le Zimbabwe, pour un mandat de deux ans débutant le 1er janvier 2027. Le Portugal et l'Autriche ont obtenu respectivement 134 et 131 voix, contre seulement 104 pour l'Allemagne, qui briguait elle aussi l'un des deux sièges réservés au groupe Europe occidentale. Pour information, Lisbonne et Vienne faisaient campagne avec insistance depuis déjà un certain temps alors que l'Allemagne n'avait officialisé sa candidature que tardivement.
Un siège parmi les plus influents du multilatéralisme
Le Conseil de sécurité compte 15 membres : cinq permanents, les États-Unis, la Russie, la Chine, la France et le Royaume-Uni, et dix élus pour des mandats de deux ans, les sièges étant répartis entre différentes régions du monde. C'est l'organe le plus puissant des Nations Unies, dont les résolutions ont force obligatoire pour l'ensemble des États membres. Les cinq nouveaux élus remplaceront le Danemark, la Grèce, le Pakistan, le Panama et la Somalie, dont les mandats s'achèvent fin 2026. Les nouveaux élus intègrent un Conseil sous pression, miné par les rivalités entre grandes puissances et paralysé à plusieurs reprises par l'usage du droit de veto, sur les questions comme la guerre en Ukraine ou à Gaza.
Lisbonne veut porter une voix de paix
Le Premier ministre portugais Luís Montenegro et le ministre des Affaires étrangères ont salué cette élection comme étant une reconnaissance du rôle du Portugal « en tant qu'acteur sur la scène internationale et promoteur de la résolution pacifique des conflits ». C'est la marque, a déclaré le Premier-ministre, que Lisbonne entend apposer sur les travaux du Conseil.
























