

La frégate "Chevalier Paul" a fait escale à Lisbonne du 29 mars au 2 avril pour faire une pause dans la mission d´entraînement qu´elle effectue actuellement. Ce bateau de défense aérienne appartient à la classe "Horizon" de la marine national française. Nous en avons fait la visite et à cette occasion nous avons demandé au capitaine de vaisseau François Moreau de nous parler de ses caractéristiques et de sa mission puis au lieutenant Caroline Vallejo de nous raconter la vie à bord
(Photo : M.J. Sobral)
La frégate "Chevalier Paul" ; une frégate "Horizon" de défense aérienne
Ce type de bateau a comme principale mission la défense aérienne qui comprend d´une part le commandement et la coordination des opérations aériennes menées à partir de la mer et d´autre part la protection d´une force aéronavale, amphibie ou même civile contre les menaces aériennes et entre autres contre les missiles. Par ailleurs dans d´autres domaines de lutte les frégates sont aptes à remplir des missions diverses comme la sécurisation d´une zone maritime, le contrôle du trafic commercial ou l´évacuation de ressortissants.
Elles sont équipées d´un système d´armes PAAMS (Principal Anti Air Missile System) et d´un radar LRR qui a une capacité de détection supérieure à 400 km et de destruction d´une cible aérienne jusqu´à 100 km. Elles possèdent aussi des moyens de défense

La frégate "Chevalier Paul" a effectué sa première sortie en mer en 2007, elle est au service depuis juillet 2011 et a participé dans les combats en Libye. Elle a une longueur de 153m et une largeur de 20m, elle pèse 6700 tonnes et elle est équipée entre autre de 8 missiles à bord. Une de ses particularités est son système de "guerre électronique" qui permet de mettre en oeuvre des moyens de leurrage et de brouillage pour neutraliser les armes ennemies.

Lepetitjournal.com/Lisbonne ? Pourquoi faire une escale à Lisbonne ?
Capitaine de vaisseau François Moreau ? Nous sommes en mission d´entraînement et de maintient des qualifications opérationnelles, une de mes missions comme commandant est d´avoir mon équipage toujours prêt à répondre aux missions qui pourraient m´être confiées. Aujourd´hui vue l´actualité internationale, on doit être prêt à tout moment à intervenir et donc on s´entraîne continuellement. Comme nous sommes basés à Toulon et que notre exercice d´entraînement se passait dans le sud de la France, dans les Landes on s´est arrêté quelques jours pour visiter le Portugal avant de repartir vers Toulon où nous attends une nouvelle mission d´entraînement cette fois ci avec le porte avions Charles De Gaulle.
Ce passage à Lisbonne nous permet également de maintenir les liens qui sont forts avec la marine portugaise et d´échanger sur des aspects importantes sur lesquels on doit travailler.
Depuis combien de temps êtes vous en mer ?

Cela fait quasiment un an que le bateau ne fait que naviguer, nous avons plus de 200 jours de mer, d´absence ce qui est beaucoup ! Ces missions d´entraînements constituent le coeur de notre préparation ; on passe un tiers de notre temps à nous entraîner.
Que représentent pour vous les visites du public à bord ?
Le lien avec la population est fondamentale, d´une part pour que la population comprenne à quoi sert la marine et c´est toujours un défi et également pour que les marins sentent qu´il existe une vraie reconnaissance du travail qu´ils font. C´est un travail qui est parfois très rude, on a vécu 2 mois de combat en Libye qui ont été des moments tendus.

De combien de personnes est constitué l´équipage ?
L´équipage est actuellement constitué de 180 personnes dont 15% sont des femmes. C´est donc un équipage mixte avec 25 femmes mais la mixité n´est pas un problème, elles ont tout type de fonction de façon indifférenciée. Il y a maintenant 20 ans qu´il y a des femmes dans la marine.

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Maria Sobral (www.lepetitjournal.com/lisbonne.html) lundi 2 avril 2012













