

Le film "Rodin" de Jacques Doillon sort ce jeudi 9 novembre dans les salles de cinéma au Portugal. Ce long-métrage rend hommage au sculpteur français tout en soulignant sa relation extra-conjugale avec Camille Claudel. Si l’art de Rodin fascine le monde, ce film lui n’atteint pas cet objectif.
L´histoire
Le film commence en 1880 quand Auguste Rodin (Vincent Lindon) reçoit sa première commande de l’État français. Il a 40 ans et sculpte "La Porte de L’Enfer", œuvre qu´il retouchera tout au long de sa vie et qui regroupe plusieurs figurines, notamment les célèbres "Le Baiser" et "Le Penseur". Le long-métrage détaille la passion et le talent de Rodin pour la sculpture mais surtout ses relations avec les femmes.
C’est à ce moment que Rodin rencontre la jeune Camille Claudel (Izïa Higelin), celle qui sera son élève la plus talentueuse et sa maîtresse. Un rapport que Rodin alimente en même temps qu’il partage sa vie avec Rose (Séverine Caneele), sa compagne de toujours, avec laquelle il maintient une relation presque paternelle.
Pendant près de deux longues heures, le film se centre sur les relations amoureuses de Rodin et sa passion pour la sculpture. Avec ce long-métrage, le réalisateur Jacques Doillon ne présente pas une biographie, mais la facette la plus humaine du sculpteur. Un homme plein de doutes, qui s’inspire des femmes et de la nature pour construire son œuvre artistique. C’est ainsi un autre Rodin que Doillon nous expose, bien différent de celui que Gérard Depardieu a interprété en 1988 dans le film "Camille Claudel" de Bruno Nuytten.
Le constat
Il n´y a pas unanimité sur le résultat du film. Spectateurs et critiques sortent partagés de la salle de cinéma. Le journal Le Monde fait l’éloge de Jacques Doillon pour avoir "éviter le piège du biopic". Le Figaro note qu’il n’y a "rien de spectaculaire dans ce Rodin de cinéma" et "rien même de vraiment dramatique". "C'est un homme au travail. Mais quel homme, et quel travail!", écrit Marie-Noëlle Tranchant, en parlant d’un film "captivant".
Le film obtient moins de cinq sur dix sur le site IMDB et moins de deux étoiles sur cinq de la part des lecteurs du site français Allociné. Une des critiques les plus sévères vient du journal britannique The Guardian. "La seule passion que ce film est susceptible de déclencher est le fait que les spectateurs se précipitent au guichet pour réclamer un remboursement", écrit le journaliste Peter Bradshaw.
En sortant du genre qu´est la biographie et en présentant en Rodin plus humain avec quelques épisodes de sa vie personnelle, Jacques Doillon réalise un long-métrage qui ne fait pas l’unanimité.
À découvrir pour les plus courageux à partir de ce jeudi 9 novembre dans les salles de cinéma du Portugal.










