Le scrutin est prévu pour le 7 juin 2026 et oppose deux candidats aux propositions et visions politiques très différentes.


Le Pérou traverse l'un des processus électoraux les plus importants de ces dernières années. Après le premier tour des élections générales de 2026, les citoyens se préparent à retourner aux urnes pour un second tour présidentiel qui déterminera le prochain chef de l'État pour la période 2026-2031.
Selon plusieurs sondages publiés au cours de la dernière semaine de campagne, la course reste particulièrement serrée. La candidate conservatrice Keiko Fujimori bénéficie d'une légère avance sur le candidat de gauche Roberto Sánchez, bien que le nombre élevé d'électeurs indécis puisse s'avérer déterminant dans le résultat final.
Le processus électoral se déroule dans un contexte marqué par plusieurs années d'instabilité politique, des changements successifs à la présidence et une demande croissante de la population en faveur de réformes économiques, de la lutte contre la corruption et du renforcement des institutions.
L'un des thèmes centraux de la campagne concerne l'avenir du secteur minier, pilier essentiel de l'économie péruvienne. Des représentants de l'industrie ont exprimé leurs inquiétudes concernant certaines propositions des candidats, estimant que l'incertitude politique pourrait affecter les investissements futurs dans le pays.
Les autorités électorales, notamment l'Office national des processus électoraux et le Jury national des élections, ont intensifié leurs campagnes d'information afin de garantir une participation citoyenne éclairée et transparente. De son côté, le Registre national d'identification et d'état civil a élargi ses horaires d'accueil pour faciliter la délivrance des documents d'identité avant le jour du vote.
Un sondage du Petit Journal Lima met en évidence une méconnaissance du processus électoral
Un sondage réalisé par le Petit Journal Lima révèle que le niveau de connaissance des citoyens concernant les programmes présidentiels demeure préoccupant à quelques jours seulement du scrutin. Selon cette étude, huit Péruviens sur dix affirment ne pas connaître en détail les projets de gouvernement des candidats en lice pour la présidence de la République.
L'enquête montre également qu'une part importante des électeurs reconnaît que son choix sera principalement influencé par la publicité électorale diffusée dans les médias et sur les réseaux sociaux, ainsi que par les opinions exprimées par des influenceurs et des personnalités publiques sur Internet.
Le sondage indique par ailleurs que de nombreux citoyens n'ont toujours pas décidé pour qui voter, tandis que d'autres se déclarent indifférents au processus électoral. Certains répondants ont même affirmé envisager de ne pas se rendre aux urnes et de payer l'amende










