Le GEM s'affirme comme scène mondiale avec Gala de Danza en novembre.
Le Grand Musée Égyptien accueillera le 5 novembre prochain la première édition égyptienne de Gala de Danza, une production internationale réunissant danse, musique et arts visuels. Porté par la vision du CEO du GEM, Ahmed Ghoneim, et de la fondatrice Christina Lyon, l'événement rassemblera plus de 150 artistes venus du monde entier dans un décor exceptionnel, entre le musée et les pyramides de Gizeh. Parmi eux figureront notamment les artistes de MAGICLAB, compagnie basée à Paris et dirigée par les chorégraphes Céline Kitsaïs et Cain Kitsaïs, ainsi que le danseur franco-égyptien Luca Abdel-Nour, qui se produira pour la première fois dans son pays d'origine en tant qu'artiste professionnel.
photo d'un participant au Gala de Danza devant les pyramydes
Présenté lors d'une conférence de presse organisée au GEM, le projet illustre la volonté du plus grand musée consacré à une civilisation antique de devenir également un acteur majeur de la création culturelle contemporaine.
Le GEM, bien plus qu'un musée
Pour Ahmed Ghoneim, CEO du Grand Musée Égyptien, ce partenariat s'inscrit pleinement dans la vision du musée.
« Le GEM est un hub ouvert aux collaborations avec les grandes institutions culturelles », a-t-il expliqué, soulignant que le projet contribue à promouvoir non seulement le patrimoine historique de l'Égypte, mais aussi son patrimoine vivant.
Les responsables du musée ont rappelé que le GEM ambitionne d'être à la fois un centre de conservation, de recherche, d'éducation et de création artistique. L'accueil de Gala de Danza s'inscrit ainsi dans une stratégie plus large visant à faire dialoguer héritage et innovation.
Une rencontre entre l'Égypte et le monde
L'idée de faire venir Gala de Danza en Égypte est née après qu'Ahmed Ghoneim a découvert le projet développé par Christina Lyon au Mexique. Séduit par cette initiative qui réunit artistes confirmés et jeunes talents dans des lieux emblématiques, il a proposé à sa fondatrice d'organiser une édition égyptienne.
Le spectacle réunira des artistes issus du Royal Ballet de Londres, du Dutch National Ballet, d'Astana Opera, ainsi que la soprano saoudienne Sawsan Albahiti. De jeunes talents égyptiens participeront également à l'événement après une série d'auditions organisées au Caire.
Pour les organisateurs, il s'agit autant d'un événement artistique que d'un espace de rencontre entre les cultures.
Christina Lyon, le cœur battant du projet
Mais la personnalité qui a le plus marqué cette conférence de presse est sans doute Christina Lyon elle-même.
Fondatrice et directrice artistique de Gala de Danza, cette Américaine qui partage aujourd'hui sa vie entre Los Angeles et Londres s'exprime avec un léger accent britannique acquis au fil de ses années passées au Royaume-Uni. Surtout, elle parle de son projet avec une passion communicative.
Contrairement à de nombreux intervenants qui lisaient des notes préparées, Christina Lyon s'est exprimée presque entièrement de mémoire, multipliant les anecdotes et les sourires. À plusieurs reprises, elle a confié préférer parler « avec le cœur » plutôt que suivre un discours rédigé à l'avance.
Loin de se présenter comme une simple organisatrice d'événements, elle évoque sans cesse les jeunes artistes, les vocations qu'elle souhaite faire naître et les rencontres rendues possibles par l'art.
« Art is for humanity », a-t-elle résumé.
Faire naître les artistes de demain
Créé en 2013 à Los Cabos, au Mexique, Gala de Danza est né d'une initiative simple : permettre à une jeune élève de danse de découvrir des artistes qu'elle n'aurait jamais eu l'occasion de voir sur scène.
Depuis, le projet a grandi tout en conservant cette même philosophie.
Au cours de la conférence, Christina Lyon a raconté avec émotion l'histoire du danseur égyptien Luca Abdel Noor, qui se produira pour la première fois en tant qu'artiste professionnel dans son pays natal. Sa famille n'avait jamais eu l'occasion de le voir danser sur scène.
La directrice artistique a également insisté sur l'importance des auditions organisées au Caire. Plus de 300 jeunes Égyptiens âgés de 8 à 16 ans se sont inscrits pour tenter leur chance.
« Aujourd'hui, j'espère découvrir le prochain Luca », a-t-elle déclaré.
Les pyramides comme décor
L'un des moments les plus impressionnants de la conférence fut sans doute la présentation du dispositif imaginé pour le spectacle.
Une scène sera installée derrière le musée, parfaitement alignée avec les pyramides de Gizeh. Des projections monumentales viendront habiller les façades du GEM afin de créer une expérience immersive mêlant patrimoine millénaire et création contemporaine.
Les artistes se produiront ainsi face à l'un des panoramas les plus célèbres du monde.
Un rendez-vous appelé à durer ?
Pour Christina Lyon, l'objectif dépasse largement le simple succès d'une soirée.
Elle souhaite que le public égyptien s'approprie progressivement l'événement et que celui-ci devienne, au fil des années, une véritable plateforme pour les artistes locaux.
Comme elle l'a résumé avec une formule qui pourrait bien devenir la devise de cette première édition égyptienne :
« Les grandes civilisations construisent des monuments ; les grandes générations créent des moments. »
Le 5 novembre prochain, le Grand Musée Égyptien espère justement créer l'un de ces moments.
La France sera également à l’honneur lors de cette première édition égyptienne de Gala de Danza.
Le danseur et chorégraphe franco-égyptien Luca Abdel-Nour, actuellement coryphée au sein du Dutch National Ballet, participera à l’événement avec une création spécialement conçue pour le Grand Musée Égyptien. Révélé sur la scène internationale grâce à son remarquable parcours au Prix de Lausanne, où il a remporté plusieurs distinctions, il se produira pour la première fois en tant qu’artiste professionnel dans son pays d’origine.
Le public pourra également admirer plusieurs artistes issus du prestigieux Opéra national de Paris, parmi lesquels Valentine Colasante, Marc Moreau, Guillaume Diop et Hannah O'Neill, qui comptent parmi les figures les plus brillantes du ballet français contemporain. Enfin, la compagnie française MAGICLAB, reconnue pour ses créations mêlant danse, nouvelles technologies, arts visuels et performances immersives, apportera au gala une dimension résolument innovante, illustrant la vitalité et la diversité de la scène chorégraphique française actuelle.
Photocredit for print Melody Battentier
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