


Lepetitjournal.com : Peux-tu nous présenter le projet qui t'a amené en Afrique du Sud ?
Fanny Martel : Je suis étudiante en école d’ingénieur à l’ENSAIT (Ecole Nationale des Arts et Industries Textiles à Roubaix), option TTMA (Textiles Techniques et Matériaux Avancés). L’école a divers partenaires à l’étranger et nous avons la possibilité de réaliser notre second semestre dans un autre pays. J’ai choisi l’Afrique du Sud pour plusieurs raisons personnelles et professionnelles.
Tout d’abord l’Afrique du Sud est un pays qui me fascinait par sa grande variété de paysages. Proche de la nature, je voulais découvrir sa faune et sa flore si diversifiés et dépaysants. Partir loin de mon pays ne me dérangeait absolument pas. C’est toujours très enrichissant de s’ouvrir à d’autres cultures. Ensuite, le semestre à Durban se déroule sous la forme d’un projet en anglais. Réaliser un projet signifiait pour moi : la possibilité d’effectuer des recherches dans un domaine qui m’intéresse particulièrement, à savoir les textiles techniques, et de ce fait, avancer dans mon projet professionnel. De plus, l’Afrique du Sud est un pays majoritairement anglophone, ce qui me permettait de perfectionner mon anglais.
Mon semestre s’est effectué à DUT (Durban University of Technology) du 7 février au 27 mai, avec trois autres étudiants français de la même école. Le but du projet est de réaliser un casque de skateboard en composite avec des fibres naturelles (le lin). Le projet est en cours de finalisation.
LPJ : Comment s'est passée ton intégration en Afrique du sud, as-tu rencontré des difficultés particulières ?
FM : En m’y prenant à l’avance, j’ai mis au moins 4 mois pour obtenir mon VISA ! Il faut remplir de nombreux papiers administratifs, c’est une réelle corvée. Pour le logement nous n’avons pas eu de soucis et avons trouvé un endroit très agréable en bord de mer sur le Waterfront. Un peu isolés du centre-ville et du campus, nous utilisons le « peoplemover bus ». En ce qui concerne la sécurité, il faut faire attention surtout le soir à certains endroits, mais c’est comme partout. En tant que «blancs», nous nous faisons souvent interpellés ou dévisagés, en effet à Durban les « blancs » sont rares. Cependant les gens ici sont très accueillants et c’est très agréable.
LPJ : En quelques mots, comment se passe la vie des étudiants à Durban ? Quelles sont les grandes différences avec la France ?
FM : Ici les frais de scolarités sont très élevés ce qui ne permet pas à tous les étudiants de venir faire des études, ce qui est regrettable. Les résidences sont assez précaires et il est parfois difficile d’y étudier correctement. Les étudiants « prennent leur temps » et ne sont pas angoissés à l’idée d’arriver une demi-heure en retard au cours… (très fréquent ici). DUT est un immense campus avec différentes spécialités et les infrastructures y sont de qualité.
LPJ : Qu'as-tu découvert, qu'as-tu aimé en Afrique du Sud ? à Durban ? que retiens tu ?
FM : Nous avons eu de nombreuses occasions de voyager ! Je retiendrai la randonnée dans le Drakensberg, la réserve naturelle de Huhluwe et Sainte Lucia, Cape Town et ses paysages fantastiques tels que Table Mountain, Le Cap de Bonne Espérance, Hermanus...
Dans la ville de Durban : le jardin botanique est splendide, Ushaka marine world très distrayant avec ses divers commerces, les plages très agréables. Le centre commercial Gateway est impressionnant par sa grandeur et sa diversité. J’ai de plus apprécié le centre-ville très vivant.
LPJ : Au contraire que n’as-tu pas aimé ?
FM : J’ai été surprise par le trafic ! Les conducteurs brûlent les feux rouges et roulent « à fond la caisse ». Les piétons ont à peine le temps de traverser la route à quatre voies ! Il faut faire très attention.
LPJ : En résumé, que t'a apporté cette expérience ?
FM : Cette expérience m’a apporté essentiellement de la découverte, du dépaysement et du bonheur ! Je me suis fait des amis inoubliables que j’aurai du mal à quitter. Mais j’ai promis de revenir un jour ! Je n’ai pas eu le temps de visiter Johannesburg… Une autre fois peut-être !
Marie-Hélène GUIBERTEAU (Lepetitjournal.com/Johannesbourg) - Jeudi 23 mai 2013



