

L'ancienne Première Ministre, Magaret Thatcher, s'est éteinte lundi matin à l'âge de 87 ans des suites d'une attaque cérébrale. Première Ministre de l'Angleterre de 1979 à 1990, elle marquera la vie politique par une politique de fermeté dans une Angleterre en pleine mutation à cette époque-là.
Son opinion vis-à-vis de l'Afrique du Sud lui a été souvent reprochée, Magaret Thatcher avait une position extrêmement réactionnaire concernant l'Afrique du Sud, ancien membre du Commonwealth. Elle s'était notamment opposée à des sanctions totales contre le gouvernement maintenant l'apartheid, et jugeait l'ANC, parti de Nelson Mandela, dangereux.
«L'ANC [Congrès national africain] est une organisation terroriste typique... ?Quiconque pense qu'elle peut diriger un gouvernement en Afrique du Sud vit sur une planète imaginaire.»
Pour l'ex-Premier Ministre conservateur Canadien, Brian Mulroney, dont le pays présidait le Commonweathl à cette époque, reconnait sur Radio-Canada lors de son hommage à la «Dame de Fer » : « J'ai été en désaccord profond avec elle à quelques occasions, surtout en ce qui concerne l'apartheid et l'Afrique du Sud à la fin des années 1980. On ne partageait pas du tout le même point de vue »
« Elle n'était pas contre l'abolition de l'apartheid mais elle était contre (...) des sanctions totales contre l'Afrique du Sud pour mettre dehors ce gouvernement épouvantable et obtenir la libération de Nelson Mandela. Elle ne croyait pas à cela » poursuit l'ancien Premier Ministre.
« Ca a mené à une lutte féroce entre elle et moi » avoue Brian Mulroney,qui dit s'être entendu à merveille dans la quasi-totalité des autres dossiers avec celle qui est restée son amie et qu'il a vue pour la dernière fois l'an dernier.
L'ANC rend donc un hommage à l'ancienne Première Ministre en rappelant qu' "elle a échoué à reconnaître l'ANC comme le parti légitime pour gouverner, mais elle n'était pas sur la même longueur d'ondes que le peuple britannique sur ce sujet, mais l'eau a coulé sous les ponts depuis", a déclaré le porte-parole de l'ANC Keith Khoza. Il a néanmoins souligné qu'elle était "une dirigeante d'exception."
Le nom de Thatcher sera aussi très connu en Afrique du Sud, suite aux déboires judiciaires de son fils, Mark, qui sera soupçonné dans les années 2004 d'avoir participé dans la préparation d'un complot en Guinée-Equatoriale pour la prise de pouvoir sur des champs pétrolifères. Les services Sud-africain alertés à cette époque de ce complot arrêteront tous les protagonistes dans cette affaire. Mark Thatcher sera finalement condamné par la justice sud-africaine à 3 millions de Rand d'amende et à 4 ans de prison avec sursis dans cette affaire. Il habitera auprès de sa mère après à cette affaire, ayant au départ demandé un visa aux Etats Unis qui lui sera refusé, chassé également de la Principauté de Monaco où il avait trouvé un premier refuge.
Richard Simonnet (www.lepetitjournal.com/johannesbourg.html) mardi 9 avril 2013



