Édition internationale

AFRIQUE DU SUD/INSOLITE - Zuma et ses femmes

Écrit par Lepetitjournal Johannesbourg
Publié le 1 janvier 1970, mis à jour le 13 novembre 2012
Apres la légalisation du mariage gay, l'Afrique du Sud a un président polygame. Quand avant-garde et tradition se confondent.

Cérémonie d'investiture
Avec trois femmes à sa cérémonie d'investiture, Jacob Zuma a innové... dans la tradition. Fidèle à ses origines zouloue, qu'il revendique, Jacob Zuma ne semble pas vouloir choisir. La question qui taraudait les citoyens ne sera probablement jamais tranchée : ses épouses devraient toutes être les premières dames du pays. Il a d'ailleurs déclaré : « Moi je préfère être honnête : j'aime toutes mes femmes et je suis fier de tous mes enfants », en référence aux autres politiciens du monde « qui prétendent être monogames » mais qui ont « des maîtresses et des enfants non reconnus ».

Un suicide et un divorce
Aujourd'hui, le président compte trois épouses. Sa « femme », sa « soeur », son « amie », sa « mère », Sizakele Khumalo, épousée en 1959, a la soixantaine et gère son kraal de Nkandla. Réputée timide, elle a pourtant fait le voyage jusqu'à Pretoria pour assister au sacre de son mari.
Kate Mantsho, sa deuxième épouse s'est suicidée en 2000 en laissant une lettre évoquant les années d'enfer de son mariage. Il est également divorcé de Nkosazana Dlamini Zuma, actuelle ministre de l'Intérieur et avec laquelle il entretient toujours une relation cordiale.
Sa quatrième épouse, Nompumelelo Ntuli est de 33 ans sa cadette. Et, mis à part son goût du luxe, on ne sait pas grand chose de la cinquième dame Thobeka Mabhija.

Suspense jusqu'au bout
Le mystère autour des épouses de Jacob Zuma a été entretenu jusqu'à la fin. Peu avant l'élection présidentielle, une porte-parole de l'ANC affirmait qu'il n'avait que deux femmes. Une déclaration démentie une semaine plus tard par la publication de sa biographie officielle... La responsable du bureau des époux au sein de la présidence a par ailleurs déclaré que toutes les épouses du président étaient sur un pied d'égalité car la constitution ne proscrit pas la polygamie. L'Etat paiera donc le train de vie dû aux trois premières dames du pays. Après la légalisation du mariage homosexuel, la nation arc en ciel fait preuve d'une modernité déroutante. Tout est une question de point de vue.

Marine Veith – (www.lepetitjournal.com/johannesbourg.html) - le 29 juin 2009
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Publié le 29 juin 2009, mis à jour le 13 novembre 2012
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