

Il existe dorénavant une plateforme pour les ingénieurs et scientifiques français et internationaux : la Société des ingénieurs et scientifiques de France en Afrique du Sud (IESF SA). Au c?ur des objectifs de l'association : animer le réseau au travers de rencontres, conférences et visites sur des thèmes scientifiques et techniques, développer des liens avec les ingénieurs et scientifiques sud-africains, représenter le savoir-faire français, partager les expériences relatives aux formalités d'obtentions de visas de travail? Maïté Crayes, présidente, et Valérie Vacchiani, secrétaire, nous parle des défis, des objectifs et des futurs projets de l'association.
Un vrai renouveau du réseau des ingénieurs et scientifiques français en Afrique du Sud
A son arrivée dans le pays en 2014, Maïté Crayes, une française ingénieur de formation et consultante en génie industriel, a décidé de redémarrer le Conseil national des ingénieurs français (CNIF) depuis Polokwane où elle s'était installée. L'association qui existait en Afrique du Sud depuis 1990 était en dormance depuis quelques années selon certains membres que la jeune femme avait contacté. Le CNIF est devenu l'IESF en France depuis 2013, il paraissait logique de renommer l'association sous l'appellation IESF SA. Un travail de longue haleine a donc débuté avec une première année dans les dossiers administratifs pour monter l'association, déposer les statuts et revoir la constitution.
Trois ans plus tard, l'IESF SA a organisé sa première Assemblée Générale le 11 mai dernier en présence de ses 25 membres entre autres pour faire un bilan des réalisations de l'année précédente. Ce fut également l'occasion de définir les objectifs de l'année à venir et pour les membres d'exprimer leurs attentes pour les projets futurs avec un vrai désir de continuer à organiser des visites techniques, mais aussi des conférences sur des thématiques d'actualité comme l'eau, l'énergie et les transports en Afrique du Sud. Maïté précise que les conférences sont aussi ouvertes aux non-membres qui seraient intéressés par les sujets.

A ce jour, des visites techniques ont été organisées dans la brasserie néerlandaise Heineken située près de Vereeniging au sud de Joburg, ainsi qu'à la station du Gautrain et à l'usine de Sanofi à Pretoria.
L'importance de promouvoir le savoir-faire scientifique à la française en Afrique du Sud
Pour ceux qui ne sont pas en poste, le premier grand défi à relever est l'obtention d'un visa en bonne et due forme et faire du réseau pour mieux comprendre le fonctionnement de leur pays d'accueil. Pour ceux en poste, c'est essentiellement d'élargir un réseau existant et d'échanger.
Une des principales préoccupations de l'association est de faire reconnaitre le diplôme d'ingénieur français en Afrique du Sud. Un point important à souligner nous explique Maïté : « Les ingénieurs sud-africains sont diplômés au niveau « bachelor of science », qui est un bac + 3, alors que les français sont du niveau « master », bac + 5. Il est donc primordial de travailler sur la meilleure connaissance possible du savoir-faire des ingénieurs et scientifiques français. » Elle ajoute : « Il y a une réelle spécificité des diplômes français et un problème de vocabulaire entre ce qu'on appelle ingénieur en France et dans le reste du monde. »
« La reconnaissance de diplôme est un obstacle, c'est pourquoi se rapprocher des corps professionnels (professional body) sud-africains et les rencontrer pour commencer une discussion est essentiel. », explique Valérie.

L'Engineering Council of South Africa (ECSA), un organisme similaire à la commission des titres d'ingénieurs en France, a été le premier point de contact de Maïté pour tenter de clarifier la situation. En effet une bonne partie des ingénieurs étrangers qui souhaitent travailler en Afrique du Sud doivent appartenir à un corps professionnel sud-africain, dont ECSA fait partie, pour demander le visa « critical skills ». Maïté explique : « ECSA joue un rôle important auprès des autorités sud-africaines et si nous arrivons à trouver un accord avec l'organisme pour qu'il reconnaisse l'IESF SA en tant que « voluntary association », cela simplifierait les démarches administratives pour les ingénieurs français membres de l'IESF SA ».
« En regroupant les ingénieurs et scientifiques français, cette plateforme permettra d'échanger des conseils pratiques, de faire connaitre le savoir-faire à la française, de valoriser la présence française et des boites françaises mais aussi des français travaillant dans des entreprises internationales, de développer des liens avec des ingénieurs sud-africains, apprendre des autres et se faire connaitre. », conclut Valérie.
Des membres intéressants et intéressés
Maïté explique : « Une grande partie de nos membres sont en poste. Ils sont curieux techniquement, et ont envie de mieux connaitre le secteur de l'ingénierie en Afrique du Sud. » Elle précise : « C'est une association d'ingénieurs et de scientifiques au sens large ».
L'association se veut inclusive et est ouverte aux ingénieurs et scientifiques de toutes les nationalités, mais aussi aux personnes intéressées par les démarches et évènements et se reconnaissent dans les objectifs de l'association. Ces derniers accèderaient au statut d' « associate member ». Valérie ajoute : « La plupart sont des ingénieurs plutôt que des chercheurs. C'est une excellente occasion de se retrouver entre paires pour échanger et partager mais aussi de mettre en avant des profils de gens intéressants. »
Les futurs projets de l'association
L'association a relancé une véritable dynamique sous l'impulsion d'une nouvelle équipe avec à ses rennes Maïté Crayes, Christophe Roland vice-président, Anne Tissaud trésorière et Valérie Vacchiani. La liste des objectifs pour l'année à venir est ambitieuse avec le souhait de continuer à entretenir le réseau avec conférences et des visites, entretenir le lien avec des organismes professionnels sud-africains, développer la communication au sein du réseau avec des meilleurs outils, favoriser la communication avec des évènements informels comme des évènements « after-work » et « networking » et faire connaitre l'IESF SA des autres associations pour développer des évènements communs.
« Si nous pouvions finaliser le dossier avec ECSA, ce serait une grosse avancée pour nous, et puis la création d'une page LinkedIn qui est plus adapté pour communiquer avec certains membres que facebook par exemple. », conclut la présidente.
Un dernier mot ?
Maïté s'exclame : « On aborde des sujets sérieux mais avec convivialité et bonne humeur ! Que ceux qui sont intéressés nous contactent. »
Les prochains évènements

? Vendredi 23 juin après-midi : Visite du site de Danone
? Un samedi matin en septembre (à définir) : Visite du site d'Alstom à Dunnottar
Envie de rejoindre l'IESF SA ? Besoin d'un renseignement ? Envie de collaborer ?
iesfsa@gmail.com
+27 (0)72 795 0794
Adhésion en ligne
(www.lepetitjournal.com/johannesbourg) Jeudi 8 juin 2017
Photos : https://www.facebook.com/groups/IESFSA/photos/



