Les élections consulaires sont importantes pour tous les Français de l’étranger. Elles auront lieu du 22 au 27 mai par internet, et le 31 mai à l’urne. Quatre listes sont candidates pour représenter les Français en Inde, au Népal, au Bangladesh et au Sri Lanka. Nous leur avons posé la même série de questions par écrit. Voici leurs réponses pour vous aider à choisir au mieux vos représentants.


Aujourd'hui nous vous présentons, la liste, Continuons ensemble ! Avec en tête de liste Franck Barthelemy pour la 1ere circonscription de l'Inde.
Pouvez-vous vous présenter et présenter votre liste.
Je suis Franck Barthelemy, élu conseiller consulaire en 2014, puis élu conseiller des Français de l'étranger depuis 2021, engagé dans mes mandats. Je suis élu à l'Assemblée des Français de l'étranger (AFE), et au conseil d'administration de la Caisse des Français de l'étranger (CFE). Je suis conseiller du commerce extérieur. J'habite à Bangalore depuis 2004. Après une carrière dans le monde du pétrole, je suis devenu marchand d'art.
La liste que j'ai constituée, Continuons ensemble ! est une liste à mon image. Elle est composée de Français de toute la circonscription qui comprend l'Inde, le Bhoutan, le Sri Lanka, les Maldives, le Bangladesh et le Népal. Nadia, Adeline, Véronique, Nicolas et Guillaume sont installés dans la circonscription depuis longtemps. Ils y ont une connaissance des communautés incomparables. Plusieurs sont engagés dans le monde associatif, société de bienfaisance, Accueil ou îlotier. Nous constituons une équipe soudée, sur le terrain, aux côtés de toutes nos communautés.
Connaissez-vous les pays de la 1ere circonscription ? Quelle est votre expérience de ces différents pays ?
En deux mandats (2014 et 2021), on apprend à connaître les pays de la circonscription. L'Inde et le Sri Lanka, bien sûr, où j'ai présidé plus d'une vingtaine de conseils consulaires (je n'en ai manqué aucun). Le Bangladesh et le Népal où nous n'avons pas de conseil consulaire mais où je me suis rendu une dizaine de fois pour des comités de sécurité par exemple. Je suis aussi allé aux Maldives (malheureusement une seule fois), jamais au Bhoutan, deux pays dans lesquels nos communautés ne comptent pas beaucoup de compatriotes mais que je n'oublie pas.
Chaque déplacement est une rencontre avec la communauté.
Je tiens des permanences pour celles et ceux qui souhaitent me parler de problèmes personnels, le face-à-face est toujours préférable pour aborder des sujets parfois délicats. La communauté m'invite souvent à des rencontres informelles, quelques personnes se réunissent pour comprendre mon rôle et mes actions. Je profite en général de ces déplacements pour visiter les cinq écoles de la circonscription, souvent j'y ajoute les alliances. Mon mandat est bénévole, les déplacements sont courts et pas pris en charge par l'État ce qui limite les opportunités d'échange avec la communauté. Les réseaux sociaux aident. Je dois ajouter que les prises de contact sont toujours riches et donnent lieu à un suivi personnalisé par e-mail dès mon retour à Bangalore.
Comment définissez-vous le rôle d’un conseiller consulaire ?
Le rôle est méconnu bien que le conseiller soit élu au suffrage universel direct.
D'ailleurs, je ne suis plus "conseiller consulaire" mais "conseiller des Français de l'étranger", le titre a changé avec la dernière modification de la loi de 2013 qui a créé ce mandat de proximité.
On compare souvent ce mandat à celui d'un conseiller municipal. La comparaison permet d'imaginer ce qu'un conseiller fait. Il représente la communauté auprès des autorités françaises lors de conseils consulaires par exemple. Il n'a pas d'autorité et émet des avis qui sont transmis à des commissions nationales, avis suivis dans la plupart des cas. Les quatre sujets majeurs sur lesquels le conseiller intervient (qui donnent lieu à des conseils consulaires dédiés) sont les aides à la scolarité (les bourses scolaires et les aides accompagnant enfant en situation de handicap), les aides sociales, les aides aux associations de bienfaisance et les aides aux associations de français. Le conseiller est aussi amené à siéger dans les comités de sécurité, sujet important pour notre région et les conseils d'établissement.
Dans tous ces conseils et comités, le conseiller défend les intérêts de la communauté. Il interroge les autorités, en l'occurrence les ambassades et les consulats généraux, il travaille à l'amélioration de la vie des Français de la circonscription, il informe la communauté, il écoute les besoins exprimés et en fait part aux parlementaires si ces besoins sont d'ordre législatif, a l'administration locale ou centrale s'ils sont d'ordre réglementaire. Il est une poulie de transmission. Sa présence sur le terrain, aux côtés des Français de la circonscription est donc essentielle. Et comme il ne peut pas être partout à la fois dans une circonscription comme la nôtre qui comprend 6 pays, 4 ambassades, 3 consulats, il s'appuie sur ses relais locaux, et avant tout ses colistiers. Une liste géographiquement diverse permet une meilleure prise en compte des besoins de la communauté.
Le conseiller a aussi un rôle politique qu'il ne faut pas ignorer.
Le conseiller a aussi un rôle politique qu'il ne faut pas ignorer. Il est grand électeur des 12 sénateurs représentant les Français de l'étranger. On imagine donc que les étiquettes politiques affichées pour cette campagne déterminent automatiquement le choix du conseiller qui sera amené à voter pour 6 sénateurs des Français de l'étranger en septembre. Pour ma part, je conduis une liste sans étiquette. Si vous m'accordez votre confiance, je voterai pour le sénateur qui aura une ligne politique claire sur la protection sociale, les entrepreneurs de l'étranger, le réseau des établissements français et les services publics. Deux chantiers majeurs nécessitent des réformes de fond et des décisions courageuses, la Caisse des Français de l'étranger (CFE) et l'Agence de l'enseignement français a l'étranger (AEFE). Je serai attentif aux propositions des uns et des autres. Je contribuerai aux débats d'idées comme j'ai commencé à le faire en m'engageant dans les Assises de la Protection Sociale des Français de l'étranger et à l'Assemblée des Français de l'étranger.
Je n'oublie pas le second rôle de grand électeur du conseiller qui élira en juin ses 90 représentants à l'Assemblée des Français de l'étranger. Notre circonscription rassemble toute l'Asie-Océanie. Cette assemblée est un forum d'échange de bonnes pratiques et d'informations clé à la bonne conduite du mandat de conseiller. Sous l'égide du Ministère de l'Europe et des Affaires Étrangères, cette assemblée propose une ligne directe avec l'administration centrale et le gouvernement. Elle se réunit deux fois par an. Elle forme l'occasion de proposer directement des réformes au gouvernement par exemple à travers des avis et des résolutions. Cette représentation auprès du Ministère est essentielle à la remontée d'information du terrain. J'ai participé à cette assemblée et j'ai par exemple régulièrement interrogé mes collègues des circonscriptions d'Asie-Océanie afin d'y porter leurs voix.
Quelle est votre priorité n°1 pour les Français de la circonscription ?
J'ai deux priorités no 1.
La première, la réforme de la CFE. La Caisse des Français de l'étranger, a été créée dans les années 80s. Elle propose une couverture médicale à tous les Français de l'étranger qui souhaitent cotiser volontairement. Son financement repose essentiellement sur les cotisations de ses adhérents. Depuis sa création, elle a marginalement modifié le calcul des cotisations mais n'a jamais reformé son modèle économique. Dans le contexte actuel, il y a de moins en moins de Français "expatriés" pris en charge par leurs entreprises et de plus en plus de Français sédentarisés, retraités ou entrepreneurs. Le portefeuille clients de la CFE s'est profondément et structurellement modifié : il y a de moins en moins de clients collectifs / entreprises et de plus en plus de clients individuels (environ 70,000 contrats hors ayant droit pour 3 millions de Français vivant à l'étranger). Les contrats collectifs ne compensent plus les pertes des contrats individuels. En conséquence, la CFE s'est engagée dans une course à l'augmentation des cotisations sans volonté de se réformer structurellement. En tant que membre du conseil d'administration de la CFE, je défends la nécessité de changer de modèle économique afin d'assurer la pérennité des services proposés par la caisse. Je propose à cet égard d'étudier et de mettre en place un modèle mutualiste, modèle solidaire et "non-profit" comme on dit dans nos pays avec une large participation des adhérents aux décisions de la caisse.
La deuxième, la réforme de l'AEFE. Les derniers conseils d'administration de cette agence de l'État chargée de gérer et d'animer le réseau des établissements scolaires français à l'étranger ont révélé sa très fragile et précaire situation financière. Beaucoup de ressources sont consacrées aux établissements en "gestion directe" et très peu à l'animation du réseau des établissements partenaires et en gestion parentale. Or, le développement du réseau passe obligatoirement par la multiplication de ces derniers. S'ajoute à cette question stratégique, une gestion de l'agence sans vision et sans compréhension fine des comptes de l'agence. Il convient de mettre à plat ce modèle créé dans les années 90s et de l'adapter à l'environnement concurrentiel actuel, à commencer par la gouvernance de l'agence. Un point extrêmement sensible est en discussion en ce moment, le coût des pensions civiles que l'agence souhaite faire supporter aux établissements sans préavis parce que l'agence n'aurait plus d'argent ... Une mission gouvernementale et deux missions parlementaires sont en cours. On attend avec impatience les conclusions afin de pouvoir réformer ce modèle qui n'est plus viable.
Ces deux priorités n 1 concernent évidemment notre circonscription : nous avons plusieurs centaines de clients à la CFE (sur quelque 3,000 Français établis dans la circonscription) et 5 établissements scolaires, tous en gestion parentale. Je tiens d'ailleurs à remercier les parents qui ne comptent pas leur temps pour gérer ces établissements parfois dans des conditions difficiles et les équipes d'enseignants et d'encadrement qui s'occupent de nos enfants et du développement de nos écoles (par exemple leur agrandissement).
Pouvez-vous nous détailler les grands axes de votre programme pour ces élections ?
Comme vous le comprenez, Au-delà des deux priorités détaillées ci-dessus qui forment les grands axes de mon engagement à venir, mon programme se résume à plusieurs engagements pris auprès de nos communautés. Participer, informer, aider, soutenir, écouter et travailler.
- Participer aux conseils consulaires et comités de sécurité pour porter votre voix.
- Informer les communautés par e-mail et lors de mes permanences.
- Aider les familles qui en ont besoin à travers les dispositifs d'aide sociale existants.
- Soutenir les associations de Français, les sociétés de bienfaisance, les Accueils, les Flam, les parents, les alliances, etc. Beaucoup d'entre vous se reconnaîtront.
- Vous écoutez ! Lors de mes permanences, autour d'un café, par e-mail ou sur WhatsApp.
- Travailler avec les autorités françaises et les parlementaires : échange d'idées, notes, interventions, etc.
Je tiens à souligner que l'élection consulaire est une élection locale. Vous allez élire des élus de proximité, un peu tout terrain, qui peuvent répondre à toutes vos questions ou trouver des réponses à vos questions. J'ai démontré au cours de mes 2 mandats ma capacité à le faire, sans prisme politique.
Mon engagement est total. Mes différents mandats en plus du rôle de conseiller le démontrent aussi : assemblée des Français de l'étranger, bureau de l'assemblée, conseil d'administration de la CFE, échanges avec les cabinets. Je suis disponible, avec mes colistiers, pour continuer à travailler pour nos communautés. Je le ferai en mettant à profit ces réseaux tissés au cours des dernières années.
Que proposez-vous pour améliorer l’accès aux écoles françaises (places, coûts, qualité) ? Êtes-vous favorable à une évolution des bourses scolaires ? Si oui, comment ? Quelles actions pour ceux qui ne peuvent accéder aux écoles françaises ?
Dans les 5 villes de la circonscription où il existe des écoles françaises, elles sont un point de rencontre de la communauté française. Mais pas seulement ! Nos écoles françaises sont toutes devenues des écoles très internationales. Elles accueillent de plus en plus d'étudiants issus de familles locales, une richesse pour nos enfants. Deux de nos écoles s'agrandissent en ce moment, et c'est une très bonne nouvelle. L'une d'entre elle a fait appel aux subventions STAFE demandées au nom du comité de parents, et j'ai pu appuyer ces demandes auprès de la commission nationale d'attribution au cours des dernières années. Je suis ravi du résultat. Bravo aux équipes ! Ces écoles vont pouvoir accueillir plus d'enfants et ainsi assurer un développement bien nécessaire.
Il existe un dispositif pour aider les familles françaises de la circonscription qui ont des difficultés à payer les frais d'écolage : les bourses scolaires. Notre conseil consulaire aide ces familles pour plus de 250,000 euros par an environ. À l'Assemblée des Français de l'étranger qui examine ce budget annuel avec attention (environ 100 millions d'euros tous les ans), j'étudie avec attention les propositions de la commission de l'éducation et je soutiens sans hésiter le concept de sanctuarisation du budget des bourses scolaires. Les Assises de la Protection sociale auxquelles j'ai participé activement, ont montré que le dispositif n'était peut-être pas si connu des familles de la circonscription qui pourraient en avoir le plus besoin. Raison pour laquelle, j'informe la communauté de chaque conseil consulaire consacré aux bourses scolaires.
Un autre dispositif, les aides Accompagnant des Élèves en Situation de Handicap (AESH), se révèle aussi très utile pour certaines familles. L'école de la république, y compris a l'étranger, doit accueillir tous ses enfants. Je veille (je ne suis pas le seul bien sûr) à ce que ce budget soit autant sanctuarisé que le précédent. Dans notre circonscription, un peu moins de 5 familles en bénéficient.
Je participe aux conseils d'établissement de nos écoles régulièrement, quand elles n'oublient pas d'inviter les élus, en présentiel quand je suis dans la ville le jour du conseil, en ligne quand la technologie le permet. J'écoute les besoins des équipes, des parents et des élèves. J'informe sur les dispositifs qui peuvent aider au bon fonctionnement et au développement de l'établissement, par exemple en faisant se rapprocher la FAPEE de nos comités de gestion parentale.
Je participe enfin aux différents débats provoqués par les missions gouvernementale et parlementaires afin de faire bouger les lignes, en particulier en matière de gouvernance de l'AEFE qui a un coût significatif sur les établissements.
Je suis par ailleurs un fervent défenseur et promoteur du programme FLAM (je suis à l'initiative de deux créations) afin que les familles qui habitent loin des écoles françaises puissent apporter à leurs enfants la pratique du français en jouant et en apprenant.
Comment soutenir les Français qui cherchent un emploi localement ? Que pouvez-vous faire pour les entrepreneurs français à l’étranger ?
Tout au début de mon premier mandat, j'ai pu participer au financement du bureau de placement de Bombay ouvert par la chambre de commerce. L'administration avait quelques reliquats sur le budget "emploi et formation" qui n'existe plus, je suis allé au ministère et j'ai pu récupérer l'argent nécessaire. J'ai suivi le conseil de l'ex sénateur Richard Yung.
Je me suis battu pour qu'un label Entrepreneurs Français de l'étranger voit le jour, il y a eu une proposition de loi de la députée Anne Genetet, la loi n'est pas passée. J'ai récemment suggéré à la ministre Éléonore Caroit de mettre un sujet à l'ordre du jour d'une rencontre avec l'AFD : des "petits" prêts que pourrait accorder Proparco aux entrepreneurs Français de l'étranger. Je m'engage à suivre ces deux initiatives importantes d'une part pour la reconnaissance du travail effectué par ces entrepreneurs et d'autre part pour encourager l'AFD a s'y intéresser.
Moi-même entrepreneur, comme la plupart de mes colistiers, je suis très attentif aux problématiques auxquelles nous faisons face. L'État a fait de gros efforts pendant la crise du Covid : par exemple, j'ai obtenu une subvention significative pour la société de bienfaisance de Katmandou qui a pu distribuer des aides aux entrepreneurs français du Népal dont l'activité, essentiellement touristique, s'était arrêtée.
Comment améliorer l’accès à la santé pour les Français (assurances, CFE, soins locaux) ? Votre position sur le coût et la couverture de la CFE (Caisse des Français de l’étranger)?
La protection de la santé pour les Français résidant hors d'Europe est à la fois une question simple et a priori. D'une part, il est de plus en plus facile de trouver des assurances locales. Elles sont souvent volontaires, parfois obligatoires. En fonction du niveau de protection choisi, les prix varient. Elles imposent en général des barrières à l'entrée, par exemple l'âge ou un certificat médical. D'autre part, il est très simple d'adhérer à la CFE qui offre des assurances santé d'un bon rapport qualité prix. Il n'y a pas de barrière à l'entrée. En fait, en l'état actuel des offres CFE, elle devrait avoir beaucoup plus de clients. La caisse manque de visibilité. Depuis très longtemps les élus, dans leur ensemble, demandent que les ambassades et consulats fassent de la publicité pour la CFE, le Ministère a toujours refusé, et c'est bien dommage.
La CFE possède aussi une offre solidaire, peu connue, la "Catégorie aidée". Très bon marché, elle s'adresse aux familles qui ont de faibles revenus. Il s'agit de la seule mission de service publique confiée à la CFE et définie par la loi. Malheureusement, l'État ne la finance pas. Ce point relève de la réforme dont je parle plus haut.
Comment renforcer le lien entre les Français (isolement, entraide) ?
Nous avons la chance d'avoir des associations actives dans la circonscription. Quatre Accueils en Inde, un Accueil et une association à Colombo, une société de bienfaisance en Inde et une au Népal, deux FLAM en Inde, un presque FLAM à Colombo, des associations sportives, etc. Plusieurs de mes colistiers sont issus de ce monde associatif tellement important pour l'animation de la communauté. J'encourage tous les ans, toutes ces associations à demander des subventions STAFE (Soutien au Tissu Associatif des Français de l'Étranger). Elles doivent être plus connues. Elles doivent susciter d'autres vocations. Merci à tous les bénévoles qui animent ce réseau. Il est précieux quand on arrive dans nos pays (quelle école choisir par exemple), quand on y vit (ou est le club de foot par exemple) ou quand on est de passage et qu'on rencontre un problème (comment faire pour rentrer quand on a perdu sa CB par exemple). Je soutiens et soutiendrai toujours les associations de la circonscription, parfois seul !
Je pense aussi au réseau des Conseillers du Commerce Extérieur auquel j'appartiens. Les rencontres régulières organisées par les comités locaux permettent d'échanger sur les modes opératoires des affaires en Inde ... Parfois bien compliqués.
Et bien sûr, je pense aux élus qui font leur travail en organisant des permanences. Elles sont l'occasion d'aborder des problèmes plus personnels (la retraite par exemple) et de trouver des solutions. Elles sont aussi l'occasion de prendre un café et de bavarder. C'est pas mal aussi.
Quel rôle pour les élus consulaires en cas de crise (politique, sanitaire, catastrophe) ?
Les élus, comme tous les Français, peuvent s'intégrer au réseau des îlotiers, ces groupes de bénévoles organisés par les consulats et les ambassades qui se tiennent à leur disposition en cas de crise. C'est mon cas à Bangalore. Ils ont joué un rôle crucial lors du tremblement de terre de Katmandou en 2015 par exemple. Merci à toutes celles et ceux qui ont aidé nos autorités et celles et ceux qui sont prêts à le faire.
Dans la gestion de crise, il est crucial de laisser les équipes de spécialistes intervenir. Les élus, à moins d'y être invités, n'y ont pas leur place. Ils peuvent se porter volontaires et le cas échéant, se voir attribuer des tâches.
Les élus consulaires, à travers leurs représentants à l'AFE et dans les deux assemblées peuvent jouer un rôle majeur sur les crédits alloués au centre de crise qui regroupe les spécialistes de la gestion de crise a Paris, toujours en soutien du réseau consulaire en cas de crise. La commission de la sécurité de l'AFE rencontre très régulièrement les responsables du centre de crise et fait part du retour d'expérience des élus consulaires.
En quoi votre liste vous différencie-t-elle des autres candidatures ? Pourquoi les électeurs devraient-ils vous choisir ?
Elle est diverse et représente tous les pays de la circonscription. C'est la seule liste à avoir choisi ce parti pris.
Mes colistiers sont majoritairement issus du monde associatif, c’est-à-dire des réseaux d'animation des communautés. Nous les connaissons bien et les rencontrons régulièrement.
Nous vivons dans nos pays respectifs depuis longtemps. Nous sommes en grande majorité des entrepreneurs. Si nous cumulons nos années de vie en Inde, au Népal, au Bangladesh et au Sri Lanka, nous dépassons le siècle ! Notre intelligence collective est considérable.
Nous nous connaissons bien et nous nous rencontrons régulièrement. Nous sommes un réseau, à l'écoute de nos compatriotes. Nous aimons les pays / villes dans lesquelles nous vivons et y sommes bien intégrés.
Enfin, j'ai l'expérience de plusieurs mandats électifs. Je me déplace souvent pour vous représenter et vous rencontrer. J'ai tissé au fil du temps un réseau utile, toujours à la disposition de mes compatriotes.
Continuons Ensemble !
Continuons Ensemble !
Nom des candidats :
- BARTHELEMY Franck
- LEVESQUE Nadia
- MARIE Nicolas
- LEGUILLIER Adeline
- RAGU Guillaume
- POLÈS Véronique
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