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Deux sessions en Chine : le rôle crucial de Hong Kong

Alors que les plus hauts responsables chinois sont réunis pour les « deux sessions », de nombreux travaux et discours ont souligné le rôle de Hong Kong dans la finance, l’éducation et l’innovation.

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La bourse de Hong Kong sera une place centrale pour affirmer le rôle croissant de la monnaie chinoise.
Écrit par Guillaume Clément
Publié le 15 mars 2026

Hong Kong première place financière

Entre le 4 et le 12 mars, à Pékin, de nombreuses annonces ont été révélées lors de ce que l’on appelle les « deux sessions », à savoir celle de l’Assemblée nationale populaire (ANP), la plus haute instance législative du pays, et celle de la Conférence politique du peuple chinois (CPPC), le principal organe consultatif politique. Parmi ces interventions, beaucoup ont souligné le rôle crucial de Hong Kong.

En premier lieu, Hong Kong s’est vu fixer comme objectif de devenir une place financière encore plus prépondérante. Cette ambition entre dans la volonté du gouvernement central d’internationaliser le yuan, dans le cadre du 15e plan quinquennal national (2026-2030) dévoilé lors des deux sessions. Li Yinquan, financier député à l’ANP, a certes déclaré que ce serait la banque centrale de Chine continentale, et non le gouvernement de Hong Kong, qui serait chargée de mettre en place un mécanisme international d’émission et de rapatriement du renminbi.

Cependant, le rôle de la région économique spéciale ne sera pas éludé. Ainsi, Paul Chan, secrétaire aux Finances, a rappelé que la ville détenait actuellement des dépôts d’environ 1400 milliards de yuans. Ce montant est nécessaire pour affirmer le rôle croissant de cette devise : « développer le marché du renminbi est donc essentiel pour nous, non seulement pour servir les objectifs de développement national de la Chine continentale, mais aussi pour notre propre intérêt, car il s’agit d’un avantage concurrentiel majeur que les autres places financières internationales ne peuvent égaler ».

 

Hong Kong nid de talents

Un deuxième rôle de Hong Kong largement évoqué lors des deux sessions a été celui de l’éducation. En effet, le plan quinquennal prévoit un soutien à la région administrative de Hong Kong, notamment pour faire d’elle un pôle international de talents de haut niveau.

John Lee Chi Kin, président de l’Education University de Hong Kong, a ainsi estimé que « lorsque certains pays se montrent moins accueillants, Hong Kong peut à la fois attirer ses propres étudiants et saisir l’opportunité d’accroître son rayonnement international ».

C’est ainsi que la marque « étudier à Hong Kong » doit être promue, selon John Lee Chi Kin, qui a fait des propositions en ce sens au comité national de la CPPC, qui vont du préscolaire à l’université, en passant par la formation des enseignants. Pour justifier la priorité donnée à la petite enfance, il a notamment cité le proverbe chinois : « le caractère d’un enfant de trois ans façonne le reste de sa vie ».

 

Hong Kong et l'innovation

Dans la lignée de l’éducation, l’innovation a aussi été citée comme un enjeu majeur pour Hong Kong. Ainsi, Lou Qinjian, porte-parole de la quatrième session de la 14e ANP, a déclaré que le gouvernement central soutenait explicitement cette transformation de Hong Kong et de Macao en un pôle d’excellence mondial pour les talents de haut niveau.

Plus précisément, si l’IA est une priorité du 15e plan quinquennal, la position de Hong Kong au cœur des données mondiales et des capitaux internationaux pourrait lui conférer un avantage par rapport aux autres villes. De façon similaire, l’aéronautique, les technologies quantiques ou les sciences marines ont été citées comme des secteurs qui pourraient bénéficier à la fois de la position internationale de Hong Kong et de sa collaboration avec la Grande Baie.

 

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